La raison urbaine – grande theories de l’urbanisme








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LA RAISON URBAINE – GRANDE THEORIES DE L’URBANISME


  1. Le mouvement moderne

  2. Le mouvement culturaliste

  3. Les Limites de la dualité progressisme-culturalisme



  1. Le mouvement moderne

Son apogée est la CHARTRE D’ATHENE

Hérité du mouvement progressiste. Cerda, Haussmann

Début du 20ème, le modernisme est revendiqué : Tony Garnier (prônant la séparation des fonctions, l’utilisation du béton et la mise en valeur des espaces verts.)

Son idéal est la cité industrielle.
La cité industrielle de Tony Garnier 

Les halles Tony Garnier de Lyon






Le mouvement est devenu international après la première guerre mondiale. Les congrès internationaux d’architectures modernes (CIAM) en furent l’instrument. (1928)

Il prône la ville fonctionnelle et la séparation des fonctions, la construction rationnelle.

Il trouve son aboutissement dans la Chartre d’Athènes. (1933) :

 Le zonage

 La séparation des circulations

 Le rejet de la ville traditionnelle
Le Corbusier « là ou naît l’ordre naît le bien être »




Il est le garant du mouvement progressiste dans toute sa brutalité, dans toute sa simplicité, rejetant la rue, prônant les alignements et les angles droits, l’ordre et la hiérarchie (des populations, des voies…) Prétendant obtenir l’efficacité par des bâtiments-tours disséminés dans la verdure et atteindre ainsi la perfection dans l’urbanisme.




Le Corbusier définie l’architecture moderne en 5 points :

 Les pilotis

 Les toits terrasses

 Les plans libres

 La fenêtre en longueur

 La façade libre

Chandigarh en Inde 1951
Le Bauhaus

http://www.arte.tv/fr/bauhaus/L-Histoire-du-Bauhaus/772012.html
Le Bauhaus est plus un mouvement plus architectural qu’urbanistique. Promotion de l’architecture rationaliste, à l’utilisation de matériaux modernes (acier, verre) et mise en valeur des formes d’une grande pureté : le style international (que l’on retrouve chez Le Corbusier par exemple…).

Le Bauhaus est influencé par W.Morris.



Membres clefs du Bauhaus :

    • Walter Gropius

    • Kandinsky

    • Paul Klee




Les Néerlandais des CIAM :

Ils ont également évité les excès de Le Corbusier.

Cornélius Van Eesteren a été directeur de l’urbanisme à Amsterdam entre 1928 et 1964.

 Nouveaux quartiers ouest et sud de la ville.

 Ville nouvelle de Lelystad (dans la province du Flevoland entièrement gagnée sur la mer)

Forme beaucoup plus subtile de l’urbanisme progressiste : mélange de maisons individuelle, séparée ou en petits immeubles collectifs et de quelques grands collectifs. Richesse des équipements publics, organisation de l’habitat autour de placette de verdure, séparation des trafics, avec une harmonie des couleurs entre la brique et le vert.



Brasilia 1957 : Villes ayant la forme d’un oiseau en vol. Les ailes sont occupées par les quartiers d’habitations, le corps par des bâtiments publics (presque tous réalisés par Oscar Niemeyer)
La qualité de l’architecture contraste avec la simplicité du plan d’urbanisme.





D’autres réalisations de Niemeyer :



Siège de l’ONU Siège du PCF

L’urbanisme Soviétique :

Le constructivisme Soviétique « la standardisation de la production en matière de bâtiments à l’échelle d’ensembles grandioses, de complexes urbains entiers ».

Les idées de Fourier et d’Owen reprises pour des « maisons communes »
 Villes nouvelles de Sotsgorod, Magnitogorsk… ( utopies).
LE COURANT PROGRESSISTE EN URBANISME EST LIE AU MOUVEMENT MODERNE QUI TRAVERSE L’ART ET LA LITTERATURE.

Le courant progressiste reste imprégné de l’influence des hygiénistes du 19ème. La ville doit développer l’hygiène et la santé. C’est ce qui explique la place accordée à la nature, au soleil et à la verdure chez Le Corbusier comme chez les urbanistes et les désurbanistes soviétiques, le soucis de ces dernier, de dé densifier la ville, celui de Le Corbusier de libérer le sol, de supprimer la rue et de construire en hauteur. Le Corbusier retrouve paradoxalement les mêmes termes que Proudhon : « La ville se transforme petit à petit en un parc » et parle de cité-jardin verticale.
Mais cette recherche d’hygiène est d’abord guidé par un soucis de rentabilité. La ville est d’abord le cadre du travail : son organisation doit favoriser la productivité.
Le zonage, apparue avec Tony Garnier, est la conséquence naturelle de la séparation des fonctions, mais aussi de cette recherche de l’efficacité. La séparation des trafics également : le Corbusier parle « d’indépendance réciproque des volumes bâtis et des voies de circulation et férues de modernité (automobile principalement).
En matière de l’habitat 2 groupes se scindent cependant :



Immeubles collectifs, voir géant considérés

comme plus moderne.




Habitat individuel


Le Corbusier
Le Bauhaus
Les urbanistes Soviétiques


Les Anglos Saxons
Les Néerlandais
Les désurbanistes soviétiques


Ces Immeubles, s’ils ne sont pas collectivistes (la maison commune soviétique), seront composés d’appartements types, de cellules fonctionnelles intransformables.

  1. Le mouvement culturaliste

Le modèle culturaliste, contrairement au modèle progressiste n’a propagé son influence uniquement au Royaume Unis (Howard…), en Allemagne et en Autriche (Camillo Sitte)
Sitte : «  Ce n’est qu’en étudiant l’œuvre de nos prédécesseurs que nous pourrons réformer l’influence banale de nos grandes villes »

Il faut assurer l’irrégularité des espaces, en particulier dans le centre ville en prenant exemple sur la ville antique, médiévale et à la limite renaissance.
La rue joue un rôle fondamental de passage, de rencontres. (=/ Le Corbusier)

L’espace doit être fermé, intime, à petite échelle, imprévisible.
Howard : « la garden city »

1903 : Letchworth Garden City

Cité-jardin à Bruxelles


L’influence d’Howard fut relayée par son association Garden City and Town Planning association (1909) puis Town and Country Planning Association (après la 2nd GM).

Le courant culturalisme est essentiellement fondé par ces deux hommes, sur des bases très différentes : l’architecte archéologue et le militant socialiste quelque peu utopiste mais réalisateur.
La conception de la ville doit être rassurante, confortable, ce qui conduit à privilégier les espaces intérieurs, les voies courbes, à refuser les perspectives, à l’opposé de la ligne droite et des espaces ouverts des progressistes. D’ailleurs pour les culturalistes la ville est un espace fermé, limité qui s’oppose clairement à la campagne.
Howard fixe même des limites précises à la population (30000) de la cité-jardin type.
L’espace urbain est d’abord formé par les édifices, les rues et les places, espaces fondamentaux assurant la relation entre le bâtiment et les hommes.

  1. Les limites de la dualité progressisme culturalisme

Certains théoriciens restent difficiles à classer.

Georges Benoît Lévy (1880-1969) en France propose en France un projet de cité-jardin pour les villes françaises





 Le Vezinet Banlieue Parisienne, une des cités-jardins d’Henri Sellier

Le courant anti-urbain américain à conduit aux propositions de l’architecte Franck Lloyd Wright (1863-1959) : la ville industrielle « urbanifie » le citoyen au détriment du contact avec la nature et du développement de la personnalité, il prône un individualisme forcené.

« L’architecture est subornée à la nature »
Quelques bâtiments de Franck Lloyd Wright



 Le musée Guggenheim de New-York

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