Fiches révisions podologie Pathologies Question n°1








titreFiches révisions podologie Pathologies Question n°1
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date de publication03.02.2018
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LES SYNDROMES PATELLAIRES



I- GENERALITES


Le syndrome patellaire est l'ensemble des symptômes liés à une atteinte des cartilages de la rotule et du fémur se trouvant en regard (trochlée), parfois associé à une désaxation de la rotule.
Lors d'un syndrome rotulien, on retrouve:

  • dlr spontanée à la montée et à la descente (++) des escaliers, en terrain accidenté et à la position

  • GF lgtps maintenue.

  • la dlr siège à la face ant du genou et est volontiers circonférentielle à la patella.

  • dlr provoquée élective à la percussion et à la contraction contrariée du quadriceps.

  • perception d'un rabot: palpable et même audible.

  • svt, hydarthrose avec le signe du glaçon.

  • dlr à la palpation de la région postéro-ext de la patella.

  • parfois, le patient se plaint d'une sensation d'instabilité ou de blocage du genou.



II- ETIOLOGIES


Plusieurs pathologies peuvent entraîner un syndrome rotulien.
A/- SANS DEPLACEMENT

 hyperpression externe: c'est un frottement de la facette postéro-ext de la patella au nv de la joue ext de la trochlée.

chondromalacie: c'est un ramollissement localisé du cartilage Xr.

Cette patho se rencontre chez le jeune sportif, suite à un trauma (direct ou chute GF) ou vers 40 ans.

ostéochondrite disséquante (Maladie de Konig):c'est une épiphysite touchant le cartilage due à une nécrose.

 patella bi ou tri-partita: maladie congénitale présentant une patella fragmentée en 2 ou 3 segments.

 arthrose fémoro-patellaire: pathologie mécanique destructrice touchant initialement le cartilage. A la radio, on retrouve les signes de l'arthrose: pincement de l'interligne Xr, condensation et construction osseuses.
B/- AVEC DEPLACEMENT

Dans le plan frontal:

luxation ou subluxation ext permanente: déplacement de la rotule en dhs avec perte de contact Xr partiel ou total.

 luxation ou subluxation ext récidivante: épisodes de luxation ou de subluxation.

Elle est due à une insuffisance du m vaste int et à une prédominance du vaste ext.
Dans le plan sagittal:

 syndrome de l'engagement (entre 0 et 15° de F°): conflit entre la partie inf de la patella et la partie sup du rail trochléen.

 trochlées convexes (entre 30 et 60° de F°): c'est un conflit entre le 1/3 moyen de la patella et la convexité de la trochlée.

maladie de Milgram (+ 90° de F°): c'est un conflit entre la crête verticale de la patella ds sa partie int et le bord axial du condyle int.
Ostéodystrophies de croissance: chez les enfants:

 maladie de Sinding-Larsen et Johansen: c'est une apophysite de croissance siégeant à la pointe de la patella.

Pathologie unilatérale avec une dlr exquise en regard de la pointe de la patella.

maladie d'Osgood-Schlatter: ostéochondrose de la TTA pouvant aboutir à la nécrose du noyau épiphysaire.

III- EVOLUTION


A long terme, évolution vers une arthrose fémoro-patellaire.

IV- TRAITEMENTS


Il est d'abord médical avec:

  • arrêt de la pratique sportive

  • AINS et antalgiques

  • physiothérapie

Le MK peut intervenir avec rééducation afin de recentrer la rotule en renforçant le quadriceps, notamment le vaste int.

Le ttt chirurgical ne s'impose que ds les cas d'anomalies morphologiques confirmées et n'est envisagé qu'après l'échec du ttt médical.

Question n°73
SYNDROME DE LA BANDELLETTE ILIO-TIBIALE.


Syndrome de la bandelette ilio-tibiale ou syndrome de l'essuie-glace est une affection caractéristique des coureurs de fond et se rencontre quelquefois chez les cyclistes.

Il s'agit d'une tendinite de la bandelette ilio-tibiale pouvant s'accompagner dans 30% dans cas d'une bursite.
Ds la cours de fond, la répétition des flexions / extensions du genou provoque des micro-lésions des fibres collagènes et parfois une bourse séreuse située entre la bandelette et le condyle.

Cliniquement, ce syndrome se traduit par des dlr du compartiment externe du genou irradiant à la face externe de la cuisse. Les algies surviennent au début après plusieurs kilomètres de course, st augmentés en terrain vallonné ou sur des surfaces dures non planes. Il est fréquent de voir ces algies apparaître lors de l'augmentation des distances de courses nécessitée par l'entraînement ou par l'allongement dans foulées. Puis les algies deviennent de plus en plus précoce et gênantes dans les activités quotidiennes, telles que la montée ou descente d'escalier ou de trottoirs.

L'examen révèle un genou sec, de mobilité normale, et permet d'éliminer les signes méniscaux, une instabilité latérale, une souffrance fémoro-patellaire ou toute autre tendinite. (Biceps, Poplité).

Des troubles statiques =, comme un genou varum plus ou moins associé à un calca varum, peuvent être mis en évidence en appui bipodal puis unipodal. L'examen de la chaussure de course peut révéler une usure anormale du bord externe par rapport à l'autre chaussure, associée à une désaxation de la tige.
En fait le diagnostic est affirmé sur la conjonction de deux tests :

  • Le Test de RENNE : apparition spontanée de la dlr lorsque le sujet est en appui unipodale du côté incriminé, genou fléchi à 30° - 40°.

  • Le Test de NOBLE : la pression directe, par l'examinateur sur la face externe du condyle externe, à 3 cm au-dessus de l'interligne, réveille des dlr lors de la mise en extension passive du genou, ces dlr surviennent aux alentour de 30° et peuvent être augmentées par le varus du genou.



Le traitement passe, dans un premier temps par le repos sportif d'environs 3 semaines associé à 2 ou 3 infiltrations de corticoïdes en suspension entre la bandelette et le condyle. On peut y associer de la cryothérapie, du massage transverse profond, de la physiothérapie et des manœuvres d'étirement du TFL.

La reprise progressive de l'entraînement devra s'effectuer sur un terrain souple et plan en veillant à la qualité des chaussures et à l'amortissement de leurs semelles.
QUESTION N° 74

LA PERIOSTITE TIBIALE


Une périostite est un phénomène inflammatoire ou infectieux touchant le périoste ce qui se voit dans des pathologies osseuse voire générales.

En médecine sportive, cette appellation correspond à une douleur de la région jambière inférieure surtout à la partie interne du tibia. Sont exclues alors les pathologies tumorales, infectieuses et fracturaires. Il s'agit donc d'une pathologie micro-traumatique plutôt à type de tibialgie d'effort du sportif.

Sur le plan physio-pathologique, il existe une douleur et une tuméfaction que l'on peut apparenter à un stade inflammatoire. Il existe 2 volets dans cette pathologie :

- un phénomène osseux

- un phénomène musculaire

Le phénomène osseux est une modification de l'architecture osseuse sous l'effet de micro-traumatismes locaux avec réaction du périoste.

Le volet musculaire est dominant avec hypertrophie musculaire soumettant leur insertion à des tensions excessives dans des loges non-expensibles.
I LE TABLEAU CLINIQUE

C'est un syndrome bénin qui tend à diminuer par l'amélioration de l'équipement sportif. Le terrain concerné est le sujet sportif de niveau variable mais avec pratique sportive régulière et intense.

Le signe dominant est une douleur liée à l'activité sans impotence fonctionnelle nette. La douleur est le plus souvent unilatérale, rarement bilatérale. Cette douleur est :

- sourde

- de siège diaphysaire

- à la face interne et bord interne du tibia

Cette douleur est souvent même ressentie comme une sensibilité douloureuse. Cette douleur est déclenchée par l'activité sportive, amplifiée par l'intensité de celle-ci et disparaît au repos à la fin de l'effort. L'arrêt de l'activité sportive imposée entraîne la disparition permanente de la douleur.

On constate également un gonflement local parfois une petite augmentation de température locale. On peut retrouver une douleur provoquée à la face interne du tibia mais également au niveau du jambier postérieur.
II LES EXAMENS PARA-CLINIQUES

La radio simple est souvent normale. Dans certains cas il apparaît des images périostées à types de condensations de la corticale osseuse et même des irrégularités de la corticale. Ce sont des formes mineures d'appositions périostées.

L'examen le plus performant est la scintigraphie osseuse qui montre une hyperfixation osseuse localisée dans le territoire douloureux. Cet examen est lourd pour une pathologie aussi bénigne. Cet examen est justifié en cas de diagnostic différentiels :

- fracture de fatigue

- ostéome ostéoïde

En cas de doute il reste alors l'I.R.M.
Le diagnostic différentiel avec les autres pathologies du sportif se font sur un simple examen clinique :

- tendinopathie du tibial postérieur

- tendinopathie d'insertion du triceps sural

- fasciite de la loge postérieure de jambe

- pathologie de la membrane interosseuse, parfois visualisée par des calcifications sur la radio simple
III EVOLUTION

On peut distinguer une phase aiguë et une phase chronique.

Le plus souvent tout se résume à une phase aiguë dominée par la douleur avec radio normale et régression spontanée.

La forme chronique se voit chez les sportifs à activité régulière et intense. La douleur s'étend vers le haut du tibia et à tendance a persister au repos. Il apparaît des signes radio à type d'irrégularités corticales osseuses. Cette forme nécessite toujours un traitement.
IV LE TRAITEMENT

Le plus souvent le traitement est inutile, il suffit alors :

- d'adapter l'entraînement

- de corriger les erreurs techniques

- d'adapter le chaussant avec choix d'une chaussure de qualité

- éventuellement des O.P. pour les troubles statiques associés

- d'y associer un repos sportif passager

Pour les formes chroniques, le traitement local est anti-inflammatoire :

- soit par application de gels ou pommades anti-inflammatoires (Voltarène, Kétum gel)

- soit par infiltration de corticoïdes

Il faut également améliorer les conditions techniques et une O.P. est souvent nécessaire avec un caractère amortissant et correcteur.

Question n°75

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