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Scientific American. Les deux textes sont publiés dans le numéro de juin 1989, pp. 10-11.

243 Shilts poursuit : « Le rôle de Campbell dans la communauté gay éclaire les raisons pour lesquelles les leaders politiques homosexuels n’avaient aucune envie de se montrer sévères à l’encontre des établissements de bains. Campbell était membre du comité directeur de cinq grandes organisations homosexuelles d’envergure nationale. Il était sans conteste le leader gay le plus puissant de Floride. À Miami, les chefs de mouvements homosexuels et les hommes politiques libéraux cherchant à gagner les faveurs de l’importante communauté gay de Floride n’auraient jamais risqué un mot en faveur de la fermeture des bains. »

244 Miami News, 27 octobre 1979.

245 Miami Herald, 27 mars 1981, p. 1C.

246 Miami Herald, 2 juillet 1982, p. 1C.

247 La haine des Dominicains pour les Haïtiens est légendaire. On connaît moins les préjugés qui ont cours aux Bahamas : « L’hostilité persistante des citoyens et des autorités des Bahamas sont à l’origine de deux tentatives concertées pour débarrasser le pays des Haïtiens, en 1974 et en 1978, quand les Haïtiens furent traqués dans la rue comme des chiens, emprisonnés, battus puis expulsés. La prison de Fox Hill, à Nassau, abritait en permanence 900 à 1 500 Haïtiens, entassés dans des cellules prévues pour 600 personnes ; dès que des détenus étaient expulsés, de nouveaux venus prenaient leur place. Même les Haïtiens installés dans le pays depuis vingt-cinq ans n’étaient plus en sécurité » (Abbott 1988 : 234). En 1991, le Population Reference Bureau de Washington estimait le PNB d’Haïti par habitant à 400 dollars ; il s’élevait à 11 370 dollars aux Bahamas.

248 De nombreuses maladies infectieuses sont effectivement endémiques en Haïti. Cela n’empêche pas les stéréotypes d’être à l’œuvre dans bien des analyses comme on peut le voir chez Leyburn (1966 : 275) qui mêle curieusement conceptions occidentales sur la promiscuité parmi les Noirs et contagion. Il observe ainsi qu’en Haïti, « la tuberculose progresse rapidement dès qu’elle apparaît. La population n’a jamais acquis une immunité spécifique et la promiscuité sexuelle contribue à propager la maladie par contagion. »

249 Sunday Punch (San Francisco), 31 mars 1991.

250 Selon Saint-Gérard (1984 : 108), le principal bénéficiaire de ce commerce fut un certain Joseph Gorinstein.

251 « Cambronne faisait aussi commerce de cadavres, également très demandés. Pour pouvoir sauver les vivants, les étudiants en médecine doivent disséquer les morts ; les écoles de médecine ont toujours eu des problèmes pour obtenir des corps en quantité suffisante. Les cadavres haïtiens, qu’il fut très facile de se procurer dès que Cambronne arriva aux affaires, avaient l’avantage notoire d’être minces ce qui évitait aux étudiants de découper des épaisseurs de graisse avant d’arriver au sujet de la leçon. Cambronne, utilisant les chambres froides récemment introduites en Haïti, fournissait les corps à la demande. Quand l’Hôpital Général ne l’approvisionnait pas assez généreusement malgré les trois dollars qu’il payait pour chaque cadavre, il volait le supplément dans des dépôts mortuaires » (Abbott 1988 : 171).

252 Albuquerque Journal, 14 octobre 1985.

253 La théorie du parcours Afrique/Haïti/États-Unis est toujours très répandue, même parmi des esprits plus critiques. Randy Shilts écrit ainsi que l’histoire de l’épidémie « est assez facile à reconstituer. Une tribu isolée abritait peut-être le virus. Avec l’urbanisation rapide [de l’Afrique équatoriale] après la colonisation, ce virus peut n’avoir atteint que récemment de grandes villes comme Kinshasa. De l’Afrique, il est passé en Europe, où des cas de sida sont apparus de façon régulière à partir de la fin des années 1970, ainsi qu’en Haïti, par l’intermédiaire d’administrateurs venus de l’île pour travailler au Zaïre pendant les années 1970. À partir de l’Europe et d’Haïti, le virus a rapidement fait son apparition aux États-Unis » (Shilts 1987 : 459).

254 Ceux qui réfutent en bloc les rumeurs d’expériences médicales menées sur des populations noires démunies devraient se pencher sur l’affaire du « Tuskegee Experiment » : quatre cents métayers noirs de l’Alabama furent privés à leur insu d’un traitement contre la syphilis, afin que des chercheurs puissent observer « l’évolution naturelle » de la maladie. Voir à ce propos Brandt (1978, 1987) et Jones (1981). L’hypothèse selon laquelle le sida serait arrivé en Haïti à la suite d’une opération menée par la CIA pour détruire le cheptel cubain, a toujours été assez faible. Mais il faut noter, avant de qualifier les spéculations haïtiennes d’idioties, que la même théorie fut avancée par bon nombre de scientifiques nord-américains : « Une épidémie de fièvres mortelles a ravagé le cheptel porcin de Cuba à partir de 1975. On trouve à l’origine de cette épidémie une souche de virus africaine dont les premières victimes furent les porcs des plateaux kenyans. Kenya/Angola/Cuba/sida, telle serait la chaîne d’importation, soit par l’intermédiaire de bêtes contaminées, soit, si l’on en croit le témoignage d’anciens membres de la célèbre « agence », par la contamination directe et criminelle des porcs cubains, financée par la CIA. Malgré ses aspects exotico-historiques assez séduisants, ce virus n’est ni rétro, ni humanophile, ni T4trope, ni présent au Japon. Pourtant, un bref moment, il a figuré en tête des virus candidats au sida, au cours de la période hautement imaginative des trois premiers mois de 1983 » (Leibowitch 1985 : 69-70).

255 Il faut nuancer cette déclaration par un autre passage du même ouvrage où Métraux estime que « croyances et pratiques « folkloriques » ne sont pas toujours d’aimables superstitions. Pour beaucoup de gens, elles sont une source d’inquiétudes graves et la cause de grandes dépenses. Elles sèment la dissension entre parents et voisins, alimentent des haines tenaces et aboutissent parfois au meurtre » (Métraux 1958 : 238).

256 Les femmes pauvres en général ont souvent fait office de bouc émissaire, ainsi que le notent Anastos et Marte (1989 : 12) : « Le sexisme se nourrit d’une perception erronée des femmes comme vecteurs et non victimes de la contamination par le VIH. Quand le mépris de classe et le racisme s’ajoutent au sexisme, comme c’est le cas dès qu’il s’agit de femmes vivant dans les centres-ville pauvres, l’impact du sida est dévastateur. »

257 Pour une présentation des justifications « bibliques » de l’esclavage, voir Smith (1972). Vissière et Vissière présentent des documents passionnants dans leur ouvrage sur La traite des Noirs au siècle des Lumières. Ils écrivent (1982 : 7) que « les profiteurs du système n’avaient pas besoin d’orchestrer des campagnes de propagande : il y a, à l’origine de la traite et de l’esclavage, un tel enchaînement de circonstances que cette exploitation féroce de l’homme par l’homme pouvait sembler nécessaire, inévitable, inscrite dans la nature même des choses ». L’étude la plus fine sur la question demeure toutefois le magistral ouvrage de David Brion David, The Problem of Slavery in the Age of Revolution, 1770-1823 (1975).

258 Voir l’étude capitale de Weinberg sur les justifications « humanitaires » de l’impérialisme nord-américain (1963 : 434-435). L’accusation de la victime reste à l’œuvre dans certaines lectures de l’histoire haïtienne, comme le prouve un essai récent de Martha Gellhorn, où l’on peut lire : « Ces pauvres Haïtiens malchanceux n’ont jamais compris qu’ils devaient s’intéresser à la politique pendant qu’il était encore temps. Je crois qu’ils avaient le cerveau obscurci par trois cents ans de vaudou. Ils étaient trop occupés à honorer une bande de divinités malfaisantes pour voir que des hommes, et non pas des dieux, les menaient à leur perte, eux et leur pays. S’ils l’ont enfin compris, c’est un peu tard » (Gellhorn 1984 : 103).

259 Voir l’excellent rapport de 1981, Socialization for Scarcity, remis par Maria Alvarez et Gerald Murray à l’antenne USAID de Port-au-Prince.

260 « La flétrissure qui désigne la victime et explique qu’elle occupe ce rôle, est un stigmate acquis, d’origine sociale et non pas génétique. Mais la flétrissure, la faille, la différence fatale, si elle est issue historiquement du jeu de différentes forces, n’en demeure pas moins dans la victime, sous sa peau. Muni de cette lecture élégante, le spécialiste de l’action humanitaire tire toujours son épingle du jeu. Il peut tout à la fois porter son attention charitable sur les défauts de la victime et condamner les vagues problèmes, sociaux ou autres, qui ont produit ces défauts (il y a de cela un certain temps) ; mais il peut parallèlement ignorer les forces sociales durables (et bien actuelles) qui continuent de faire des victimes. Cette idéologie géniale justifie une forme perverse d’action sociale destinée à transformer non pas la société, comme on aurait pu le penser, mais plutôt les victimes de la société » (Ryan 1971 : 7).

261 Cité in Abbott 1988 : 235.

262 Nous ne voulons pas signifier par là que les recherches sur les représentations de la maladie ne constituent pas une tâche essentielle de l’anthropologie médicale. Pour de telles recherches, voir Farmer (1990c) et Farmer et Good (1991).

263 Par « temporalité », Webster (1981) entend « un souci du temps, des évolutions et des événements quotidiens, considérés comme plus réels et significatifs que des formes, des structures ou des systèmes intemporels et extérieurs. Cette approche met l’accent sur le changement plutôt que sur la permanence. »

264 À partir des années 1930, l’école des Annales, avec Bloch, Febvre, Braudel et d’autres, fit la critique de l’histoire des grandes batailles et des fastes royaux, telle qu’on l’écrivait jusque-là. Cette histoire événementielle, toute de fluctuations brèves et de retournements rapides, devait céder le pas à l’analyse de la longue durée et de structures explicatives efficaces.

265 C’est la théorie que défendent de façon convaincante Depestre (1980), Hurbon (1987a, 1987c) et d’autres spécialistes des phénomènes culturels haïtiens.

266 Les chiffres du Population Reference Bureau de Washington (fournis dans le document intitulé « World Population Data Sheet ») parlent d’eux-mêmes : le PNB haïtien par habitant s’élevait à 400 dollars en 1991, celui des États-Unis à 21 100 dollars.

267 Cité dans le Houston Chronicle, 1er novembre 1987, p. 8.

268 Dans leur récente étude des maladies sexuellement transmissibles à l’ère du sida, Arl et Holmes (1991 : 69) aboutissent à des conclusions similaires : « Les solutions médicales pour la prévention et le contrôle des MST et du sida ne sont pas suffisantes en elles-mêmes : elles doivent être couplées avec l’identification et la correction des facteurs sociaux responsables de la pandémie globale. »

269 On trouvera une critique de cette « anthropologie à la hache » dans Farmer 1991a.

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