"L'Architecture éveille en l'homme des états d'âme La tâche des architectes est de préciser ces états d'âme" Adolf Loos 15








télécharger 0.66 Mb.
titre"L'Architecture éveille en l'homme des états d'âme La tâche des architectes est de préciser ces états d'âme" Adolf Loos 15
page3/25
date de publication19.03.2018
taille0.66 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > droit > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   25

Évolution architecturale


Comme chaque animal a son habitat pour soutenir ses besoins et assurer son bien-être, l’homme aussi doit avoir un habitat à sa mesure.

Aux origines, l’être humain a évolué dans un milieu de vie chaud (tropical) où des abris très rudimentaires lui suffisaient. Au cours de son évolution, sa migration l’a mené dans des climats plus rigoureux et ses habitats forcément devinrent plus sophistiqués.

Dans notre climat aux conditions contrastantes et extrêmes entre la chaleur et le froid, notre architecture s’est adaptée au contexte. L’évolution de la maison québécoise à partir de ses origines (d’inspiration) française a rapidement dû s’ajuster par l’imagination et le vécu des colons pour se transformer en un design qui a mieux répondu au contexte. L’architecture québécoise est un bon exemple d’adaptation de l’espace construit aux activités de l’homme, de réponse au contexte environnemental climatique, social et culturel et aux ressources technologiques, matérielles et financières disponibles. Une vraie architecture innée (indigène) est une réponse appropriée à la réalité.

Pour être appropriée, l’architecture doit toujours répondre à la réalité actuelle d’une société et au contexte réel du temps. L’architecture est le prolongement logique de l’évolution d’une société. Elle s'enrichit de l’expérience architecturale du passé et s’adapte pour bien répondre aux besoins actuels et futurs.


  1. Design humain

L’espace habité, l’espace conçu par l’homme
est construit selon des images vivantes mêlant
réalité et rêve, sensations et émotions, objectivité et subjectivité.



Parmi ces images,
le corps humain occupe une place prépondérante
comme matrice des formes architecturales.

Vivarchi


    1. Psychologie environnementale

      1. Introduction


Dans une approche architecturale saine, on a tendance à parler de la réalité physique des bâtiments et des conséquences physiques pour les utilisateurs et l'environnement. Les implications sont grandes, tangibles, et faciles à quantifier, pourtant il y a aussi d'autres considérations moins concrètes.

Un environnement respectueux de l'être humain doit promouvoir son bien-être à plusieurs niveaux. Pour y arriver, on doit non seulement répondre à ses besoins physiques mais aller plus loin et satisfaire aussi ses besoins plus subtils comme la santé, le confort et la sécurité.

L'être humain est très sophistiqué sur plusieurs aspects et certaines sphères nous distinguent des autres espèces animales. La réalité humaine nous confronte aux domaines de l'intelligence, de la psychologie, de la sociologie et de la spiritualité. Cela fait partie des subtilités de la nature humaine et c'est dans cette réalité que vivent les gens. En considérant la personne dans sa totalité et son intégrité, on est plus en mesure de véritablement respecter et de combler ses attentes et de lui permettre de mieux s'épanouir.

Notre environnement construit est perçu simultanément par tous nos sens et l'impression obtenue peut être basée sur des particularités insoupçonnées. Une photo ne suffit pas à exprimer la réalité, pas plus que la simple perception visuelle ne peut rendre compte de toute la richesse de l'expression architecturale. Nos sens n'agissent pas isolément mais en complémentarité et même si l'architecture est souvent jugée par la seule perception visuelle, elle est en réalité appréciée à la suite d'une grande variété de sensations. Les messages reçus par notre subconscient sont aussi valables que ceux dirigés vers notre conscience et l'impression qui reste peut facilement être un élément très discret non imaginé dans le design.

La psychologie environnementale n'est pas une science exacte parce qu'il y a trop de variables différentes à considérer selon les personnes. De nombreux facteurs influencent les comportements: la culture, le conditionnement social, la tradition, les habitudes, les préjugés. Il est hors de question d'appliquer des principes et des concepts avec précision mais les tendances observées lors de leur application nous permettent d'être confiants dans leurs effets bénéfiques sur le plan psychologique.

La psychologie environnementale est un domaine relativement récent dans les sciences humaines. Elle a trait aux réactions des gens aux nombreuses variables de leur environnement. Évidemment, il s'agit d'un domaine "mou". Les idées peuvent donc être très subjectives; comme on dit, les goûts ça ne se discute pas. Même si on a différentes idées sur le sujet, il n'est reste pas moins que les applications réussies font ressortir des dénominateurs communs.

Ce document a pour but de faire état de divers éléments inhérents à la psychologie environnementale pour des milieux sains. Le souci du bien-être physique, psychologique et social est essentiel dans le design d'espaces qui soient compatibles avec les besoins des gens dans leurs divers domaines d'activités.

Les notions de psychologie environnementale des architectes sont souvent basées sur l'observation et l'expérience et elles sont habituellement fondées même si elles ne sont pas appuyées par des études poussées dans le domaine. Ces connaissances théoriques sont pertinentes mais on peut toujours aller un peu plus loin, c'est ce que nous tenterons de faire dans ce document.

L'appréciation d'un espace bien conçu ne peut être réussie que par la combinaison de plusieurs sensations qui contribueront à l'impression globale. Il faut percevoir les grandeurs, les formes, la lumière, les couleurs, les textures, les sons, les odeurs, la température, les mouvements, l'activité humaine car, en fin de compte, l'espace est vivant. En un seul instant, tous les sens enregistrent et l'ambiance perçue résulte d'un ensemble de perceptions sensorielles. L'impression qui nous restera d'un espace peut parfois être caractérisée par un aspect déterminant très accessoire mais marquant. Ainsi, en tenant compte de toutes les sensations, les réalisations architecturales véhiculeront une expression beaucoup plus cohérente et forte de signification.

Un environnement psychologique sain doit promouvoir des sentiments de sécurité et de bien-être et évoquer des sensations agréables. Pour la bonne santé mentale des utilisateurs, un design approprié devra exploiter positivement les sens et favoriser un équilibre dans leur degré de stimulation. Les espaces devront répondre aux besoins d'excitation des gens à la fois sur les plans physique, émotif, intellectuel et esthétique.

Les espaces devront répondre aux anticipations et être une source de satisfaction, de joie et d'inspiration. Si l'architecte conçoit pour la personne dans sa totalité, il va créer des espaces dans lesquels elle se sentira plus confortable et à l'aise. Pour atteindre ce but, une organisation spatiale appropriée devra permettre de soutenir l'activité qui doit se dérouler dans les lieux. En créant le climat approprié, les sens renforcent ainsi les modèles de comportement propres aux activités prévues.

Pour qu'un espace soit pertinent à sa fonction, il doit respecter les processus naturels et logiques des utilisateurs. Il faut bien comprendre ces processus pour bien traduire et exprimer la vie. Ainsi on a plus de chance de faire un design approprié si on saisit bien le style de vie, les comportements, les habitudes, les besoins, les désirs, l'âge et l'éducation des utilisateurs. En créant une ambiance propice aux activités et en éliminant les causes de stress, l'architecte réalisera des espaces sains qui seront naturellement appréciés car les utilisateurs s'y sentiront en harmonie. C'est donc en considérant la personne dans sa totalité que l'architecte sera le plus en mesure de véritablement respecter et combler ses attentes et de favoriser son épanouissement. Notons toutefois que l'application de tels concepts de psychologie environnementale n'est pas un art de précision et les solutions offertes exerceront certes une influence mais sans aller jusqu'à déterminer les perceptions et les comportements des utilisateurs.

Les réalisations architecturales ne sont pas que des objets de contemplation. Au contraire, elles doivent être des milieux de vie fortement en interaction avec leurs occupants. L'architecte doit constamment se préoccuper de ces interactions. Entourées d'un contexte positif, les personnes ont plus de chance d'être influencées positivement. L'architecte doit donc créer des espaces où les personnes se sentiront à l'aise dans tous les aspects de leur vie, des espaces où elles pourront exprimer leur individualité et s'épanouir dans tout leur être, physiquement, émotionnellement, intellectuellement et spirituellement. Une réalisation architecturale saine ne peut pas être évaluée que par son esthétisme et ses propriétés physiques, elle doit l'être aussi et surtout par la qualité de son utilisation et par la satisfaction qu'elle procure à ses utilisateurs sur tous les plans.

Tous ont déjà été à même de prendre conscience de diverses applications de ces principes architecturaux. Il vous est sûrement déjà arrivé de visiter une maison accueillante et sympathique qui vous semblait un prolongement de ses occupants tellement elle avait été bien personnalisée. Inversement, vous avez peut-être aussi eu l'occasion de visiter d'autres maisons où vous ne vous sentiez pas à l'aise, où tout semblait mal agencé, mal adapté et artificiel. Ces impressions vous ont sûrement été communiquées par une multitude de facteurs.

D'une part, on aura tenu compte des formes, proportions et textures pour créer des volumes appropriés. On aura judicieusement utilisé l'éclairage et les couleurs pour conférer à chaque pièce l'ambiance désirée. On aura même tenu compte des bruits, des vibrations et des odeurs afin que les activités d'une pièce n'interfèrent pas avec celles d'une autre pièce. D'autre part, on n'aura pas su tirer parti de tous ces facteurs de manière intelligente et adéquate.

L’environnement psychologique doit promouvoir la ses de sécurité et bien être et évoquer des sensations agréables.

Les espaces devront avoir une identité reconnaissable, mémorable, vif attirant, et distinct ou on sent une fierté et une présence de lieu (sens of place). Il doit être possible de sentir et apprécier la présence d’autre gens parce ce que seul on peut s’imaginer plus vulnérable. Ce besoin est toujours lier à notre besoin de vivre en société. Des symboles dans un lieu peuvent communiquer des impressions important pour faire établir des rapports avec des gens.

Un bâtiment par sa nature, un volume qui s’impose sur la (route) publique. Son existence n’est pas une vide mais en relation avec l’environnement naturel et construit. Son intégration avec son environnement doit être faite avec sensibilité pour contribuer à l’harmonie de l’ensemble. Ce respect de l’existant permet le lien avec le passé tout en exprimant son expression du présent et son regard vers l’avenir. Par son rythmes, proportions et matériaux développe une cohérence avec son contexte et assumer leur social et symbolique identité. Chaque bâtiment a son but, sa raison d’être qui traduit les besoins et son utilisation sous son expression architecturale. La fonction du bâtiment est exprimée dans son organisation intérieure mais aussi (par) son image à l’extérieur. Il doit avoir une cohérence de message sous lecture de tout aspect du bâtiment si le message est consistant la force de caractère de son architecture est encore plus fort, son identité plus distinct à l’intérieur d’un ensemble.

Évidement les environnements primaires où on passe la plupart de notre temps sont très importants à notre bien-être. Les environnements secondaires où nous avons des contacts de très courte durée sont moins significatifs pour nous.

Notre perception de ce qui est confortable n’est plus la même qu’il y a cents ans. Même si le confort résulte d’une expérience personnelle, l’individu l’évalue en fonction de normes plus vastes, ce qui donnerait à penser qu’il s’agit alors d’une expérience objective. Il est plus simple d’évaluer le manque de confort que le confort. Le calme intérieur qui est l’un des éléments du confort. Le confort est l’aspect pratique, fonctionnel, loisir, bien-être, notion de foyer, intimité et vie privée. Il y a une multitude de sensations, beaucoup sont subconscientes, et qui ne sont pas seulement physiques, mais également émotives et intellectuelles.

      1. Stress environnemental


Le stress fait partie de nos vies comme il en a toujours été mais ses sources ont changé. Autrefois, le stress était provoqué par des menaces physiques à la sécurité et même si l'être humain ne se distingue pas ses capacités intellectuelles, il reste en lui des instincts qui dominent chez les animaux. Le stress est la réponse de l'organisme à des situations considérées menaçantes. Le corps réagit par des changements émotifs et de nouveaux comportements pour réduire le stress et se préparer physiquement pour l'action.

En réaction à une situation provocante, la personne devient plus alerte pour combattre le danger. Elle peut résister par la fuite, par l'attaque en éliminant la cause du stress ou par le compromis en s'adaptant plus ou moins à la source de stress. Le réflexe de nos ancêtres primitifs était de se battre ou de fuir. Maintenant, le danger est moins immédiat et les sources de stress moins évidentes et plus subtiles mais le corps réagit de façon semblable. À notre époque, on ne peut plus réagir en se battant ou en fuyant, la tension est embouteillée en nous comme stress.

Les sources de stress qui nous assaillent maintenant sont moins ponctuelles mais plutôt constantes et insidieuses. À la longue, en combattant les causes de stress ou en s'y adaptant, la force ou résistance de la personne va s'affaiblir sur les plans physique et psychologique. Cet affaiblissement au niveau de la santé physique et mentale va favoriser l'apparition de malaises et de maladies.

Les sensations provoquent des effets psychologiques mais tout autant d'effets physiques. Le stress psychologique dû à l'environnement peut causer des réactions physiques comme l'augmentation des battements cardiaques, la transpiration, la perte d'appétit, des changements de couleur de la blancheur à la rougeur, de l'hypertension, de la tension musculaire, la dilatation des pupilles et l'augmentation de l'activité électrique du cerveau. De l'adrénaline est relâchée dans la circulation sanguine, la pression artérielle augmente, les vaisseaux sanguins se contractent, les muscles se tendent, le cœur bat plus fort, la respiration est plus rapide, le corps est prêt à l'action pour se défendre. Un stress constant crée un état d'agitation et les personnes soumises fréquemment à cette situation stressante développent des maladies d'adaptation comme des ulcères, des nausées, de l'hypertension, des maux de tête, de l'irritabilité et des problèmes de cœur.

On sait tous qu'on ne peut pas éviter le stress et que dans certains cas il est même énergisant. Chacun peut être sujet au stress dû aux conflits ou aux responsabilités professionnelles, sociales, familiales ou personnelles et doit les assumer, mais au niveau architectural on ne devra pas ajouter au fardeau des effets négatifs de la vie. Mais si l'environnement construit cause un stress inapproprié sur la personne, son organisme s'affaiblira et des malaises et maladies apparaîtront. Pour nous épanouir, nous avons besoin de contextes propices à la récupération du stress que nous occasionnent d'autres sphères de la vie, telles le travail et la vie en société. L'architecture offre beaucoup d’opportunité d’être une force positive dans la vie des gens.

Le stress peut expliquer de la mauvaise humeur ou un comportement surprenant. Notre société fait de plus en plus appel à des techniques pour combattre ce stress comme la méditation et relaxation.

Les événements environnementaux menacent le bien être de notre organisme qui doit réagir pour se protéger ou s’ajuster aux niveaux émotif, comportemental ou physique.

Il y a la menace, la perception de la menace, la gestion (coping) de la menace et l’adaptation à la menace.

En architecture les stress sont plus des stress de fond qui sont toujours présents ou répétitifs. Ils sont d’intensité basse mais ont un effet chronique à longue terme.

Si l’environnement physique n’est pas confortable il y a un effet psychologique sur la personne. Par exemple, un environnement chaud peut rendre les gens plus agressifs, dans un endroit bruyant les gens seront moins patients etc. La pression atmosphérique, le quartier de la lune, la pollution de l’air et autres nous affectent dans notre bien-être et les réactions physique et psychologique peuvent être plus ou moins fortes.
      1. Sens


Tout en agissant comme système de défense pour nous protéger et comme organes nécessaires à l'exercice de nos fonctions vitales, nos divers sens nous permettent de distinguer différents aspects de notre environnement. Les sens sont essentiels pour l’interaction de l’individu avec l’environnement. C'est grâce à eux qu'on perçoit notre monde, ils nous donnent des informations qu'on traite et analyse pour évaluer notre situation et trouver un sens. Les sensations passées sont emmagasinées dans notre mémoire et peuvent être extraites pour fins de comparaisons avec des sensations présentes. N'importe quel espace est sujet à ces évaluations involontaires. L’espace vécu est passé à travers le filtre subjectif de la perception. Ce filtre est conditionné par les expériences antérieures du sujet, son éducation et sa culture.

A moins d'avoir une importance particulière, comme la perception d'un danger, les évaluations des différents sens demeurent dans notre inconscient et ce sont les éléments recherchés qui sont évalués par notre conscient. Ce système de filtrage des données envoie des signaux au conscient quand les informations reçues ne correspondent pas à ce qui est perçu comme normal pour chaque personne. Par la suite, c'est l'intellect qui prendra des décisions selon les circonstances.

Notre environnement construit est perçu par nos sens et l'impression obtenue peut être basée sur des subtilités insoupçonnées. Nos sens n'agissent pas en solitaires mais en complémentarité et même si l'architecture est souvent axée sur la perception visuelle, ses réalisations sont saisies par une succession de sensations. Les sensations ou combinaisons de sensations évoquées par un bâtiment sont à n'en pas douter très personnelles. Pourtant l'analyse des qualités spatiales de notre environnement sont les mêmes: grandeur, forme, couleur, texture, luminosité, sonorité et odeur. C'est en fonction de toutes ces considérations qu'on expérimente les espaces construits.

Un environnement respectueux de l'être humain devra promouvoir le confort à plusieurs niveaux. Les sensations perçues dans notre environnement devront assurer un niveau adéquat de bien-être en choisissant le bon degré entre chaud ou froid, bruyant ou tranquille, clair ou sombre, chargé ou vide d'information, sale ou propre, etc.

La psychologie environnementale analyse comment les gens réagissent à certains stimuli. Les réponses sont activées par les messages inhérents à ces stimuli. L'environnement doit apporter de la stimulation pour maintenir le bien-être psychologique. En fait une diversité adéquate d'environnements et de sensations devra être disponible pour que les gens demeurent alertes et sensibles à leur environnement. Si un environnement est trop uniforme, nos perceptions deviennent moins vives et nous devenons moins tolérants aux changements.

Les sens n’agissent jamais seuls, ils s’entraident pour interpréter les lieux. Leurs perceptions combinées des qualités architecturales rendent l’interaction plus percutante. Un bon design implique un équilibre dans le degré de stimulation des sens. Les espaces devront répondre aux besoins d'excitation des gens à la fois sur les plans intellectuel, émotif et esthétique. Une trop grande stimulation provoquera incompréhension et frustration alors qu'un manque de stimulation entraînera familiarité et ennui. Ni l'une ni l'autre situation n'est souhaitable.

On doit rechercher un équilibre dans les intensités de couleur, d'illumination et de grandeur et aussi dans les valeurs affectives trouvées dans les symboles anciens, émotifs ou nostalgiques. On peut également chercher à harmoniser des effets tels la surprise, l'incongru, le bizarre, la complexité, le contraste, le mouvement, les formes, les motifs et le bruit.

Naturellement, les gens cherchent des messages agréables et veulent éviter ceux qui ne le sont pas. La beauté a une tendance à plaire davantage que la laideur qui dérange. On trouve la beauté dans des souvenirs agréables, dans l'émerveillement, l'enchantement et le plaisir, dans la logique des formes, la certitude, l'ordre, l'unité et l'harmonie. En enlevant des tensions désagréables, on apprécie davantage la stimulation positive de l'espace.

L'architecture devra exploiter positivement tous les sens car c'est grâce à eux tous que nous percevons les espaces. L'impression qui reste peut facilement être un élément très discret non imaginé dans le design. Les messages reçus par notre subconscient sont aussi valables que ceux dirigés vers notre conscience. Il faut rappeler que l'environnement est perçu par l'ensemble de nos sens et il faut nourrir nos perceptions sensorielles. On voit l’architecture mais on l’expérience par notre mouvement et notre interaction physique avec l’espace.
      1. Formes, volumes, proportions, dimensions


L'être humain est toujours en relation avec l'environnement qui l'entoure. Il s'y projette et l'espace devient son prolongement. Le rapport du corps avec l'espace est lié à l'image de soi et il devrait y avoir correspondance ou intégration avec l'image de l'environnement perçu. Une affinité avec notre contexte environnemental est une source de jouissance et de bien-être et cela permet de nous soutenir dans la réalisation de nos activités.

Un espace qui ne correspond pas aux besoins des gens génère du stress. Certains espaces peuvent être traumatisants particulièrement pour ceux qui ont des réactions plus aiguës ou phobies. Selon leur sensibilité, des personnes souffriront de claustrophobie dans les espaces restreints alors que d'autres éprouveront de l'agoraphobie parce qu'elles ne sont pas à l'aise dans les grands espaces. Les besoins des gens sont très personnels mais il reste quand même une gamme de critères satisfaisants pour la plupart d'entre eux.

Dans toutes les relations établies entre les gens et les bâtiments, les terrains et le contexte environnemental, le plus inné des éléments de référence est celui du corps. On observe bien chez les enfants le plaisir de jouer dans de petits espaces fidèles à leur échelle. Et tous se sentiront intimidés dans les grands espaces. S'il y a équilibre et cohérence entre les éléments de l'environnement et les gens, il s'établira un sentiment de compatibilité avec le contexte. Plus l'échelle et les proportions dans les distances et les hauteurs seront à dimensions humaines, plus les personnes se sentiront à l'aise dans un environnement respectueux d'elles-mêmes.

L'interaction avec un bâtiment commence à l'extérieur au niveau du sol où il est important d'établir une échelle humaine d'au plus trois étages. De plus, le bâtiment devra être invitant et exprimer clairement sa fonction. Les détails des façades devront mettre en évidence les étages, les fenêtres, les portes, etc., pour ramener l'ensemble à des parties reconnaissables à l'échelle humaine.

A l'intérieur, les murs et les plafonds devront constituer un abri confortable et procurer un sentiment de protection et de sécurité pour les occupants. Les volumes devront être confortables et adaptés aux activités prévues afin que personne ne se sente étouffé ou perdu. Les formes et les dimensions des objets utilitaires devront être pratiques et à la mesure des gens afin d'assurer le confort et de faciliter leur utilisation. Il faut éviter les formes dangereuses et les coins aigus devront être arrondis. Il est mieux d'offrir une variété dans les espaces afin qu'il soit possible d'apprécier une diversité d'expériences.

Différents aspects du design sont bien établis dans la perception des gens. Les lignes verticales sont inspirantes et démontrent stabilité et force. Quand il y a des projections, les diagonales créent un effet de dynamisme et d'action dramatique et des variations comme les courbes projettent une idée de liberté. Des lignes horizontales donneront l'impression de permanence, de repos et de paix. Ces éléments font appel aux lignes retrouvées dans la nature et c'est sur elles que l'architecte fonde son vocabulaire architectural.

Selon les objectifs poursuivis, les espaces peuvent être manipulés en appliquant une grande gamme de concepts. Le spectre des choix se situe entre les deux pôles de divers aspects. Il est possible de créer de nombreux effets en les incorporant à l'intérieur d'un même bâtiment. La page suivante dresse un tableau de toute une série d'aspects contrastants. Les choix sont vastes et les effets sont variés. Cette palette diversifiée va permettre à l'architecte de structurer les espaces afin de transmettre aux gens une grande richesse d'impressions.

L’espace architectural naît de la relation entre des objets ou entre des plans qui définissent des limites. La lisibilité des formes est un des objectifs en architecture. Le phénomène figure/fond est important pour la perception visuelle. Une figure trouve son autonomie, son extérieur par ses bords, ses contours. Il y a deux modes de composition de l’objet : l’articulation et la continuité.

Le sens de l’ordre semble être au fond de chacun. Le système d’ordre le plus efficace est l’uniformité. L’œil choisit de combiner les éléments pour mieux saisir. Les principes de répétition. La ressemblance, la proximité, la clôture commune, la symétrie autour d’un axe et l’orientation des parties sont des notions de cohérence formelle qu’on cherche. Nous avons une tendance à regrouper des éléments ou des formes dont l’échelle est comparable ou qui ont une même position soit verticale, horizontale ou parallèle. On regroupe les éléments qui sont près l’un de l’autre en les distinguant de ceux qui sont éloignés. Un cadre comme l’articulation du plafond ou le traitement du plancher ou un muret ou autre moyen d’unification servent à regrouper des éléments.

Nous nous servons de la répétition, de la similitude, de la proximité, de la clôture et de l’orientation comme moyens pour organiser notre environnement. Nous aboutissons à des ensembles pouvant être saisis d’un seul coup d’œil ou au contraire plus complexes, plus difficiles à comprendre et exigeant un effort d’investigation.
      1. Aspects contrastants en architecture


Le contraste sert à donner une identité immédiate et sans ambiguïté à deux systèmes formels. Il aboutit à une mise en valeur mutuelle et l'interdépendance des éléments est réalisée par une tension résultant de leur nature contraire. Pour que les contraires entrent ‘’ en communication’’ il faut que les différences soient suffisamment marquées.

Dans une progression il y a un début et une fin ou un but, - une gradation continue de crescendo. Une hiérarchie implique des éléments primaires et secondaires. Il implique la dominance de vides ou d’objets.
Liste de divers aspects contrastants pouvant être combinés à divers degrés pour créer une très grande variété d'impressions architecturales.

Ils sont présentés par les couples de qualificatifs suivants:

    • audacieux - timide

    • loin - proche

    • fluide - résistant

    • familier - étranger

    • clair - sombre

    • ancien - nouveau

    • grand - petit

    • stable - instable

    • lisse - rude

    • arrondi - pointu

    • libre - chargé

    • simple - compliqué

    • logique - illogique

    • symétrique - asymétrique

    • compréhensible - confus

    • fantaisiste - conforme

    • directif - déroutant

    • discipliné - désordonné

    • mouvementé - paisible

    • significatif - insignifiant

    • animé - inanimé

    • instructif - embêtant

    • contrastant - uniforme

    • curieux - quelconque

    • habituel - inhabituel

    • exotique - régional

    • beau - laid

    • approprié - inapproprié

    • varié - monotone

    • plausible - invraisemblable

    • distingué - vulgaire

    • abstrait - concret

    • réussi - raté

    • sophistiqué - improvisé

    • impressionnant - effacé

    • surprenant - attendu

    • ingénieux - simpliste

    • utile - inutile

    • progressif - régressif

    • humain - inhumain

    • stimulant - déprimant

    • décoré - dépouillé

    • admirable - négligeable

    • nécessaire - superflu

    • vrai - faux

    • désiré - délaissé

    • coloré - terne

    • amusant - désagréable

    • gai - mélancolique

    • évocateur - hermétique

    • vivant - inerte

    • symbolique - réel

    • important - anodin

    • attirant - repoussant

    • saisissant - commun

    • vigoureux -frêle

    • intéressant - ennuyeux

    • excitant - apaisant

    • dominant - dépendant

    • spectaculaire - modeste

    • subtil - évident

    • avant-gardiste - traditionnel

    • inspirant - déconcertant

    • sécuritaire - dangereux

    • commode - gênant

    • dramatique - badin

    • original - banal

    • propre - sale

    • naturel - synthétique

    • positif – négatif

    • plein – vide

    • convexe – concave

    • courbe – droite

    • lumière – ombre

    • réfléchissant – absorbant

    • large – étroit

    • haut – bas

    • horizontal – vertical

    • naturel – artificiel

    • végétal – minéral

    • simple – complexe

    • chaos – ordre

    • régularité – irrégularité

    • fermés, introvertis – ouverts, extravertis, centrifuges
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   25

similaire:

\"L\Prologue : Un drame La religion est le soupir de la créature opprimée,...

\"L\Chateaubriand
«vague des passions», plongées dans les abysses d’une âme en détrese, terreurs, rêveries solitaires, courses sur la lande en compagnie...

\"L\Cnoa/int/md-fevrier 2003 conditions d’Établissement et libre prestation...

\"L\Titre I : L’évolution juridique des Communautés européennes vers l'Union européenne
«Europe atlantique», quelques Etats européens, en nombre réduit (six), ont lancé «l'Europe communautaire». L’aboutissement actuel,...

\"L\Opportunity Notice Services Professionnels d’ingenierie et d’architecture...

\"L\Ce premier exercice consiste à assembler 3 formes géométriques, (un...
«etats» 1,2,3 seront donc induit. Ils seront dessinés dans la lumière. Puis 3 états seront choisis et assemblés,donnant lieu à une...

\"L\Arismore accompagne mma pour la montée en compétences des Architectes du si
«L, au-delà de la montée en compétences des architectes, est d’inscrire cette démarche dans la durée auprès des parties prenantes...

\"L\«die sieben letzen worte unseres erlösers am kreuz»
«Chacune des sonates, chacun des textes plutôt, est rendu par une musique uniquement instrumentale, de telle sorte que même dans...

\"L\Examen des rapports présentés par les états parties

\"L\Hiver 2015/2016 carte d’identite de la plagne
«skis aux pieds» et reliés par des navettes gratuites, permettant des vacances totalement piétonnes ! Les 4 villages jouent la carte...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com