Résumé L’objectif de ce travail porte sur l’organisation socio-cognitive du concept de soi chez des patients toxicomanes. Les sujets ont été rencontrés lors de leur consultation au Centre Baudelaire pour toxicomanes.








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Sujets



Cinquante sujets ont participé à cette expérience vingt cinq sujets toxicomanes et vingt cinq sujets témoins. Les sujets du groupe expérimental ont été rencontrés au Centre Baudelaire pour Toxicomanes de Metz. Certains critères d’inclusion ont présidé à la constitution de ce groupe initialement composé de 48 sujets  : 1. Être toxicomane depuis 5 ans1 (plus ou moins 2 ans) ; 2. Être à jeun au moment de l’expérience ; 3. Lors de la tâche de décision lexicale les sujets étaient éliminés s’ils se trompaient de touche plus de 5 fois2 ( 5,2% d’erreurs) ; 4. Comprendre le sens des termes manipulés lors de la phase expérimentale3 .

Le groupe témoin a été constitué par appariement au groupe des sujets toxicomanes sur les critères de l’âge, du sexe, du niveau scolaire et de l’état civil. Les caractéristiques des deux groupes sont présentés dans le tableau 1.


Insérer tableau 1 par ici




Matériel et procédure


Les sujets ont tous été soumis à la même procédure. Lors de la première phase ils devaient réaliser trois tâches distinctes qui nécessitaient la manipulation d’une liste de traits de personnalité connotés positivement et négativement dont l’élaboration a nécessité 4 étapes :


  1. Nous avons constitué deux groupes de sujets composés de 20 étudiants en Lettres, totalement étrangers à la recherche. Tous recevaient 100 cartons sur lesquels figurait selon les groupes soit un trait positif, soit un trait négatif. Les sujets des deux groupes devaient opérer un tri subjectif, à partir de la consigne suivante, qui étaient donnée à la fois par écrit et oralement : «  En vous appuyant sur les adjectifs inscrits sur chacun des cartons que vous avez sous les yeux, dites quels sont ceux qui permettraient le mieux de décrire une personne alcoolique. Pour ce faire, vous constituerez deux paquets de traits distincts. Vous mettrez dans un paquet, les traits qui vous semblent les mieux à même de décrire cette personne et dans l'autre les traits qui vous paraissent les moins à même pour décrire la personne."

  2. Grâce à ce tri il nous a ensuite été possible de hiérarchiser les traits en fonction de leur valeur descriptive pour chacune des deux listes en affectant la valeur 1 aux traits affectés au premier paquet et de la valeur 0 aux traits affectés au second paquet. Ainsi, pour chaque traits nous disposions d’une note allant de 0 à 20. Nous avons fait le choix de ne retenir que les traits qui pour les deux listes de traits positifs et négatifs disposaient au moins d’une note de 13 sur 20 (c’est-à-dire que 65% des sujets avaient considérés le traits positif ou négatif descriptif d’une personne alcoolique). Grâce à cette procédure 61 traits négatifs et 47 traits positifs ont été conservés.

  3. Les soixante et un traits négatifs et les quarante sept traits positifs ont ensuite étaient soumis à l’auto-évaluation d’un groupe de 16 sujets alcooliques lors de leur consultation à l’hôpital Bon secours de Metz. La même procédure de tri subjectif que précédemment a été utilisée, c’est de cette manière que nous avons retenu les traits positifs et négatifs qui présentaient un taux d’accord d’environ 62% (10/16). Trente deux traits positifs et quarante et un traits négatifs présentaient un tel taux d’acceptation.

  4. Pour homogénéiser nos deux listes, nous avons retenus pour l’expérience 32 traits positifs (coopératif, énergique, en bonne santé, reposé, solide, fort, résistant, autonome, vigoureux, puissant, serein, plein d’entrain, vivant, robuste, alerte, capable, paisible, vif, efficace, jovial, qui se sent bien, épargné, viril, plain d’ardeur, intact, plein de vie, costaud, équilibré, dynamique, actif, animé, authentique) et 32 traits négatifs (souffrant, épuisé, dépendant, invalide, plaintif, affaibli, passif, esquinté, frêle, éreinté, angoissé, incurable, sans vie, vulnérable, peu attirant, blessé, triste, pessimiste, dépressif, diminué, moribond, fragile, malade, très faible, impuissant, mal en point, fatigué, usé, tendu, faible, désespéré, lent).


Les listes des 16 traits négatifs et des 16 traits positifs de remplissage ont été établis à partir de la liste initiale des traits les moins descriptifs. Ces traits n’ont fait l’objet d’aucune analyse.
Les tâches que devaient réaliser les sujets étaient les suivantes :

1. Première tâche auto-descriptive : les sujets étaient individuellement introduits dans une pièce puis il leur était expliqué qu'ils allaient devoir accomplir une tâche de jugements auto-descriptifs. Pour chacun des 96 traits présentés (32 traits positifs relatifs à la santé et au bien-être, 32 traits négatifs relatifs à la mauvaise santé et au mal-être, 32 autres traits de remplissage (positifs et négatifs) sans lien avec la santé et le bien-être), les sujets devaient indiquer le plus rapidement possible si les traits présentés leur semblaient caractéristiques de leur personnalité. La consigne formulée sur l'écran d’un ordinateur était la suivante : "Vous allez voir défiler un à un des mots. Vous devez dire si le mot présenté vous décrit ou non. Si vous estimez que le mot présenté sur l'écran vous décrit, vous répondez "OUI" en appuyant sur la touche "ROUGE"; si vous estimez qu'il ne vous décrit pas, vous appuyez sur la touche "BLEUE" pour dire "NON"". Une démonstration de cinq essais était alors proposée par l'expérimentateur suivie de vingt essais réalisés par le sujet lui-même. Pour chaque trait, la nature de la réponse et le temps de latence de la réponse étaient enregistrés. L’ordre de présentation des items était aléatoire pour chaque sujet.
2. Deuxième tâche autobiographique: Les sujets devaient ensuite s’autodécrire à partir à partir des 32 traits positifs et des 32 traits négatifs. Chacun de ces traits était accompagné d’une échelle de Likert en quatre points allant de 1 «ne me décrit pas du tout» à 4 «me décrit tout à fait»).
3. Troisième tâche de rappel : immédiatement après la tâche autodescriptive, les sujets devaient inscrire sur une feuille blanche, tous les mots dont ils se rappelaient et qu’ils venaient juste de lire. Le temps autorisé pour effectuer cette tâche était de 5 minutes. Pour la cotation, nous avons comptabilisé le nombre de mots positifs rappelés d’une part, et le nombre de mots négatifs.


Résultats



1. Tâche auto-descriptive.
Au cours de cette première tâche deux données ont été recueillies. D’une part, le nombre moyen et le type de traits choisis par le sujet pour s’auto-décrire (Tableau 2) et d’autre part, le temps de décision nécessaire aux sujets pour produire leurs réponses, c'est-à-dire pour accepter ou rejeter un trait lors de cette auto-descritption (Tableau 3).

Insérer tableau 2 par ici


On observe deux effets principaux celui du groupe de sujets (F(1,48)=14.0, p<.001) et celui du type de traits ( F(1,48)=252.6, p<.001). Ainsi, les toxicomanes (m=13.6, sd=2.77) ont accepté moins de traits que les sujets du groupe témoin (m=16.2, sd=2.04). Le second effet indique quant à lui que les sujets s’auto-décrivent plutôt à partir de traits positifs (m=20.9, sd=6.48) que de traits négatifs (m=8.92, sd=4.11). La significativité de l’interaction entre le groupe de sujets et le type de traits (( F(1,48)=120.08, p<.001) précise les choses. Il apparaît ainsi que les toxicomanes s’auto-évaluent plus que les sujets témoins à partir de traits négatifs (t=6.73, ddl48, p<.001), alors que les sujets témoins utilisent pour la même tâche plus de traits positifs que les toxicomanes (t=8.17, ddl48, p<.001). Il apparaît également que les sujets toxicomanes (t=3.14 ddl24, p<.01) comme les sujets témoins (t=21.24, ddl24, p<.001), s’auto-décrivent plutôt à partir de traits positifs qu’à partir de traits négatifs.

Les sujets devaient dans la tâche de décision lexicale dire le plus rapidement possible si les traits présentés sur un écran d’ordinateur les décrivaient ou pas. Les temps de réaction en millisecondes ont fait l’objet d’un enregistrement et d’un traitement par analyse de la variance.


Insérer tableau 3 par ici




Le seul effet principal significatif concerne la nature de la réponse des sujets (F(1,48)=15.51, p<.001). Il apparaît que le temps nécessaire pour répondre « oui » (m=2044, sd= 421) est plus court que pour répondre « non » (m=2290, sd= 541) En revanche il n’y a pas d’effet principal ni de la variable groupe de sujets(F(1,48)<1, ns), ni de la nature des traits (F(1,48)=2.8, p=.10. L’interaction de deuxième ordre entre le groupe, le type de réponse fourni et la nature des traits présentent un effet significatif ( F(1,48)=15.65, p<.001). Après décomposition il apparaît que les sujets toxicomanes mettent plus de temps que les sujets témoins pour accepter comme auto-descriptif un trait positif (t=4.99, ddl48, p<.05), alors que pour les traits négatifs, les sujets toxicomanes mettent moins de temps que les témoins pour les accepter (t=9.93, ddl48, p<.003). En ce qui concerne le refus des traits, s’il n’y a pas de différence entre les deux groupes pour les traits positifs (t=0.52, ddl48, p=.47), les sujets témoins sont en revanche plus rapides que les toxicomanes pour rejeter les traits négatifs (t=4.55, ddl48, p<.05).

Il apparaît aussi que les sujets témoins mettent moins de temps pour refuser un trait négatif que pour refuser un traits positif (t=4.7, ddl24, p<.001) ou accepter un trait négatif (t=5.4, ddl24, p<.001). De la même manière ils mettent plus de temps pour refuser un trait positif qu’ils n’en mettent pour accepter un trait positif (t=6.3, ddl24, p<.001). Enfin, les sujets témoins mettent moins de temps pour accepter un trait positif qu’un trait négatif (t=6.8, ddl24, p<.001). En ce qui concerne cette fois les sujets toxicomanes, ces derniers mettent tendanciellement plus de temps pour refuser un trait négatif qu’un trait positif (t=1.94, ddl24, p<.06). Par ailleurs le temps nécessaire pour rejeter un trait positif est significativement plus important que celui nécessaire pour accepter un trait négatif (t=4.0, ddl24, p<.001) ou un trait positif (t=2.7, ddl24, p<.01).
2. Tâche autobiographique.

Lors de cette troisième phase, les sujets devaient individuellement s’auto-décrire avec les 64 traits qui étaient tous accompagnés d’une échelle en 4 points, à partir de laquelle ils devaient estimer le caractère plus ou moins auto-descriptif de chacun des traits.

Insérer tableau 4 par ici




On observe un effet principal du type de trait (F(1,48)=60.64, p<.001) indiquant que les sujets s’auto-décrivent plus à partir de traits positifs (m=111.3, sd=16.6) que de traits négatifs (m=77.6, sd=20.2). L’interaction entre les deux variables type de trait et groupe de sujet (F(1,48)=9.83, p<.001) indique que les toxicomanes (F(1,48)=5.79, p<.05), comme les sujets du groupe témoin (F(1,48)=9.47, p<.01) s’auto-évaluent plus avec les traits positifs qu’avec les traits négatifs. Il apparaît également que les sujets témoins s’auto-décrivent plus que les sujets toxicomanes à partir de traits positifs ((F(1,48)=59.66, p<.001), alors que les sujets toxicomanes plus que les sujets témoins s’auto-décrivent à partir de traits négatifs (F(1,48)=10.81, p<.01),
3. Tâche de rappel.
Lors de cette tâche les sujets devaient rappeler le maximum de traits présentés dans la liste utilisée lors de la tâche autobiographique.
Insérer tableau 5 par ici

Seule l’interaction entre les deux variables type de trait et groupe de sujet (F(1,38)=17.13, p<.001) est significative. Sa décomposition indique que si les sujets toxicomanes (F(1,38)=3.55, p=.07) rappellent de manière identique les traits négatifs et positifs, les sujets témoins en revanche rappellent plus de traits positifs que de traits négatifs (F(1,38)=15.75, p<.001). Il apparaît aussi que les sujets témoins rappellent plus de traits positifs que les sujets toxicomanes (F(1,38)=8.22, p<.01), qui en revanche rappellent plus de traits négatifs (F(1,38)=6.24, p<.02).

Discussion



Les résultats obtenus valident globalement nos hypothèses en ce qui concerne l’importance et le rôle des traits négatifs dans la structuration du concept de soi des sujets toxicomanes. Comme nous avons pu le constater les toxicomanes plus que les sujets témoins utilisent pour se décrire les traits négatifs. De la même manière en ce qui concerne la rapidité de décision, le temps nécessaire pour rejeter un trait négatif est significativement plus long pour les sujets toxicomanes que pour les sujets du groupe témoin, alors que ces derniers acceptent plus rapidement que les toxicomanes qu’un trait positif puisse les décrire. Tout se passe comme si les toxicomanes avaient d’une certaine manière intériorisé les évaluations négatives dont ils font socialement l’objet. Ces renforcements négatifs semblent contribuer à l’organisation de leur concept de soi, manifestement structuré en des termes plus négatifs que positifs. Ces quelques résultats vont dans le sens de ceux déjà observé par Tarquinio & al. (2001) auprès de sujets alcooliques. En effet, les toxicomanes semblent intérioriser au fil de leur histoire de vie un ensemble de normes et de valeurs qui sont celles de nos systèmes sociaux et qui au-delà des discours « politiquement correct » d’accompagnement et de prises en charge des toxicomanes, relève d’un véritable processus de stigmatisation et de dénonciation.

Sur le plan psychosocial, cette organisation du soi peut être considérée comme la résultante d'un effet miroir (looking glass self), dont des études ont depuis longtemps montré l'importance (Cooley, 1902; Mead, 1934; Shauger & Schohn, 1979) dans la structuration de l'identité. La structuration du concept de soi des toxicomanes pourrait ainsi s'organiser dans le cadre des interactions sociales et à partir de l'image qui leur est ainsi renvoyée. Leur structuration identitaire s’opérerait dans ce cas à travers un double processus : une attention particulière portée sur la manière dont les gens les évaluent et la mise en place des stratégies d’adaptation pour opérer cette image. Nombreux sont les travaux qui montrent à quel point les membres des groupes sociaux les plus stigmatisés sont plus enclins que les autres à prêter attention aux jugements et aux stéréotypes sociaux les concernant (Rosenberg, 1979). Cela est d’autant plus accentué que ces jugements émanent de personnes qui comptent sur le plan affectif (le conjoint ou les enfants) ou social (le chef de service, le médecin, les médias,...).

Un tel processus de reconfiguration du concept de soi, n'est compréhensible qu'à la condition de le relier aux stratégies de coping des sujets toxicomanes généralement nécessaires à la préservation du l'identité. Il est peu habituel de parler de coping à propos du soi. Or, le lien entre schéma de soi et coping chez les sujets toxicomanes mériterait d’être appréhendé de façon spécifique, car permettrait de comprendre en quels termes les traits négatifs du concept de soi déterminent des formes caractéristiques de coping. Et si les travaux s'appuyant sur la théorie du coping (stratégies de faire face) cherchent en particulier à décrire et à expliquer les stratégies des personnes atteintes par des maladies difficilement curables (le cancer par exemple), cette approche peut très bien être appliquée aux sujets confronté à la menace identitaire dont les causes peuvent être internes ou externes : troubles corporels, difficultés d'ajustement psychologique et social, incohérences fonctionnelles, désirs et contraintes contradictoires, changements familiaux ou professionnels. Face à ces menaces le sujet peut élaborer de multiples stratégies de coping, c'est-à-dire des formes d’adaptation en termes de projet attitude ou action qui lui permettraient de lutter efficacement contre ces menaces. Ces stratégies peuvent être intrapsychiques (acceptation, compromis, régulation), interpersonnelles (isolement, refus, masquage, conformité) ou intergroupes (remise en question des valeurs collectives, des idéologies et des affiliations). Elles peuvent se manifester chaque fois qu'un individu vit une situation de conflit et de stress susceptible de remettre en question l'une ou l'autre dimension de son identité (Breakwell, 1986). La structuration du concept de soi représente un facteur essentiel de l'adaptation. Système structuré et différencié il s'inscrit à la fois dans une temporalité passée (les racines, les insertions sociales) et dans des conduites actuelles. Il n’est pas seulement une simple organisation cognitive, un filtre de la réalité sociale ou une structure malléable en fonction des insertions sociales des sujets (Monteil, 1991). Il est aussi et surtout une configuration dynamique où se jouent les conditions de l'adaptation des sujets, lorsqu'ils sont confrontés à des situations de remise en question. Le concept de soi peut alors devenir une modalité de la recomposition identitaire à travers des formes de transactions sociales entre ce qui est attendu et valorisé par le système social (conformisation normative et utilitaire) et les capacités de chacun.

Conclusion
Des pistes en matière d’intervention et de prise en charge peuvent néanmoins apparaître à la lumière de ces quelques résultats. Le plus souvent, la stigmatisation provient de l’environnement social extérieur plus ou moins proche du toxicomane. Sans doute serait-il pertinent d’envisager, dans le cadre des prises en charge de groupes et ou individuelles, des mesures qui insisteraient sur le caractère relatif et arbitraire des processus sociaux d’évaluation (Beauvois, 1984), en renvoyant le sujet sur les conséquences identitaires de ces mécanismes. Ces prises de conscience, l’accent mis sur l’impérative nécessité de se reconstruire en toute indépendance et clairvoyance (Py & Somat, 1995) par rapport à la norme ambiante, seront sans aucun doute des facteurs d’efficacité susceptibles de juguler les rechutes de ces toxicomanes. Il ne s’agit donc plus d’insister seulement sur le caractère psychologique, personnologique ou dispositionnel de ces personnes, mais de développer ou de les aider à développer de véritables compétences sociales et personnelles, qui ne pourront que faciliter et optimiser leur capacité d’ajustement à l’environnement social pour préserver leur soi. Ces logiques de reconstruction de l’identité sont sans doute les premières étapes au processus de réinsertion sociale et de rétablissement de la santé de ces personnes.

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