Qu’est ce qu’une chose ?








télécharger 447.6 Kb.
titreQu’est ce qu’une chose ?
page25/26
date de publication28.04.2018
taille447.6 Kb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > droit > Documentos
1   ...   18   19   20   21   22   23   24   25   26

°°°

III-i-1: Qu'est Cela que nous honorons en tant que Soi ? Lequel de ces deux est le Soi ? Est-Il ce par quoi nous voyons, ou ce par quoi nous entendons, ou ce par quoi nous sentons les odeurs, ou ce par quoi nous prononçons des paroles, ou ce par quoi nous différencions les saveurs douces et aigres ?
III-i-2: Le Soi est le cœur (et le mental) dont il a été fait mention plus haut (cf. I-i-4 et I-ii-4). Il est la sensibilité, la gouvernance, le savoir séculaire, la présence d'esprit, la fidélité de la mémoire, la perception sensible, la force d'âme, la réflexion, le génie, la souffrance mentale, la mémoire, la résolution de s'informer de la vérité, les activités vitales, les rêves que l'on caresse, la passion, et encore d'autres choses. Tout ce qui précède est en vérité rattaché à la Conscience.
III-i-3: Et cette Conscience est Brahman, plusieurs degrés plus bas dans la manifestation matérialisée; Elle est Indra, Elle est Prajapati ; Elle est toutes ces divinités; et Elle est ces cinq éléments (terre, air, eau, feu, éther); et Elle est toutes ces grandes créatures, mais aussi ces petites, qui procréent et s'engendrent elles-mêmes, car elles sont sexuées – à savoir celles nées d'un œuf, d'une matrice, de l'humidité de la terre; également les chevaux, le bétail, les humains, les éléphants, ainsi que toutes les créatures qui se meuvent ou volent, et celles qui sont immobiles. Toutes ces créatures sans exception possèdent la Conscience, et c'est Elle qui leur donne leur réalité; elles sont toutes mues par la Conscience. La Conscience est l’œil de cet univers, et sa finalité ultime. La Conscience est Brahman.
III-i-4: Par la grâce de ce Soi qui est Conscience, Vamadeva, le voyant, poursuivit encore plus haut son ascension hors de ce monde, et ayant assouvi tous ses désirs dans les royaumes célestes, il devint Immortel. Oui, il devint Immortel.



15 Iohanân lui rend témoignage, il crie : voici celui dont j’ai dit :

« Lui, qui vient après moi est passé devant moi,

parce qu’avant moi il était ».
Ce qui est l’origine,«  tu es cela ».
16 De sa plénitude nous avons tous reçus, et grâce pour grâce.

Notre plénitude, la participation à la Lumière du créateur, un face à face avec qui établir une relation de partage par notre participation au Monde ?


°°°

OM (ou AUM)
O

m
est le plus important symbole religieux de l'Hindouisme, il signifie l'Esprit Cosmique. Il est le symbole le plus sacré, il est utilisé comme préfixe et parfois suffixe aux mantras et toutes prières hindous. Il est empli d'un message symbolique profond : il est considéré comme la vibration primitive divine de l'Univers qui représente toute existence, entourant toute nature dans

Une Vérité Ultime.
OMBRES ET LUMIERES
Nous projetons sur la réalité nos souvenirs (différence entre souvenir et mémoire) la perception subjective d’une atmosphère trompeuse qui nous leurre car elle prélève de la réalité une illustration déformante.
Comment disséquer le corps de la réalité ? La peau de la matière protège d’une véritable carapace la vision que nous avons du monde.
L’association des symboles, la poésie, sont les procédés, les artifices qui peuvent nous servir à radiographier, pour voir à travers la peau de la réalité, le corps qui apparaît sur la pellicule de notre sensibilité. En jeu d’ombres et de lumières comme sur une radiographie pour s’enfoncer dans l’intériorité même de la matière, l’autre coté, pour reconstituer, ce que le fragment de miroir ne peut seul représenter, l’unité.
Beaucoup de fragments, de chair et d’os, pour exprimer la Réalité Ultime.




Midi, Minuit

Temps sacré, Temps profane
« De midi à minuit » trois alter-nuances.
Alternances du jour et de la nuit, du midi et de minuit, de l’aube et de la brune, jonctions du jour et de la nuit. Peut-être au midi de notre vie où il n’y a plus d’ombre portée par la lumière où le mirage de la valorisation à disparu, la force du regard doit supporter la révélation de s’être fait tromper par les préjugés et stéréotypes, les ombres portées par le bruit visuel du monde qui nous conditionne. Expiration de l’ombre par inspiration de la

Eutectique
Comment assembler par soudage deux métaux en dessous de leurs points de fusion ?
Entre deux plaquettes d’argent (point de fusion: 960° C) de 2 à 3 mm d’épaisseur, jouant le rôle de métal de base, on dispose, comme métal d’apport, une feuille de cuivre (point de fusion: 1083° C) de 0.1mm préalablement enduite d’un décapant pour éliminer les oxydes de surface.

On place l’ensemble dans un four et l’on chauffe régulièrement. On constate qu’à partir d’une certaine température nettement inférieure aux points de fusion des deux métaux, il se forme à la surface de contact des plaquettes un alliage liquide cuivre-argent.

Étant donné que cet alliage ne se forme que sur une zone de très mince épaisseur, à la surface de contact, on le désigne par alliage de surface.

La formation de cet alliage assure la liaison complète des deux plaquettes et ceci à une température de 778° C, inférieure de 300° C environ au point de fusion du cuivre et de 200° C environ au point de fusion de l’argent.
La température de 778° C, température de fusion minimum, est appelée température eutectique et correspond au « point eutectique » de l’alliage cuivre-argent.
Cette expérience montre qu’il existe des forces qui provoquent un alliage par dispersion moléculaire ou atomique sans que le métal soit amené à son point de fusion.
Jean-Pierre H. Wasserman

lumière. Introspection afin de travailler notre perception tout en se protégeant en pleine lumière de l’aveuglement des objets de nos désirs et de la dissolution de leurs ombres. Le profond travail éclaircissant nos motivations enfouies. rayonnements dans son propre univers où la réverbération de la lumière bleutée de la nuit est pour son initiation, ce que la racine de l’arbre dans la matière en décomposition apporte au feuillage dans la lumière du jour. Et en cette nuit d’autres ombres plus subtiles, évanescentes nous transportent dans le mystère de la réalité. A cet initié de s’étayer par les apports symboliques et le support des proches, assistants les passages d’alternances d’obscurités et de lumières, de l’ignorance à la connaissance, de la vie à la mort puis à la régénération des valeurs de leur vie. Pourrir en soi pour revivre. A l’aube comme à la brune, les ombres allongées de la lumière du jour mélangées aux ombres des lumières de la nuit s’additionnent en de nouveaux mystères que l’accoutumance aux sombres ambiances nous permettront de percevoir et d’interpréter comme étant la fusion nécessaire de la conciliation des ombres opposées. L’infime instant entre jour et nuit qui réunit. La coupure contenue dans la séparation du jour et de la nuit se trouve transcendée en un rassemblement des ombres opposées, circulation de l’énergie entre les pôles contraires du dualisme, transformation en l’unité.

C’est donc l’évocation de l’ombre double en « aube, brune » qui symbolise la jonction du point eutectique de l’alliage « cuivre-argent » où l’unité s’opère dans la succession de nos travaux, de nos interventions dans la chaîne de nos oppositions dans la dualité.
Comme les deux métaux qui ont besoin d’un décapant, nous devons nous débarrasser de nos d’oxydes afin d’atteindre l’unité eutectique, soudure dans la remise en question régulière de nos certitudes. Mais cet espace expérimental plein de découvertes, amène par amalgame des confusions, aux certitudes comportementales, à la fausse humilité, la facilité de trouver dans le transversal religieux ou spirituel la vérité syncrétique qui s’imposerait comme la preuve de la bonne voie dans laquelle nous sommes engagés. A notre tour, face au mystère, arrêtons de grossir le trait en la croyance d’un concept dans un académisme initiatique, qui ne serait qu’une limitation à la force d’évocation du mystère. Serions-nous venus y chercher la recherche du pouvoir ecclésiastique ?

Je ne sache pas que nous n’ayons rien à nous reprocher.
Temps du subjonctif : mode personnel du verbe, considéré d’abord comme propre à exprimer une relation de dépendance, et de nos jours, comme mode de la tension psychologique (volonté, sentiment) et de la subjectivité (doute, incertitude).
« Je ne sache pas » exprime la tension dans le paradoxe d’affirmer et de douter, paradoxe de l’identité entrevue dans le miroir introspectif et de son reflet dans les lueurs de la nuit.
« Identité, Unité »
« Lumière de midi, de minuit » fenêtre d’un miroir.


Celui qui regarde du dehors au milieu du jour, à travers une fenêtre ouverte au soleil ne voit jamais autant de chose que celui qui regarde ce qui se passe derrière une vitre d’une fenêtre fermée, éclairée d’une chandelle, au milieu de la nuit profonde, mystérieuse, féconde, ténébreuse ou éblouissante.



Les Fenêtres
Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte ne voit jamais autant de chose que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux, rêve la vie, vit la vie, souffre la vie.

Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelque fois je me la raconte à moi-même en pleurant.

Si c’eût été un pauvre vieil homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément.

Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.

Peut-être me direz-vous: « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?
PETITS POÈMES EN PROSES BAUDELAIRE


Le miroir en soi où rêve la vie, vit la vie, souffre la vie, écho de sa vie, qu’il observe et se fait nuit en lui. La réalité placée hors de lui, perçue en dedans, l’aide à vivre, à sentir qu’il existe et ce que il est. Dans « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » l’interrogation est de savoir si c’est suffisant pour exister. « Si elle m’a aidé à vivre, si elle m’a aidé à sentir ce que je suis » indiquerait que pour bien opérer il faut préalablement bien se connaître et approfondir en soi ses réelles motivations. La fenêtre de nuit, prisme d’une certaine simulation de la réalité, kaléidoscope de personnalités et de réactivités, m’incite à tester dans l’espace du silence propre à l’écoute, un certain nombre de boucles mentales, de douleurs exprimées, de point de vue décalés qui concourront plus tard à ce que les ombres mouvantes, éclairées des chandelles des lumières de la nuit, inspirent les actions dans la fenêtre du jour prisme à son tour d’une réalité plus ouverte. La fenêtre du miroir en soi dont il est question dans le poème, espace de collecte des ces sensations de jour et de nuit, n’est elle pas, un état où l’entraînement, la répétition l’emporterait sur la vigilance. Un état de conscience modifié, autogène qui en ferait plus qu’un instrument de liberté, un outil d’aliénation, étranger à soi et non pas déterminé par soi, par son libre arbitre. Le moteur symbolique et métaphorique ne deviendrait plus alors qu’un système d’influences en nous même. Mirage universaliste et humaniste qui ne serait qu’une troisième fenêtre aveugle, états émotifs pleins de bons coquets sentiments permettant de se leurrer sur son inefficacité dans le monde

Une pseudo-réforme de soi ?

Fenêtre du possible
Pour simuler les émotions, soudure avec les expériences de vie, de travail, de souffrance des autres il faut organiser la confrontation émotive avec la réalité (dualité transitoire) pour dissiper nos idées reçues et nos certitudes.
La séparation de ses préjugés, la dispersion des erreurs.

"Pour rendre possible le plus infime degré de connaissance, il a fallu que naquît un monde irréel et erroné : des êtres qui croyaient à du durable, à des individus, etc. Il a fallu d'abord que naquît un monde imaginaire qui fût le contraire de l'éternel écoulement ; on a pu ensuite, sur ce fondement, bâtir quelque connaissance. On peut bien discerner, en somme, l'erreur fondamentale sur laquelle tout repose (car les antinomies peuvent être pensées) mais cette erreur ne peut être détruite qu'avec la vie ; la vérité dernière qui est celle du flux éternel de toute chose ne supporte pas de nous être incorporée ; nos organes (qui servent à la vie) sont faits en vue de l'erreur. C'est ainsi que naît chez le sage la contradiction entre la vie et ses décisions dernières ; son besoin de connaissance a pour condition qu'il croit à l'erreur et qu'il vive dans l'erreur. La vie est la condition de la connaissance. L'erreur est la condition de la vie, je veux dire l'erreur foncière. Savoir que l'on erre ne supprime pas l'erreur. Ce n'est rien d'aimer. Il nous faut aimer et soigner l'erreur, elle est la matrice de la connaissance. L'art au service de l'illusion - voilà notre culte"
Nietzsche, la volonté de puissance.



Par rapport aux idées de Nietzsche il nous faut aussi la conviction d'aimer notre frère (ennemi) dans l'erreur. Cette antinomie fraternelle pour opposer nos points de vue respectifs. Celle d'une épreuve de l'imaginaire, confrontation entre puissances subversives et académiques qui évalue un nouvel acte créateur d'erreurs.

Une méthode… la volonté de fraternité ?


« Quand on donne le jour à quelqu’un on lui donne la nuit »

on lui donne « midi, minuit ».



La douleur de la séparation
Pourquoi est-il si difficile de passer d’une étape à une autre ?
Alors qu’enfant nous avions tellement envie de grandir, pourquoi ces passages sont-ils si difficiles à vivre ?

Le souvenir de certaines séparations reste inscrit dans notre mémoire. Nous avons là, expérimenté dans la vie, les stades du mourir. Chacun peut s’en souvenir. Les stades du mourir ne seraient-ils pas aussi les stades du vivre ?

Quitter, se double de la crainte de l’inconnu. L’équilibre acquis est rompu. Il faut affronter le changement, la crise. Difficulté que de ne vouloir rien lâcher. « Choisir m’apparaissait moins élire que sacrifier » disait Gide.

La vie allie à la fois un désir d’absolu et des conditions concrètes limitées. L’intensité de la vie ne réside pas dans l’illusion de maintenir toutes les virtualités mais de savoir s’engager dans le réel et le concret pour avancer. Souffrir que la réalité est différente de l’image (imaginaire) que l’on s’était forgée. Ne pas prendre ses désirs pour la réalité. Accepter le monde tel qu’il est et non pas tel qu’on a pu le souhaiter et le rêver ?

Ces séparations nous auront permis de comprendre le sens de nos choix, de nos limites. Seul le point d’arrivée permettra de mesurer le chemin parcouru et comprendre, admettre, l’épreuve de la souffrance « après coup ». Il faut revisiter les expériences pour découvrir que les jonctions et fractures sont des passages où la souffrance a consolidé, soudé les morceaux épars de notre existence. Au terme du cheminement, l’expérience des ces séparations successives pourrait-elle éclairer la séparation de la mort ?

La souffrance, vue sous cet angle, éclaire le parcours de la vie des hommes, jalonné de séparations. La mort vue dans cette perspective ne pourrait-elle pas apparaître comme la dernière étape de la croissance ?
1   ...   18   19   20   21   22   23   24   25   26

similaire:

Qu’est ce qu’une chose ? iconC’est le titre d’ouvrages qu’on publiait dans les années 1960. Les...
«acception», se rappeler de quelque chose, mais se rappeler quelque chose, infractus du myocarde, mais infarctus. Ces conseils bon...

Qu’est ce qu’une chose ? iconVers une nouvelle République Démocratique du Congo
«Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres à donner, à faire...

Qu’est ce qu’une chose ? iconCours Art Vidéo
«Diras tu que peindre est autre chose que d’embrasser la surface d’une fontaine ?»

Qu’est ce qu’une chose ? iconLe premier sol de la musique, c’est sa partition : l’immense lit...
«portée», à l’écoute des autres. C’est çà. Quand l’un se pose, IL pose aussi quelque chose, une idée, une forme, un état, et tout...

Qu’est ce qu’une chose ? iconL’homme à l’étui
«C’est défendu, IL suffit !» Dans la permission ou le congé, IL y avait pour lui quelque chose de suspect, de vague et d’incomplet....

Qu’est ce qu’une chose ? iconUne page est tournée
«Cela représente une énorme occasion d’augmenter la valeur ajouter des cpld. D’après les informations glanées auprès de nos clients,...

Qu’est ce qu’une chose ? iconAu nom et sous les auspices de la grande loge de France
«Le mythe raconte une histoire sacrée; IL relate un événement qui a eu lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des commencements....

Qu’est ce qu’une chose ? iconR oyaume du Maroc
«Ça sera une très bonne chose. Nous souhaitons tous l’adoption de ce projet de loi. IL apporterait évidemment un avantage fiscal,...

Qu’est ce qu’une chose ? iconA la gloire du grand architecte de l’univers a deus Meumque jus rite ecossais ancien et accepte
«Évoluer ou mourir», comme IL en est de quelque chose de transitoire : le lévite est symboliquement une fonction, celle de l’intelligence,...

Qu’est ce qu’une chose ? iconI. la modernite 1 Une Esthétique de la raison a Les Lumières
«nouveau et tout à fait particulier». IL a conscience de la nouveauté de son écriture. C’est quelque chose que l’on peut considérer...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com