Qu’est ce qu’une chose ?








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Qu’est ce qu’une idée ?


Pour chaque catégorie d’idées il existe une succession d’étapes, un système d’emboîtement ou d’agrégat.
L’idée qui représente un objet

Un compas, une équerre n’ont de sens premier que parce qu’ils représentent une utilité, dirons nous objective, entre le moi corps/objet et un autre objet. Cette objectivité relative permet l’échange, par l’intermédiaire de références croisées.

L’idée, elle-même un objet

L’idée en tant que flux de particules est un objet fugace porté en rétention par emboîtement de matière. L’idée de l’idée, en tant qu’elle-même une chose, s’exprime sous la forme d’un certain degré d’acuité de la réalité, pensée non pas immatérielle, mais bien objet subtil. L’idée d’un concept, comme celui de fraternité, a un degré de perfection, un commentaire plus grand que l’idée de silex. Les idées ont donc des degrés de perfection qui s’enveloppent les uns dans les autres, qui se commentent en commentaires de commentaires.

L’idée qui affecte (Spinoza, idées affects, perception sensible de l’imagination, ou idées extrinsèques)


L
Héraclite Fragments 3

Le soleil a la largeur d’un pied d’homme.

Emotions
Les émotions constituent des perceptions de valeurs. A l’instar de la perception des couleurs, la perception des émotions aurait un contenu non conceptuel., les émotions constituent un outil de perception par lequel nous faisons l’expérience en notre chair d’interactions que nous transformons ensuite en valeurs.
Cela nous permet d’étalonner nos comportements en faisant des simulations émotives et ainsi faire de possibles choix dans une cartographie émotive en rapport avec les expériences déjà acquises.
Ce référentiel n’est pas aussi constant que celui de la couleur dans la fixité de ses propriétés. Toutefois, même s’il est plus fluctuant, il établit un inventaire que nous utilisons inconsciemment comme gamme émotive, dans les rapports que nous entretenons avec le monde.

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Bergson donne un sens cosmique à l’émotion : elle seule permet de se libérer des contraintes de l’intelligence et de se conformer totalement à l’intuition ; elle donne ainsi à l’homme le pouvoir d’être authentiquement créateur et de retrouver par là la force créatrice de la nature elle-même (Les deux sources de la morale et de la religion).

Encyclopédie philosophique universelle puf

Sous la direction d’André Jacob, Les notionss philosophiques tome 1 Page 772
orsqu'un corps perçoit un autre corps, comme l'eau glacée ou la chaleur des rayons du soleil, cette interaction indique la nature du corps affecté par ces modifications ; ces perceptions ne sont que relations et automatismes implicites. Les manières dont nos corps sont constitués et agencés par adaptation nous font collecter des informations en l'état des perceptions, a priori, de notre espèce. C'est le premier type de connaissance. C'est le plus simple car les connaissances des rapports entre les corps ne sont connus que par les effets que les uns produisent sur les autres. Chaque chose, corps objet se définit ainsi par un certain rapport caractéristique, plus ou moins complexe, à en être affecté.

De quelles capacités sensibles dispose-t-on ?

Un corps en tant qu'objet doit être défini par la cartographie de sa sensibilité à pouvoir être affecté et ceci pour chaque animal ou chaque espèce vivante. Capacités d'existence qui tendent vers le favorable ou le défavorable. Toutefois cela reste relatif selon les cultures, suivant les sociétés où les hommes ne sont pas identiques dans l'interprétation de ces mêmes affects. Ces rapports établissent des liens qui représentent alors un état émotionnel. Dans l'étymologie d'émotionnel, il y a motif. En tant qu'objets de relation les motifs modifient notre état interne sous la forme d'un sentiment, d'une espérance, d'une angoisse ou d'un amour, qui affectent en conséquence.
Le mouvement des affections

D
Spinoza,

« force d’exister »

Schopenhauer

« vouloir vivre »

Nietzsche

« volonté de puissance »
ans la succession des instants nos idées se succèdent en une suite de commentaires, une idée se substitue à une autre. De perception, en champ de perception (phénoménologie), c’est une série de cogénérations d’idées. Variabilité et intensité ne cessent en nous, d’évoluer en états émotifs successifs. C’est une force d’existence, mouvement dont la volonté et l’adaptabilité ne sont que variations. Circonstances qui augmentent ou qui contrarient notre autonomie. Variation continue d’un potentiel d’existence à mesure que les degrés ne cessent d’évoluer en nous en fonction des idées perçues dans notre chair, matériel sensible comme sur une pellicule photo. Nous pensons avoir des idées, alors que se sont elles qui s’impriment en nous comme support de mémoire et s’y expriment en complexité. Mouvement émotif d’une onde génératrice qui forme l’existence. Une ligne mélodique qui forme notre supposée volonté d’action.

L’idée d’une mécanique des causes (Spinoza, idées notions, adéquates ou intrinsèques)

C
Nietzsche
« Pour rendre possible le plus infime degré de connaissance, il a fallu que naquît un monde irréel et erroné : des êtres qui croyaient à du durable, à des individus, etc. Il a fallu d’abord que naquît un monde imaginaire qui fût le contraire de l’éternel écoulement ; on a pu ensuite, sur ce fondement, bâtir quelque connaissance. On peut bien discerner, en somme, l’erreur fondamentale sur laquelle tout repose (car les antinomies peuvent être pensées) mais cette erreur ne peut être détruite qu’avec la vie ; la vérité dernière qui est celle du flux éternel de toute chose ne supporte pas de nous être incorporée ; nos organes (qui servent à la vie) sont faits en vue de l’erreur. C’est ainsi que naît chez le sage la contradiction entre la vie et ses décisions dernières ; son besoin de connaissance a pour condition qu’il croit à l’erreur et qu’il vive dans l’erreur. La vie est la condition de la connaissance. L’erreur est la condition de la vie, je veux dire l’erreur foncière. Savoir que l’on erre ne supprime pas l’erreur. Ce n’est rien d’aimer. Il nous faut aimer et soigner l’erreur, elle est la matrice de la connaissance. L’art au service de l’illusion - voilà notre culte »

Nietzsche, la volonté de puissance
omment pourrait-on s'élever à une connaissance des causes ? Il y a toujours composition de rapports affectifs et la compréhension de cet automatisme, semble nous permettre d'identifier les causes plutôt que de ne connaître que les effets séparés de leurs causes. Emerge alors une idée de l'idée de ce qui affecte. Il faut donc, par l'idée de la cause, se dégager du ressenti pour comprendre ce qui nous affecte, ce qui ne convient pas. Mais nous devons aussi prendre pour cause le mécanisme de la collecte de l'effet ressenti. Ainsi dans la boucle de l'effet d'une cause, dans l'action, il est bien difficile de se former avec acuité une idée de la relation de mixité qui s'établit entre cause et effet. Selon l'intensité des liaisons, il est impossible de réguler les forces qui se composent pour s'extraire de la boucle et observer, contempler le sens de la relation, dans le système en jeu.
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