Qu’est ce qu’une chose ?








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Naître à sa propre nature


Q
Catégorie

Chez Aristote : il désigne les différentes classes de l’être, c’est à dire les diverses acceptions où peuvent « tomber » le sujet et l’attribut d’une proposition, acceptions regroupées sous : substance, qualité, quantité, relation, lieu, temps, action, passion, possession, position.
Chez Kant : il désigne chacun des concepts de l’entendement qui permettent de former a priori la connaissance : quantité, qualité, relation, modalité.
Vocabulaire Bordas de la Philosophie, Gérard LEGRAND,
Collection Les Référents Bordas
Copyright Bordas, Paris, 1993
p 49 et 50


uelle dose de sincérité avons-nous avec les choses de notre nature ? Avons-nous peur de nous découvrir tels que nous sommes (objets) ? Introspections dans nos pensées, aux cheminements qui masquent nos motivations. De quelle nature est le sujet qui habite notre conscience qui s'est créé une image où la part belle est donnée à l’identité, la réussite et aux apparences ? Pour éviter le contact avec les implicites motivations (mécaniques), ne préférons-nous pas abuser de parures en évoluant dans les chemins d’une culture et d’une tradition, dans de somptueuses allées de jardins à la française ? Une nature idéalisée face aux peurs d’une nature plus profonde. Une cartographie aux artifices d’une logique de communication dont l’apparence de complexité permet de se mirer dans une image trop bien taillée pour ne pas être illusoire. Voudrions-nous oublier que cette présence de la nature des choses nous surpasse, qu’elle a son propre métabolisme transcendantal (Kant), qu’elle pense en nous et dans le reste de la nature ? Qu’elle implicite nos propres catégories ?

L’intuition


De quelle nature est la signification du rituel ? Dans quelle dimension se déploie cette expérience spécifique de l'initiation ? Dans cette méditation nous sommes dirigés vers le rituel en tant que support de significations associatives, allusives et poétiques. Cette signification n'a plus seulement sa présence dans le monde des éléments matériels physiques directs mais aussi dans celui des symboles d’une réalité indirecte, celle d’un flux d’objets fugaces, relationnels et connexionnistes (découverte). L’organisation (mosaïque) des symboles qui constituent le rituel ne sert qu'à figurer un autre ordre de réalité, celui de la transmission initiatique qui est représentée en une allégorie par le rituel. On peut en percevoir la forme, en examiner son agencement, ses modifications, et le justifier avec précision dans son historicité. On supposera qu'il est écossais, français, anglais. Mais lorsqu’il s’enclenche c’est pour insuffler la vision d’une évocation poétique. Ces éléments étant alors sublimés, perçus comme un procès émergeant qui noue les liens (sûtras) d’une expérience, initiatique ?




© Association Hermione-La Fayette – www.hermione.com



Voyages qui ne sont pas des déplacements exécutés avec perfection, au pied de la lettre comme un mouvement de gymnastique, mais plutôt la participation à une fable allégorique. Une nouvelle dimension qui est celle de la poésie, dont les allusions et les rythmes représentent une ouverture, dans une architecture que constitue le rituel tout entier.

A
Le sublime

Kant a opposé le beau « fini» au sublime « infini» : le beau est empreint d'harmonie, le sublime marque une lutte entre l'entendement et l'imagination, quelque chose d'inaccessible.

Vocabulaire Bordas de la Philosophie, Gérard LEGRAND,
Collection Les Référents Bordas
Copyright Bordas, Paris, 1993 p 328

Le sublime

A la différence du beau, qui convient à nos facultés, le sublime peut être écrasant, horrible, informe, et c'est en quoi consiste sa finalité par rapport à nos facultés. Alors que le beau produit immédiatement un sentiment d'épanouissement et de plaisir, le sublime provoque d'abord un arrêt des forces vitales et un sentiment de peine, que suivent un épanchement et une émotion génératrice de joie. C'est que, pour le jugement sur le beau, imagination et entendement produisent par leur union la finalité subjective, tandis que, pour celui du sublime, imagination et raison la produisent par leur conflit, mais qui se résout au profit de la raison. Le sublime n'est donc pas un caractère des objets et ne doit pas être cherché dans la nature.
Encyclopédie philosophique universelle puf

Sous la direction d’André Jacob, Les notions philosophiques tome 2 Page 2485
insi, cet ensemble se présente comme une totalité, une représentation qui n'est intelligible que par ses tonalités (son de chaque coup de maillet), une composition où chaque symbole ne prend sa valeur allusive qu'en fonction de tous les autres. La force de l’imaginaire est essentielle à cette pratique et, lorsqu’il y a des règles, c’est comme en poésie, celles d’un cadre de compositions où cette contrainte n’est envisagée que pour amplifier les allusions et les évocations, pour contourner le pied de lettre de la convention. Ces nouvelles proportions sont celles qui s’expriment dans l’initié lui-même, celle de sa sensibilité qui transforme les « a priori » de l’espèce en émergences plus subtiles. Une approximation qui joue à l'intérieur de la sensibilité de l’initié qui trouve en lui une possibilité de tendre vers la vérité, un espace de construction où le regard se trouve décalé, où l’initié expérimente autrement.
Le rituel n'est pas la dimension, c'est son écho sur la pellicule sensible de l'initié (révolution copernicienne). Alors qu'avec les idées affects, le monde est bon ou mauvais, beau ou laid, un premier degré de perception. avec l'idée de la mutualité des effets et des causes c'est le sublime qui se substitue à ce premier degré. L’existence est sublime en tant que variation de ces états émotifs inscrits comme mesure dans nos organismes.
L'initiation consiste en pratique à pouvoir sublimer ces états émotifs. Ces degrés de sensibilité servent de brique de base pour former, d’autres degrés de perfection qui tendent vers l’essence du monde matériel dont émergent des processus qui, eux, sont d’ordre du sublime ! Une substitution de la perception directe, en une complexité indirecte de l’harmonie par la lutte de l’entendement face à son intuition.

Ainsi, faut-il devant un rituel prendre de la distance pour déceler les figures associatives et émotives (motif) qui présentent une autre lumière qui nous éclaire, dans la structure de l’onde du temps. C’est ainsi que, comme en poésie où il y a plusieurs formes d’assemblage, il y a plusieurs rites, dont aucun d’entre eux ne peut se légitimer en tant que Vérité. Il faut y multiplier les éléments et leurs relations possibles pour ouvrir le champ de l'invention initiatique. En partant de cet agrégat d’états et de tonalités, l'initié dispose ceux-ci selon des principes, des critères, des directions, qui ne sont rien d'autres que les pulsions les plus profondes de ses forces d’existence.
En effet, il n’y a que par la richesse d’évocation d’une pratique (arts), d’un rite, que se concentrent et se déploient les forces initiatiques. Une façon de s’affecter soi-même plutôt que de se banaliser aux appétits du monde direct. Le pouvoir de s'auto-impressionner, de s'éprouver en percevant les oscillations de l’onde du temps afin d’y communier en synchronisation. Résonances où l'intuition puise son être dans la vibration de la matière comme affection originelle, une expérience qui définit l’auto-affection comme la seule ambition possible de notre liberté ?
Comprendre le monde comme le fond, l’écran immuable de la matière, de l'être et de la vie en vibration. Immergé dans l’océan préalable de la matière, le parcours initiatique n’est pas un chenal balisé. Les repères habituels doivent être transformés. Se plonger dans le rituel, c’est échapper aux marques de la convention des stéréotypes, préjugés et croyances emmagasinés jusqu’alors par sa tradition culturelle et éducative.

Se dé-convertir

U


cop
n cosmos exerçant des volontés d’existences, la matière qui constitue le fond de notre être doit être perçue comme l'être universel.


© am - Fotolia.com

LA TRANSFORMATION

Prés de l'eau prés de l'au-delà
Prés de l'eau de la fontaine
Prés de l'eau de la fontaine
Prés de l'eau de la fontaine se trouve mon mécène
Que j'aime autant que les arbres, le vent
Qui battent le temps, le temps d'une mesure
Et au fur et à mesure que le chant avance
La faune et la flore et les métaphores
Entrent en transcendance en transformation

Dieu des dieux
Dieu du feu
Dieu de toutes les fibrilles

Il est beau le bruit du bois
Il est beau le bois
Il est beau le bois
Le bruit du bois

Il est beau le bois duquel je viens et je viens
Vous dire que j'ai rien à dire
Mais que l'on respire mieux là-bas
Sur le haut plateau, prés de l'eau de là
Fontaine qui insuffle la vie
Prés du zéphyr celui qui inspire à la transformation

Dieu des dieux
Dieu du feu
Dieu de tous les chaînons

Je ne mangerai pas ta pomme, pas ta pomme
Non je ne mangerai pas ta pomme
Non je ne mangerai pas de ta nourriture
Nourriture d'une terre dont la sève est sûre
Et le fruit amer, d'une culture forcée
Par la main de l'homme
En dépit des dieux
Ceux qui avec nous sont prêts à tout
Pourvu qu'on leur laisse la transformation


Dick Annegarn

L’initié, un automate…
aveugle et paralytique ?


Dans notre rituel, les forces s’appliquent avec justesse pour que l’initié se meuve… s’émeuve, agrégation de règles qui permet au vol… de se déployer.


Dans la pratique du rituel, le symbole de l’aveuglement est couramment évoqué ; les yeux sont parfois recouverts d’un bandeau, les apprentis placés au septentrion pour ne pas être trop exposés, car les mystères ne se découvrent que progressivement. Quand ce n’est pas la lecture qui est difficile, c’est la lutte contre l’aveuglement aux préjugés qui reste constante. Quant à la marche, quelque en soit le niveau, elle ne semble fonctionner qu’artificiellement tellement les diverses cadences sont parfois asymétriques ou amplifiées. A bien des égards, le parcours semble s’inspirer des handicaps pour mimer les balbutiements de la démarche initiatique. Un chemin difficile où les chutes seront nombreuses, en équilibre précaire sur le fil conducteur de notre initiation.


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