Première partie








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VI


Quand la femme de chambre eut quitté le salon, Aélys demeura un long moment immobile, la tête abandonnée sur les coussins de la chaise longue. Un air chaud entrait par les portes-fenêtres ouvertes. Quelques rais de soleil s’étendaient jusqu’au tapis clair, jusqu’aux sièges en forme de coquilles dont ils éclairaient les ors pâlis. Dans la pénombre, sur un socle, se dressait une sirène de marbre d’un admirable travail. Du plafond en coupole où étaient peints des tritons et des Néréides s’ébattant parmi les flots descendait un de ces merveilleux lustres en cristal que fabriquaient autrefois les verriers de Venise. Celui-ci était formé de fleurs aquatiques, les unes d’un rose nacré, d’autres vertes et translucides comme la mer dorée par le soleil, d’autres encore du plus délicat jaune pâle. Les meubles, par leur forme ou par quelque détail de leur ornementation, rappelaient tous la flore ou les habitants des eaux, reproduits aussi par une brodeuse artiste sur les tentures de soie vert pâle glacée d’argent. Une porte, ouverte à deux battants, laissait voir le salon voisin, décoré de tapisseries de Beauvais, et où se trouvaient un piano, un petit orgue, des bibliothèques remplies de cahiers de musique.

Dans ce cadre digne d’un conte de fées, la plus ravissante princesse du monde était appelée à vivre près d’un Prince Charmant. Cependant, elle pleurait, la pauvre petite princesse, de grosses larmes glissaient le long de sa joue pâlie par le malaise qui se dissipait à peine.

Et, tout à coup, elle se leva d’un bond. Non, non, elle ne voulait pas se laisser abattre ! C’était fini, cette faiblesse. Elle allait respirer un peu de grand air et toute trace de lourdeur, de vertige, disparaîtrait de son cerveau.

Mais, d’abord, ces fleurs...

Elle alla prendre plusieurs vases, les moins lourds, et les porta au-dehors. Les portes vitrées ouvraient de plain-pied sur la vaste terrasse ornée de miroirs d’eau et de parterres fleuris, qui s’étendait devant la façade du palais donnant sur les jardins. Aélys s’avança lentement, aspirant ardemment l’air chaud où passaient de saines senteurs qui lui rappelaient celles de sa forêt natale.

Et elle était là, bien proche, la forêt de Söhnthal. Par des degrés de marbre, on descendait aux jardins dessinés avec un art consommé. Puis, tout aussitôt après ceux-ci, commençait la sylve superbe dont le soleil, en ce moment, dorait les frondaisons pressées, d’un vert sombre, où quelques touches jaunissantes annonçaient déjà septembre proche.

Aélys arriva au bord de la terrasse. Elle avait devant elle les jardins de Söhnthal, jardins de rêve, où l’œil ne trouvait que ravissement. Sous le soleil étincelaient des ruisselets argentés glissant parmi les fleurs, disparaissant dans l’ombre des arbustes rares et des arbres qui appartenaient aux plus précieuses essences. Une orangerie, faite de marbre rose, des serres magnifiques apparaissaient entre les charmilles et les bosquets. Le murmure des jets d’eau, le jaillissement des fontaines arrivaient jusqu’aux oreilles d’Aélys, avec le gazouillement des oiseaux nichés dans toute cette verdure.

La jeune femme se détourna pour jeter un regard sur la façade du palais. Des arcades élégantes soutenaient une rangée de fenêtres décorées de délicats feuillages, sculptées de rinceaux et de têtes de faunes. Une tourelle charmante, octogone, séparait ce corps de logis bâti au seizième siècle de l’aile construite postérieurement et qui contenait les appartements du prince et de sa femme. Ce dernier bâtiment, de lignes élégantes et sobrement décoré, s’harmonisait avec son voisin plus ancien sans avoir la prétention de lui ressembler. En son ensemble, le palais de Söhnthal réalisait donc une œuvre d’une parfaite beauté, qu’achevait le cadre incomparable des jardins et de la forêt.

« Oui, c’est une merveilleuse demeure ! songea Aélys avec une admiration mêlée de mélancolie. Pourtant, je lui préférerais beaucoup mon pauvre Vieux-Château, car « lui » ne serait pas là. »

Elle aperçut, à ce moment, Mme de Sucy qui venait vers elle. La dame d’honneur, en s’inclinant, dit de ce ton doux et insinuant qui lui était habituel :

– Votre Altesse a été souffrante, vient de m’apprendre Fincken ? Les fleurs, paraît-il ? Je le craignais... C’est une pénible épreuve ; mais, généralement, on arrive à s’y faire. Tout le monde n’est pas comme cette pauvre belle comtesse Schütz, qui mourut d’avoir trop respiré ces senteurs dangereuses pour les natures délicates. Pauvre jeune comtesse, si blonde et si charmante ! Mais le prince Lothaire ne s’apercevait pas qu’elle était ainsi empoisonnée lentement... et elle n’aurait osé lui dire que c’était la mort qu’elle respirait dans une telle atmosphère.

– Elle a eu bien tort, répliqua tranquillement Aélys. Qu’est-ce que cette comtesse Schütz ? Quelle raison pouvait-elle avoir de supporter de tels malaises quand il était si simple de dire au prince que ces parfums la rendaient malade ? Si cette franchise avait déplu, et bien ! elle en aurait été quitte pour rester chez elle !

– Vous arrangez les choses, Altesse ! On voit que vous ignorez tout de la vie de cour... de ce que représente pour tous, ici, une disgrâce, même momentanée. La comtesse Schütz – une jeune femme vraiment délicieuse – aurait tout souffert... a tout souffert plutôt que de risquer le moindre déplaisir de Son Altesse.

– En ce cas, il est inutile de la plaindre. Réservons notre compassion, madame, pour ceux qui sont réellement obligés de subir des contraintes pénibles et laissons les autres à leur... disons leur sottise, pour être franche.

La dame d’honneur parut un instant suffoquée devant tant de désinvolture.

– En vérité, madame... si le prince Lothaire vous entendait !

– Oh ! je n’ai pas l’intention de lui cacher mes sentiments à ce sujet ! D’ailleurs, il les connaît quelque peu déjà. Veniez-vous me rappeler l’heure, madame ?

Vraiment cette toute jeune femme, à peine sortie de son abbaye perdue dans les bois, était stupéfiante de présence d’esprit, de calme aisance, de fierté audacieuse !

– Oui, il serait temps, Altesse. Mais je venais d’abord rappeler à Votre Altesse que l’étiquette s’oppose à ce qu’elle se promène seule dans les jardins.

– Il est fort probable que cette étiquette-là sera plus d’une fois lettre morte pour moi, dit tranquillement Aélys. Mais, en ce moment, je n’ai pas des intentions de promenade. Rentrons donc, madame, puisqu’il est temps de m’habiller.

« Ah ! non, je ne la dirigerai pas comme je voudrai ! pensait Mme de Sucy en suivant la jeune princesse. Elle n’est encore qu’une enfant, certes, sur bien des points ; mais quel caractère, quelle énergie ! On le voit dans ses yeux, dans tout son être si vivant, si ardent. Heureusement, elle va se heurter à un orgueil, à une volonté pires que les siens !... Mais la lutte ne serait sans doute pas très longue, et notre prince aurait tôt fait de rendre souple cette belle Aélys, si nous n’étions là pour empêcher une trop longue entente entre ces époux physiquement assortis à miracle et moralement aussi dissemblables qu’on peut le souhaiter pour la réalisation de nos désirs. »

Aélys s’attendait à de nouvelles observations de la dame d’honneur au sujet de sa toilette, modifiée par les femmes de chambre comme elle l’avait indiqué. Mais Mme de Sucy ne souffla mot, en voyant le corsage garni d’une sorte de légère berthe de dentelle qui cachait en partie les épaules de la jeune femme. Restait à connaître l’opinion de Lothaire. Aélys, d’ailleurs, était bien décidée à la résistance s’il entendait l’obliger à suivre cette coutume d’étiquette que réprouvait son âme délicate. Comme autrefois la petite fille du Vieux-Château – mieux qu’autrefois encore – elle sentait instinctivement qu’il ne fallait jamais... jamais céder au prince Lothaire sur une question intéressant la conscience, si l’on ne voulait être méprisée de lui... asservie, annihilée, perdue pour toujours.

Quand Fincken eut attaché au cou de la jeune femme le collier de diamants et d’émeraudes, présent du prince à sa fiancée et si froidement accueilli par elle, quand elle eut posé sur les cheveux aux tons d’or une petite couronne princière en perles et diamants, un discret murmure d’admiration courut parmi les caméristes. Mme de Sucy se contenta de dire, d’un ton détaché !

– Ce n’est pas mal... oui, c’est vraiment bien.

Un manteau de soie blanche bordé de cygne enveloppa la jeune femme, qui se dirigea, suivie de la dame d’honneur, vers le jardin d’hiver. L’aide de camp du prince venait d’avertir que Son Altesse attendait la princesse. Lothaire se tenait au seuil de la galerie qui, ainsi que son cabinet, s’ouvrait par une porte de glaces sur le jardin d’hiver. À l’autre extrémité de celui-ci, la même disposition se retrouvait pour le salon vert et le salon de musique. La galerie, appelée galerie des Chimères, faisait communiquer l’aile dite des Princesses avec le corps de logis principal et donnait sur le salon des Nymphes, qui lui-même ouvrait sur la galerie dorée.

– Te voici remise de ton malaise, Aélys ?

– Presque. Il ne me reste qu’un peu de mal de tête.

– Comme nous serons en voiture découverte, le grand air achèvera de le dissiper.

– Il m’a déjà fait du bien tout à l’heure. Je suis sortie sur la terrasse... Et à ce propos...

Ils avançaient le long de la galerie. Aélys baissa la voix, pour n’être pas entendue de Mme de Sucy et de l’aide de camp qui les suivaient.

– ... Je voulais vous demander si vraiment il m’est interdit de faire la moindre promenade dans les jardins sans être accompagnée de la dame d’honneur ?

– C’est, en effet, une prescription d’étiquette que tu ne peux enfreindre... à moins que je ne l’autorise.

– Eh bien ! j’aimerais que vous me donniez cette autorisation.

Elle levait la tête vers lui, en se forçant à le regarder avec calme, avec courage, à réprimer l’émotion étrange que lui faisaient éprouver ces yeux qui semblaient s’éclairer d’une flamme brûlante, dans l’ombre des cils épais et courts, d’un soyeux brun doré.

– ... Bien que je ne veuille pas méconnaître la valeur et l’agrément de Mme de Sucy, il me serait pénible de ne pouvoir, parfois, sortir à mon gré, sans être accompagnée...

– Oui, je connais ton caractère indépendant. Pour le moment, je veux bien accéder à ton désir. Mais je compte que tu useras avec discrétion de cette infraction aux habitudes de notre cour, que je tolérerai parce que je ne vois en toi qu’une enfant.

Ces derniers mots, avec l’accent de raillerie que le prince y avait mis, firent monter au teint d’Aélys une vive rougeur. Elle serra les lèvres pour retenir les mots de protestation qui allaient s’en échapper. Une enfant ! Il verrait si elle l’était tant que cela !

Le prince et sa femme quittèrent Söhnthal dans un équipage de gala, traîné par quatre chevaux. Cochers et valets de pied portaient la grande livrée. Un peloton de hussards escortait la voiture, qui prit le chemin de la ville, suivie des autres équipages contenant les personnages de la suite princière.

Sarrenau était une ville bien bâtie, d’aspect élégant avec ses nombreux jardins, ses promenades ombragées, dont l’une longeait la rivière qui descendait des forêts de Söhnthal. Toute la population était dehors, acclamant le prince héritier et la belle jeune princesse, si gracieuse, complètement dépourvue de cette morgue habituelle à la princesse Jutta et aux femmes de son entourage.

– Bonne, avec cela, bien sûr ! On le voit tout de suite ! disaient des femmes du peuple. Ah ! si elle pouvait quelque chose pour les pauvres gens !

– Elle ne pourra rien ! murmuraient d’autres en jetant autour d’elles d’inquiets regards. Si elle est bonne, elle ne pourra que souffrir.

Au trot de ses chevaux superbes, la voiture passait dans les rues pavoisées d’où s’élevaient des acclamations. Lothaire portait la main à son colback blanc orné d’une souple aigrette que retenait un éblouissant rubis. La grâce altière de son attitude, de ses gestes, la séduction hautaine de sa physionomie semblaient subjuguer la foule qui attachait sur lui des regards à la fois idolâtres et craintifs.

La Résidence était un vaste bâtiment d’une architecture assez banale, datant du siècle précédent. De beaux jardins l’entouraient. On y voyait une galerie garnie de tableaux de l’école italienne, tous d’assez grande valeur. C’était là que le prince régnant attendait la nouvelle princesse, épouse de son héritier.

Sur le péristyle d’entrée, la dame d’honneur s’approcha pour enlever le manteau d’Aélys. Lothaire jeta un coup d’œil sur la jeune femme. Et tout aussitôt, en se penchant un peu, il dit à mi-voix, d’un ton de surprise irritée :

– Que signifie cette toilette ? Pourquoi t’a-t-on habillée ainsi ?

– C’est moi qui l’ai voulu. Je n’aurais pu supporter de revêtir ce corsage tel qu’il était.

– Comment as-tu osé ?...

Puis, tout aussitôt, du même ton bas, avec un accent de colère moqueuse, Lothaire ajouta :

– Tu es une petite fille ridicule... et tous ici te jugeront comme telle.

Il lui présenta son bras sur lequel, comme le lui avait expliqué Mme de Sucy, elle posa le bout de ses doigts. Ainsi fit son entrée, dans la galerie garnie de courtisans, ce couple de jeunes mariés, si beau que l’admiration éclata dans presque tous les regards.

Le prince régnant Ludwig était un homme d’une soixantaine d’années, assez petit, bedonnant, chauve et de mine passive. Son intelligence plutôt médiocre ne s’intéressait réellement qu’aux collections de médailles et de pierres dont il était fervent amateur. De caractère faible, il se laissait complètement dominer par le prince Lothaire et, satisfait de vivre tranquille, avait depuis quelques mois entièrement abandonné à son héritier le soin de gouverner la principauté. Lothaire avait tous les droits du souverain et celui-ci contresignait sans les lire les décisions prises par lui.

Par ailleurs, le prince Ludwig était un assez bon homme, autant qu’on peut dire bon un homme sans caractère qui, par faiblesse ou lâcheté, ne s’oppose à aucune injustice.

Aélys fut affectueusement accueillie par lui, car il éprouvait une grande satisfaction de voir marié son jeune cousin, espérant – surtout après avoir constaté la saisissante beauté de la nouvelle épousée – que cette union changerait un peu les habitudes fantasques et l’humeur inconstante de ce beau prince, qui jusqu’alors ne semblait pas avoir trouvé une femme digne d’être remarquée par lui autrement qu’au hasard de son caprice.

La princesse Jutta était là, très parée, très fardée, portant dans ses cheveux roux un bandeau incrusté de gemmes éblouissantes. Non loin d’elle, Sidonia, pâle sous le rose qui lui donnait une factice fraîcheur, attachait des yeux ardents sur les nouveaux époux.

Et ce fut une stupeur, un scandale parmi la partie féminine de l’assemblée. La princesse n’était pas décolletée protocolairement !... Comment le prince Lothaire avait-il autorisé une pareille infraction à une coutume qu’aucune des précédentes princesses de Waldenstein ne s’était permis de transgresser ?

– Elle a sans doute des épaules impossibles à montrer ! chuchotèrent quelques bonnes âmes.

Seuls, la princesse Jutta et les Brorzen n’éprouvaient aucune surprise, car ils connaissaient à l’avance par Mme de Sucy le coup de tête que prétendait faire la jeune princesse.

Au milieu de tous ces étrangers qui lui étaient présentés, Aélys eut la joie de revoir la comtesse Sareczy, qu’une indisposition avait empêchée de se trouver la veille au palais de Söhnthal. Elle et son mari continuaient de jouir des bonnes grâces du prince Lothaire et, de ce fait, se voyaient de nouveau accueillis très favorablement par le prince régnant, autrefois hostile envers eux. En outre, les courtisans se montraient à leur égard aussi empressés qu’ils avaient été prompts autrefois à leur tourner le dos. Mais ces deux nobles gens savaient conserver la même dignité dans l’une et l’autre occurrence.

Les présentations terminées, le prince régnant donna l’ordre de commencer le concert. Assise entre lui et son mari, Aélys, en dépit des anxiétés qui la tourmentaient, jouit du plaisir d’entendre de remarquables artistes. Mais surtout, la voix pleine et chaude de Marie Herz fit impression sur elle.

Cette jeune femme, cantatrice de la cour, était une fort belle brune, à l’allure majestueuse et pleine de distinction. L’année précédente, elle avait été l’objet d’une fantaisie du prince héritier. On la disait éperdument éprise et minée lentement, dans sa santé, par le désespoir de se voir maintenant dédaignée.

À la fin du concert, un chambellan conduisit les artistes vers les princes, qui les félicitèrent. Aélys sut trouver des mots charmants, surtout pour Marie Herz, dont la physionomie lui était sympathique aussitôt. De son côté, la cantatrice attachait sur la jeune princesse de beaux yeux graves et doux, qui renfermaient une souffrance profonde. Puis elle tressaillit et son teint mat se colora légèrement. Le prince Lothaire disait :

– La princesse aura plaisir à prendre des leçons avec vous, madame. Je vous nomme donc son professeur de chant.

Marie Herz s’inclina en répliquant d’une voix un peu tremblante :

– Je remercie Votre Altesse Sérénissime du grand honneur qu’elle veut bien me faire et je suis tout à la disposition de la princesse...

– Qui sera très heureuse d’être l’élève d’une personne de si grand talent, dit Aélys avec une grâce toute spontanée, en tendant sa main que baisa Mme Herz.

Lothaire jeta sur sa femme un long regard qui, ensuite, glissa jusqu’à la cantatrice et rencontra les yeux noirs, humbles, doux, passionnés. Avec une courtoise indifférence, il répondit à la révérence de la jeune femme. Puis, prenant la main d’Aélys, il alla s’asseoir dans un salon voisin de la galerie pour former cercle avant le dîner.

Quelles que fussent les jalousies, les haines même qu’excitait dès le premier jour cette trop belle princesse, aucune possibilité n’existait de nier son charme, le plus ravissant qui se pût voir, et cette grâce aisée, naturelle, qui triomphait de l’inexpérience, d’une certaine timidité juvénile, de l’embarras de ce premier contact avec une cour renommée pour son faste et son cérémonial. De l’avis à peu près unanime, la princesse Aélys semblait née pour le rang qui devenait le sien... et pour le bonheur de son trop heureux époux, ajoutaient des admirateurs déjà enthousiastes.

Quant à son bonheur à elle...

Sur ce point, l’unanimité existait également : la femme du prince Lothaire, quelle qu’elle fût, aurait à porter un joug pesant et connaîtrait beaucoup plus de souffrances que de joies.

C’était, d’ailleurs, l’opinion d’Aélys elle-même.

Les lecteurs retrouveront les personnages de ce roman dans la suite de cet ouvrage du même auteur et intitulé : « L’Orgueil dompté ».

Cet ouvrage est le 223e publié

dans la collection Classiques du 20e siècle

par la Bibliothèque électronique du Québec.

La Bibliothèque électronique du Québec

est la propriété exclusive de

Jean-Yves Dupuis.

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