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V


Le prince Magnus de Waldenstein, dès l’âge de seize ans, s’était pris de la passion des voyages et, en compagnie de son gouverneur, avait commencé de parcourir les contrées asiatiques, beaucoup plus dangereuses à cette époque que de nos jours.

À vingt ans, il épousait la fille d’un prince du Caucase, une admirable beauté circassienne dont il eut d’abord une fille et, dix ans plus tard, un fils, Lothaire. La princesse languit depuis lors et quitta bientôt ce monde où elle avait été la femme très malheureuse d’un époux violent, despotique et jaloux, comme tous les pachas turcs réunis.

Magnus recommença de voyager. Ses enfants étaient confiés aux soins de la princesse Jutta, sa sœur, demeurée célibataire. La petite Stéphanie fut à la fois détestée de sa tante et complètement négligée par son père, pour qui les filles ne comptaient pas. En revanche, Lothaire, de la part de l’un et de l’autre, était l’objet d’une véritable adoration. Beau comme sa mère, il possédait en outre, dès ses jeunes années, la plus vive intelligence et une volonté impérieuse que ne contribua pas peu à développer l’idolâtrie qu’à l’exemple du prince Magnus et de sa sœur lui témoignaient tous ceux qui l’approchaient.

Quand Magnus mourut à Croix-Givre de la maladie qui venait d’emporter son cousin Ferry, Lothaire avait dix ans. Au Château-Vert, l’intendant général, venu pour ramener en Autriche le corps de son maître, trouva un testament d’une date très récente. Le défunt léguait tous ses biens à Lothaire, en le laissant libre de donner ce que bon lui semblerait à Stéphanie. Il terminait par ces mots :

« Que mon fils, le jour de ses vingt ans, prenne connaissance de mes volontés dernières au sujet d’une promesse que je lui demande d’accomplir. Elles sont enfermées dans le petit meuble de laque qui se trouve entre deux fenêtres de la bibliothèque de Croix-Givre. »

Or, l’anniversaire de Lothaire tombait le 24 juin, c’est-à-dire huit jours après son arrivée au Château-Vert. Et c’était pour connaître ces volontés de son père que le jeune prince était venu ici.

Le matin du 24 juin, il entra dans la pièce longue et haute garnie de bibliothèques en marqueterie que séparaient des panneaux des Gobelins. Quatre fenêtres, ouvrant sur l’esplanade du côté de la vallée, laissaient entrer largement l’air et la lumière. Un petit meuble de laque, tel qu’il était à la mode d’en posséder au dix-huitième siècle, occupait l’espace compris entre deux de ces fenêtres. Lothaire s’en approcha et l’ouvrit avec la clef que l’intendant général lui avait remise autrefois, à son retour de Croix-Givre.

À l’intérieur, il n’y avait qu’une enveloppe scellée et un papier plié en deux. Lothaire jeta d’abord les yeux sur celui-ci. C’était l’acte par lequel Ferry de Croix-Givre avait remis au prince Magnus le domaine dont la nation lui avait fait don.

Le jeune homme fit sauter le cachet de l’enveloppe et en sortit un double feuillet couvert de la grand écriture tourmentée de son père. Puis il attira un fauteuil près d’une fenêtre, s’assit et commença de lire :

« Je t’ai raconté, mon fils, comment Croix-Givre me fut rendu après la tourmente révolutionnaire. Ferry de Croix-Givre, à cette époque, avait adopté les principes républicains et ce fut par simple probité qu’il me fit la remise de ce domaine dont jamais, me dit-il, il ne s’était cru un instant le possesseur. Je voulus, pour le remercier, apporter quelque changement à sa situation pécuniaire assez précaire. Mais il refusa noblement et mon estime pour lui s’en accrut encore.

« Nous demeurâmes amis. J’eus le bonheur d’acquérir assez d’influence sur lui pour transformer ses idées, pour en faire un royaliste ardent. Napoléon n’eut pas de plus grand ennemi, ni de plus secret. Car jamais Ferry ne fut soupçonné.

« Plusieurs fois, comme je te l’ai dit aussi, il vint me voir à Söhnthal, ou bien à Vienne où je faisais à cette époque de fréquents séjours. Notre amitié se resserrait et un jour, comme je le voyais soucieux de l’avenir de sa fille, qu’il chérissait, je lui dis :

« – Eh bien ! nous marierons ton Aélys avec mon fils. De cette façon, les deux branches de Croix-Givre se trouveront réunies et le domaine que tu m’as rendu sera la propriété de ton petit-fils.

« Je vis que l’idée lui plaisait. Comme il me quittait le lendemain, nous n’eûmes pas l’occasion d’en reparler. Je ne le revis qu’à son lit de mot ! et là, voyant son angoisse au sujet de l’enfant qu’il laissait à une mère malade elle-même, je lui promis qu’Aélys deviendrait ma fille, par son mariage avec toi.

« Mais, deux jours après, la maladie s’abattait sur moi. Je pus écrire mes dernières volontés. Quant à celles qui concernent Aélys de Croix-Givre, je ne les ai fait connaître à personne, parce que je ne veux pas qu’aucune influence contraire à mon désir s’exerce sur toi pendant ton enfance. À vingt ans, avec ta nature ferme et volontaire, avec ta précocité d’intelligence, tu seras un homme capable d’écarter les conseils de ceux qui tenteront de te persuader de ne pas écouter le désir paternel, de ne pas accomplir la promesse faite par moi. Au nombre de ceux-là, il y aura ta tante Jutta qui ne pouvait souffrir Ferry.

« Je compte, mon fils, que tu voudras, contre tous obstacles, tenir la parole donnée par ton père à un parent, à un ami mourant, auquel nous lie une dette de reconnaissance. Les fiançailles pourraient avoir lieu dès tes vingt ans, et le mariage quelques années plus tard.

« Que le Seigneur te garde et t’inspire !

« Magnus Karl,

« prince de Waldenstein. »

« Ferry de Croix-Givre a remis ses dernières volontés à la garde d’une fidèle servante, Véronique, qui est seule dans le secret. Elle les fera connaître à Aélys ce même jour où tu liras les miennes. »

Lothaire abaissa la feuille et s’accouda au bras du fauteuil. Sa physionomie témoignait d’une violente contrariété, et il murmura avec irritation :

– Ah ! mais c’est que je n’ai pas du tout l’idée de me marier de cette façon-là, sans choisir ma femme !

Il demeura un moment songeur et bientôt toute trace de mécontentement disparut de son visage, ou paraissait un sourire de subtile ironie.

« Après tout, pourquoi pas ? songeait-il. Cette petite Aélys sera merveilleusement jolie, bien plus que jolie, avec ces yeux admirables qui ne sont jamais semblables d’une minute à l’autre, et il me paraîtra fort amusant de mater cette jeune fierté, de la voir, plus tard, vaincue par l’amour. »

Puis une autre idée accentua l’ironie de son sourire, la rendit presque cruelle.

« Avec cela, ma tante va être furieuse... Et Brorzen ! Et Sidonia qui ne pourra plus garder l’espoir de devenir princesse de Waldenstein ! Oui, décidément, j’épouserai la petite fée de la forêt, qui me déteste pour le moment et a si bien osé me lancer des impertinences, l’autre jour. Mais elle me plaît quand même... ou plutôt surtout à cause de cela. Ses yeux ne sont jamais plus beaux qu’au moment où elle s’indigne. Et quelle vie, quelle ardeur l’on sent dans ce petit être frémissant ! Oui, elle sera une femme très intéressante, ma cousine de Croix-Givre. Probablement, elle va essayer de m’arracher les yeux en apprenant qu’elle est condamnée à devenir ma femme. Mais, dans quelques années, elle pensera autrement. »

Il eut un petit rire moqueur. Le prince de Waldenstein savait déjà que les conquêtes féminines réputées les plus difficiles n’étaient qu’un jeu pour lui. Et Aélys de Croix-Givre ne serait qu’une petite jeune fille innocente, dont les révoltes – en admettant qu’elle en eût encore dans quelques années – ne tiendraient pas devant celui qui deviendrait alors son maître.

Un moment encore, Lothaire songea dans la bibliothèque paisible. Puis il plia la feuille, la mit dans sa poche ainsi que l’acte de cession de Croix-Givre et, se levant, sortit de la pièce.

En passant par le péristyle, il gagna l’aile gauche où se trouvait l’appartement de la princesse Jutta. Dans un salon d’attente se tenait la dame d’honneur qui, à sa vue, se leva et fit une profonde révérence.

– La princesse est-elle dans le salon vert, madame ? demanda-t-il.

– Oui, Altesse, avec le comte Brorzen.

Une lueur de satisfaction railleuse passa dans le regard de Lothaire. Il se dirigea vers une porte, l’ouvrit et entra dans le salon où la princesse Jutta se tenait de préférence depuis son arrivée à Croix-Givre.

Elle s’entretenait à mi-voix avec le comte Brorzen et sursauta un peu à l’entrée de son neveu.

– Toi, Lothaire, à cette heure ?

Elle lui tendait sa main, qu’il effleura de ses lèvres.

– Une nouvelle intéressante que je t’apporte, ma tante. Tu peux rester, Brorzen. Ce n’est pas un secret et tout Croix-Givre le saura bientôt.

Il s’assit près de la princesse, tandis que le comte reprenait sa place un instant abandonnée pour saluer l’arrivant.

– ... Je viens de prendre connaissance des dernières volontés de mon père...

– Ah ! vraiment ! Qu’est-ce ? demanda la princesse avec une curiosité dans laquelle on eût pu démêler un peu d’inquiétude, laquelle se discernait également sur la physionomie du comte Brorzen.

– Elles ont trait à mon mariage. Mon père a promis à Ferry de Croix-Givre que j’épouserai sa fille.

La princesse bondit presque sur le canapé où elle était assise.

– Ce n’est pas une plaisanterie, Lothaire ?

– Pas le moins du monde. Cette promesse a été faite au lit de mort de Ferry.

La princesse Jutta se tourna avec vivacité vers le comte Brorzen qui n’avait pu retenir un tressaillement et attachait sur Lothaire un regard où passait quelque anxiété.

– N’avais-je pas raison, comte, quand je vous confiais autrefois combien ce Croix-Givre me semblait un être faux et dangereux ? Il a profité, habilement, de la générosité de mon frère et de la reconnaissance qu’il lui conservait pour lui extorquer cette folle, cette inconcevable promesse ! Fort heureusement, cher Lothaire, tu n’as pas à en tenir compte !

– Tu te trompes, ma tante. J’ai, au contraire, l’intention d’obéir à cette volonté suprême de mon père.

Nouveau bond de la princesse et ahurissement plein d’angoisse du comte Brorzen.

– Lothaire ! Cette fois, tu plaisantes ?

– Je suis aussi sérieux qu’il est possible de l’être. Dans deux jours, on célébrera dans la chapelle de cette demeure mes fiançailles avec Aélys de Croix-Givre et je l’épouserai... voyons, dans trois ou quatre ans, probablement.

Cette fois, la princesse Jutta resta muette de saisissement. Elle regardait avec une stupéfaction mêlée de colère mal contenue son neveu, calme et nonchalant, très sérieux, comme il le disait.

– C’est... c’est impossible ! bégaya-t-elle enfin.

– Qu’est-ce que tu vois d’impossible là-dedans ? Les Croix-Givre sont de très noble race, plus ancienne encore que celle des Waldenstein, et il y a déjà eu jadis une alliance entre les deux familles.

– Mais cette petite est pauvre, sans éducation...

– Pauvre ? Ah ! en effet, voilà une belle raison pour un homme dont les revenus sont tels qu’ils font envie à l’empereur lui-même !

Un sourire de raillerie entrouvrait les lèvres de Lothaire.

– ... Quant à l’éducation, elle se complétera d’ici le moment où Aélys deviendra princesse de Waldenstein. Et ce sera une très ravissante princesse, une des plus jolies femmes qui se puissent voir.

– Mon enfant, je t’en supplie, réfléchis ! Cette folie...

Lothaire eut un geste d’impatience, un regard de hautaine contrariété sur la princesse qui, en essayant de dominer une émotion violente, appuyait sur son bras une main agitée.

– Je regrette que ce mariage ne te convienne pas, ma tante. Mais il se fera, parce que tel était le désir de mon père, qu’il me plaît d’accomplir.

Il écarta la main garnie de bagues étincelantes et se leva, en jetant un coup d’œil moqueur sur le comte Brorzen, dont le visage coloré avait pris une teinte presque violette, sous la poussée d’une fort pénible émotion.

– C’est aujourd’hui qu’arrivent le comte et la comtesse Sareczy ? N’oublie pas de les envoyer chercher à la gare, Carolino.

– J’ai donné les ordres, Altesse.

Les mots sortaient avec peine de la gorge du comte, tandis qu’il se levait en un mouvement d’automate.

– À tout à l’heure, ma tante. Nous ferons une promenade en forêt cet après-midi, Brorzen. Tu m’accompagneras, ainsi que Sidonia.

En parlant, Lothaire se dirigeait vers une des portes-fenêtres ouvertes sur la terrasse. Le comte le rejoignit comme il allait en franchir le seuil.

– Altesse...

– Quoi donc ?

Lothaire se détournait légèrement, avec un regard chargé d’ironie sur la physionomie contractée, frémissante.

– Que Votre Altesse me pardonne... si j’ose lui faire remarquer que... qu’elle va briser le cœur de ma pauvre Sidonia, dont elle avait bien voulu encourager les sentiments si ardents, si dévoués...

– Qu’est-ce que tu me racontes là, Brorzen ?

Le prince toisait avec un altier dédain son interlocuteur.

– ... L’ardeur des sentiments de Sidonia pourra continuer de se manifester, je n’y vois pas d’inconvénients. Vous seriez-vous imaginé tous deux, par hasard, que je songerais à faire d’elle la princesse de Waldenstein ?

– Altesse... Sidonia est alliée à la famille princière... et elle a pu espérer que Votre Altesse, ayant daigné la remarquer et accueillir son dévouement passionné, jugerait bon de... de...

Le comte ne trouvait plus ses mots et pâlissait d’angoisse sous le regard de glaciale ironie.

– Je crois, comte Brorzen, qu’une retraite dans vos terres vous serait salutaire. Votre cerveau me paraît singulièrement affaibli... Me voyez-vous épousant toutes les femmes qu’il me plaira de distinguer, ou celles qui se jetteront à ma tête, comme Sidonia ? Ma tante, je regrette de te priver du comte, mais il a vraiment besoin de se soigner, assez longuement, loin de la cour.

Sur ces mots, Lothaire sortit du salon vert et s’éloigna le long de la terrasse.

– Brorzen, il a raison ! Vous avez réellement perdu la tête ! s’écria la princesse avec une sorte de colère.

Le comte passa sur son front une main qui tremblait.

– C’est vrai. Quand j’ai entendu qu’il songeait sérieusement à ce mariage... quand j’ai vu s’écrouler tous mes espoirs et ceux de Sidonia... oui, je n’ai plus été maître de moi.

– Une épouvantable maladresse ! Je ne vous reconnais pas, vous, si habile ! Dire ceci à Lothaire, à Lothaire qui ne supporte pas l’ombre d’un reproche ! Mais il fallait, au contraire, dissimuler, à tout prix, ce que vous éprouviez, paraître même approuver. Je sais bien que la chose était si complètement inattendue ! Nous avons été surpris de façon épouvantable et, moi-même, j’ai eu tort de lui laisser voir mes sentiments. Avec une nature telle que la sienne, il n’en sera que plus résolu à ce mariage... et j’y aurai simplement gagné de l’avoir fortement mécontenté.

D’un geste nerveux, elle froissa les rubans de l’élégant déshabillé dont elle était vêtue. Le comte fît quelques pas saccadés à travers la pièce, puis vint à elle et dit en baissant la voix :

– Ce mariage ne doit pas se faire.

– C’est mon avis.

– L’enfant paraît délicate... Il est possible qu’elle ne vive plus à l’époque où le prince songerait à l’épouser.

– Il faudrait qu’elle ne vive plus, Brorzen.

Ils se regardaient, avec une même lueur mauvaise au fond des prunelles.

– C’est une folle fantaisie de Lothaire qui lui passera peut-être d’ici là. Mais, pour plus de sûreté, mieux vaudrait que cette maudite petite créature n’existât plus.

Le comte Brorzen eut un mouvement des mâchoires qui lui donna soudain un air de froide férocité.

– Oui, ce serait préférable. Nous y réfléchirons, Altesse... Mais si nous supprimons ainsi un obstacle, nous n’amènerons pas pour cela le prince à épouser ma fille.

– Nous aurons du moins encore l’espoir d’y parvenir. En tout cas, comme je l’ai déjà fait jusqu’ici, je m’emploierai de toutes mes forces en faveur de Sidonia que j’aime tendrement et qui ferait une si parfaite princesse... tandis que l’autre, cette petite pauvresse mal élevée...

Elle eut un rire de dédain.

– ... Mais Sidonia, de son côté, doit employer tous les moyens pour obtenir quelque empire sur Lothaire. Elle est fort belle, intelligente, de nature souple et habile ; elle sait en outre admirablement le flatter, l’aduler, exciter toutes les fibres de son orgueil. En un mot, je la crois très capable, avec le temps, d’arriver à son but !

– Puissiez-vous avoir raison, Altesse ! Sidonia sera très heureuse de recevoir vos conseils à ce sujet... Quant à moi, que vais-je faire pour échapper à la disgrâce dont je viens d’être frappé ?

– J’irai trouver le prince cet après-midi ; je lui témoignerai tout mon regret de l’avoir mécontenté par les paroles échappées à un premier étonnement et je le solliciterai en votre faveur. Peut-être acceptera-t-il de vous pardonner, car il a de l’amitié pour vous.

– De l’amitié ? Non, Altesse, pour la simple raison que je crois le prince Lothaire incapable de ce sentiment. Il est habitué à ma présence, il m’accorde quelque confiance, mais, pour moi, comme d’ailleurs pour tous ceux qui l’entourent, n’a que le plus égoïste dédain, la plus profonde indifférence. Votre Altesse elle-même, d’ailleurs...

La physionomie de la princesse Jutta s’assombrit.

– Oui, je sais, dit-elle brièvement. Lothaire n’aime personne, il se laisse aimer. Nous en avons fait une idole, Brorzen, une merveilleuse idole, et nul être mieux que lui n’a été créé pour ce rôle, où le cœur est bien inutile. Allons, mon pauvre Brorzen, ne vous tourmentez pas trop. Je vais tâcher de vous faire rentrer dans les bonnes grâces de mon neveu. Ayez soin tout d’abord de préparer une chaude réception au comte et à la comtesse Sareczy, dont il paraît s’être engoué, je ne sais pourquoi. Car ces deux vieillards me sont fort antipathiques.

– À moi aussi. Je vais à l’instant m’informer si tout est prêt pour les recevoir. Et je remets ma cause entre vos mains bienfaisantes, Altesse !

Il s’inclina, baisa les doigts qui lui étaient offerts et quitta le salon vert où demeurait seule la princesse Jutta, dont le visage un peu crispé, les gestes nerveux témoignaient d’une vive préoccupation intérieure.
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