A la gloire du grand architecte de l’univers a deus Meumque jus rite ecossais ancien et accepte








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A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS

A




Deus Meumque jus

RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE


Ordo ab chao


Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France


Liberté-Egalité-Fraternité


L’AMBIVALENCE, DANS LES DEGRES DE PERFECTION,

PERMET-ELLE LA REALISATION DU GRAND MAÎTRE

ARCHITECTE ?

Date : Nom : DIDIER Thierry

Nous avons coutume d’expliquer la relation symbolique au travers de dualités qui se complètent : on parle de signifiant et de signifié, de symbole et de symbolum,… Bref de deux parties nécessaires à l’établissement de ladite relation.

Bien sur, le mécanisme relationnel dépend toujours de deux éléments au moins, participant et fondant cette relation, mais la spécificité de la relation symbolique est que l’objet à symboliser, que ce soit un concept, un outil, une circonstance, et la signification personnelle que l’on va en retirer, ne laisseront aucune place à une digression collatérale : la relation symbolique sera une, personnelle et indivisible.
L’ambivalence peut se superposer à la mécanique symbolique, car elle en reprend le mode structurel : l’ambivalence est un terme qui qualifie la possibilité d’évoquer au moins deux objets, deux états, deux significations, deux circonstances etc… simultanément, sans que l’une des composantes prenne le pas sur l’autre : les deux vont être à considérer simultanément afin d’en dégager un sens plus complet, moins limité, du fait de l’exercice intellectuel que suscite la nécessité d’aborder en même temps ces deux sens.

De l’ambivalence émergera la pensée ternaire, de celle qui est à la fois personnelle et universelle, et qui semble, par sa dynamique, être le meilleur vaccin possible contre la pensée unique, contre le dogme de l’explication normative ou contre le simple étalage livresque, bien trop souvent pratiqué dans nos loges, quelque soit le degré.

L’ambivalence est donc source de progrès car elle oblige à ne jamais rester figé sur un sens ou une signification donnée.

En Franc-maçonnerie, qui est un art de la construction individuelle, des canons existent, tels l’apprentissage de l’outillage symbolique à même de favoriser chez le récipiendaire une compréhension plus complète et plus lucide du monde qui l’entoure. Cet apprentissage concerne les 2 premiers degrés : lorsque celui-ci est abouti, la place est laissée libre, dés le 3ème degré, à la légende des grades, et aux interprétations personnelles que l’on pourra livrer de tel ou tel événement.

La première des ambivalences est portée par la nature même du lévite, fonction symbolique qui nous mène, dés le grade de Maître Secret, de degrés en degré, et dont la position rituélique entre saint et saint des saints est justement là pour nous obliger à épouser une troisième voie, que l’on pourrait nommer spiritualité, et que l’on pourrait considérer comme le moyen de se libérer des entraves d'une éducation et d’une culture qui sont par essence réductrices.
Pourquoi cette ambivalence du lévite- est-elle nécessaire? Parce que le porte-à-faux symbolique dans lequel se trouve le lévite, de par son histoire biblique, est assez ambigu (Lévi et Siméon vengent leur sœur Dinah, qui a été violée mais mettent à feu et à sang terre et population du violeur, et seront condamnés à expier cet excès de zèle). Mais aussi parce que les prérogatives qui sont attribuées aux lévites (absence de territoire, contrairement aux autres fils de Jacob, mais aussi fonctions péri sacerdotales, à la fois honorifiques mais aussi quelque peu serviles) vont créer une sorte d’ « état de disgrâce » symbolique, condamnant quelque part le lévite à « évoluer ou à mourir », symboliquement bien sur. « Évoluer ou mourir », comme il en est de quelque chose de transitoire : le lévite est symboliquement une fonction, celle de l’intelligence, du mouvement et du service, tendus vers l'objectif de se construire de façon originale, depuis le Maître Secret jusqu’au Grand Maître Architecte.
L’ambivalence n’est pas l’ambiguïté, cette dernière qualifiant un état résultant, soit, d’une dichotomie de sens, mais état menant à une perte de repères ou à une impasse: l’ambiguïté peut bloquer un processus d’analyse, de découverte, de recherche, alors que l’ambivalence est une sorte de levier, qui peut permettre au franc-maçon d’extraire du mot ou de la phrase un éclairage plus complet, car résultant de la confrontation entre deux, voire trois sens.

Le suffixe valens, qui signifie étymologiquement fort, efficace, énergique, vient corroborer la notion d’engagement, de dynamique et de lien : la valence n’est elle pas, en chimie, la potentialité qu’a un élément à se construire, avec d’autres éléments qui lui seront apportés ?

La légende et les textes d’instruction des grades de perfection regorgent d’ambivalences pour qui veut bien s’y pencher : le but n’est pas de décortiquer ces textes pour les vider de leur sens, mais d’élargir les possibilités de compréhension, et de multiplier les schémas possibles, afin de ne jamais pouvoir se reposer sur l’orthodoxie d’une signification figée.

L’ambivalence reconnue dans la légende des grades et leur texte d’instruction évoque toujours une première approche, la plus évidente, qui se porte sur une vision orthodoxe, celle de la morale, ou celle la vision la plus simpliste, ou la plus logique, ou la plus en accord avec le ressenti premier que ce sens évoque ; je vous en donne quelques exemples :

Il nous est rappelé au quatrième degré qu’il faut « aimer la justice » : cette belle affirmation affiche paradoxalement les limites qui sont celles du lévite, car aimer la justice, et non la rendre ou la subir, c’est aussi la recevoir pour l’accepter sans conditions.

« Aimer la justice »répond bien sur à un sentiment légitime, mais aussi à un désir mêlé de doute, à un volontarisme empreint d’une relative impuissance.

L’ambivalence de cette petite phrase nous invitera à rechercher dans les degrés ultérieurs quelque chose de plus viscéral, afin de peut être mieux vivre cette justice pour mieux la comprendre.

Cette sentence est d’ailleurs nuancée quant à sa force dés le 7éme degré, où le Prévôt et Juge doit, je cite « étudier la loi, et aimer la justice » : un préalable

plus rationnel est posé, et l’étude de la loi vient fort logiquement précéder et justifier moins gratuitement cet amour de la justice.

Au 5ème degré, « connaître le cercle et sa quadrature » pourrait témoigner d’une capacité nouvelle du Maître Parfait à mêler matérialité et spiritualité. Mais dans la pratique, la quadrature du cercle est une équation irrésolvable : on ne peut que tendre vers la solution.
La quadrature du cercle est le type même du concept destiné à nous renvoyer à nous même. Son interprétation ne vise pas à être résolue, mais au contraire, devant l'impossibilité à trouver une solution, à nous renvoyer aux limites de notre vision de la réalité. Le Maître Parfait ne dit d’ailleurs pas : « je connais la quadrature du cercle », mais « je connais le cercle et sa quadrature », signant la reconnaissance implicite de l’impossibilité de concilier les deux pôles, pour simplement se situer au mieux entre ces deux pôles, et trouver sa place : cette place que Johaben aura tant de mal à imposer au degré suivant, glissé par effraction entre Salomon et Hiram de Tyr.
Toujours au 5ème degré, les funérailles grandioses d’Hiram peuvent êtres perçues comme une façon de rendre une dernière fois hommage à celui-ci, mais le faste et la pompe qui animent le cérémonial sonnent aussi le tocsin d'un passé révolu. Le caractère emphatique du vivant, qui tente ici de se sauver lui même, est de sauvegarder le vestige d'un traumatisme qui n'en est plus un, car un nouveau maître est né. Soit, les assassins courent toujours, mais c'est à travers leur acte, leur absence et leur errements supposés que va se construire le soutènement des 3 degrés suivants, et permettre à un nouveau maître, Johaben, de se soustraire de la tutelle d’Hiram, pour former au 6ème degré une nouvelle triade, avec Salomon et Hiram de Tyr.

Dés le 6ème degré, Johaben, par curiosité, pénètre par effraction au sein de la doublette groupe Salomon-Hiram de Tyr, afin de s'y fondre. Mais on ne s'intègre pas dans un nouveau milieu sans s'aligner sur ce qui en définit les fondements: Johaben sera condamné, puis relaxé: on peut voir dans cet acte de Salomon une forme d’indulgence, en accord avec cette sagesse qui caractérisera un temps son règne, mais on peut aussi voir dans ce revirement une façon d'être testé afin d'être mieux accepté.

Cette relaxe de Johaben peut également être interprétée par le fait que son acte, d’abord jugé décalé, va ensuite être digéré,et donc légitimé par le système en place, participant à la construction d’une justice qui est constante quant au but recherché, mais évolutive dans ce qui la compose.

Au huitième degré, il est dit: «  j'ai été jugé digne... » : la souveraineté fraîchement acquise, par l'Intendant des Bâtiments, de chef des Ordres Architecturaux semble rendre inutile chez celui-ci le besoin de justice, dans ce qu'elle a de partagée: ce qui existait précédemment, au septième degré, au travers de concepts dynamiques, comme la concorde, l'équilibre ou l' équité cesse d'être mis en avant, et s'y substituent, au huitième degré , les concepts de souveraine sagesse, d'exactitude, car ce qui est exact est achevé, des sept marches accomplies, donc globalement concepts de finitude et d'aboutissement.

La justice semble ainsi s'effacer quand la souveraineté s'impose.

Pourtant la souveraineté n'est pas qu'indépendance, elle est surtout la capacité à faire avec ce que l’on est, et seule une entité véritablement constituée est apte à percevoir ses propres limites, fussent-elles intérieures: Johaben avoue d'ailleurs à ce stade à Salomon (8ème degré) qu'« un mur d'airain lui masque encore partiellement les ornements du temple ».
Ce mur d’airain est l’expression d’un deuil que le récipiendaire ne peut pas faire complètement, à cause de l’incertitude qui subsiste depuis le troisième degré sur le devenir de ces mauvais compagnons qui sont finalement à l’origine de l'existence de Johaben.

Au 9ème degré, Johaben se fait justice, par son acte précipité. La justice apparaît habituellement comme l'acte réfléchi d'un appareil chargé de cette tâche, mais ici l'acte ne s'effectue pas dans les règles de l'art : c’est justement grâce à quoi l'acte de Johaben est fondateur : cet acte se fait dans une urgence qui n’est pas celle de l’immaturité, mais qui est celle d’une nécessaire rupture avec une évolution qui durait depuis le 3éme degré. La désobéissance de Johaben entérinera donc son élection.
Cette façon radicale d'administrer la justice est validée par Salomon, qui renoncera une nouvelle fois à punir Johaben, abondant ainsi dans son sens : il y a donc encore ici consommation de la « faute », c'est à dire admission, incorporation de celle-ci par la méthode de la punition annulée: cela permet de renforcer encore la légitimité de Johaben : l’erreur est devenue une force ,qui ne vient pas seulement ici corriger sa faute, mais plutôt compléter la vision qu’il doit avoir de la situation : il est donc possible d’interpréter de façon tout à fait opposée l’acte commis par Johaben.

Dans la légende du 10ème degré, le temps de voyage des élus, de recherche des meurtriers, de leur acheminement devant Salomon, de leur séquestration dans la tour d'Achizar, puis la durée et les horaires du processus de torture sont numériquement déterminés : on peut y voir l'empreinte de la raison et de la méthode. Le châtiment va être consommé dans ce qu’il a d’utile et nécessaire: c'est la justice de droit, pleinement assumée et pleinement réalisée.

On pourrait voir ici la torture exercée sur les 2 compagnons comme un acte barbare et décalé, mais pris sur le sens symbolique qui est celui du déroulé de la légende, on a au contraire l’image d’une sanction maîtrisée, d’une purge cadrée, y compris dans la façon apparemment un peu glauque d’ouvrir les entrailles des condamnés, mais qui signe au contraire un acte assumé et dont la méthode est exposée au grand jour.

Le 11ème degré représente une finalité dans sa formulation : êtes-vous Sublime Chevalier Elu ? R : Mon nom vous le prouve : l’effet semble donc justifier la cause, une boucle est bouclée. Exécution, récompense, accomplissement, satisfaction sont des mots qui jalonnent ce degré et qui reflètent un certain aboutissement. Cela dit, cet aboutissement est tempéré par le terme de sublime :cet adjectif est très ambivalent : il faut s’arrêter sur le sens premier que lui accorde l’ancien Littré : sublime, en anatomie, s’oppose à profond : il qualifie par ex les muscles superficiels, par rapport aux muscles profonds :cette acception de « au dessus de », de superficiel, peut avoir aussi bien une connotation flatteuse, comme dans son sens actuel, qu’une connotation nettement moins favorable, au sens de moins profond, de secondaire, comme le confirmerait l’étymologie sub-lime, en deçà du seuil, de la limite. Cette ambivalence laisse sous entendre que,tout sublime qu’il est, le récipiendaire n’est sans doute pas encore au bout de ses peines.
Au 12ème degré la déambulation symbolique du Grand Maître Architecte au sein même du temple de Salomon exprime cette liberté de mouvement qui caractérise maintenant la latitude et l’indépendance par rapport à cette structure nouvellement constituée qu’est le temple : c’est un degré de constat, appelant bien sur à de nouveaux horizons, mais qui n’est pas structurellement un degré de progression. Je n’y ai d’ailleurs pas trouvé d’éléments prêtant à ambivalence.
La notion d’ambivalence est l’expression d’un effet miroir : en Franc-maçonnerie, on ne possède un degré que lorsqu’on le dépasse, et un fait compris d’une certaine façon lorsque l’on vit un degré, s’interprète bien souvent d’une autre façon dés que l’on a dépassé ledit degré : dépasser le degré ne signifie pas l’oublier, mais consiste à en avoir intégrer les éléments dynamiques pour en constituer le socle des degrés suivants : c’est en ce sens que l’ambivalence d’un fait peut apparaître : elle n’est pas la transformation d’une signification , elle est l’ajout par celui qui aura évolué , d’une autre signification.

Nous constatons donc, tout au long de ces 11 degrés, combien la réalisation repose chez l’homme sur un ordre binaire : un pierre sur l’autre, un pas devant l’autre, une interprétation, puis une autre : Cet ordre est le seul possible, et en même temps il peut être profondément traumatique parce qu’il repose sur une opposition permanente, celle que nous offre l’ambivalence décelée dans ce matériel inépuisable que constituent textes rituels et textes d’instruction.

Plus spécifiquement pour ce qui concerne le Grand Maître Architecte, l’ambivalence des textes vient valider et exploiter chez le franc-maçon des schémas acquis lors de l’étude des outils symboliques, aux 2 premiers degrés.

S’y surajoute le corpus des textes, qui vise à faire percevoir des valeurs successives de devoir, d’indépendance, de structuration, de transgression et enfin de récompense à même de permettre au Grand Maître Architecte de toujours relativiser ce qu’il aura construit.

J’AI DIT

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