Concepts, actions et outils linguistiques








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Traduction en langues congolaises de la Constitution du 15 Mars 1992 : Etude d’expérience




Eugène-André Ossete


Département des Langues et Littératures

École Normale Supérieure

Université Marien NGOUABI

Résumé : L’adoption le 15 Mars 1992 d’une Constitution démocratique en République du Congo marque le début d’une ère nouvelle dans laquelle le citoyen congolais devrait non seulement connaître ses devoirs, mais également savoir défendre ses droits. Rédigée et vulgarisée en français, ce texte a mis hors du débat national bon nombre de citoyens qui ne parlent pas français. Des linguistes regroupés dans l’Association pour la Promotion des Langues Africaines ont traduit en Lingala et Munukutuba le texte de la Constitution du 15 Mars 1992, en usant des procédures de créations de mots bien connus en linguistique : la dérivation, l’emprunt, le calque phonologique et le néologisme.

Mots-clés : constitution, souveraineté, droits et libertés, conférence nationale souveraine, dérivation, emprunt, calque phonologique, néologisme.
La présente communication relate l’expérience de la traduction en langues Lingala et Munukutuba par un groupe de linguistes congolais, membres de l’Association pour la Promotion des Langues Africaines (APROLAF) de la Constitution du Congo Brazzaville, adoptée au référendum du 15 Mars 1992.

INTRODUCTION

Il peut certainement paraître incongru voire superflu pour le profane qu’une Constitution, définie comme "une charte" ou "un ensemble de textes fondamentaux qui déterminent la forme du gouvernement d’un pays" 54 puisse intéresser le linguiste, jusqu’à se décider de la traduire dans une langue africaine. Cependant l’exercice en valait bien la peine tant au plan scientifique, notamment en matière d’élaboration de la méthodologie de travail, de la définition des besoins terminologiques et de l’évaluation de leur impact dans la société, qu’au plan politique, car le Congo venait de tenir sa Conférence Nationale Souveraine et s’engageait vers la construction d’un État de Droit respectueux des valeurs universelles de Justice, de Paix et de Démocratie. L’adoption d’une nouvelle Constitution qui fixait non seulement les nouvelles règles du jeu politique mais aussi jetait les bases d’une nouvelle citoyenneté, était pour le pays et pour le peuple un enjeu majeur.

1. Du contexte historique et politique

Après trente ans de régime monopartiste, caractérisé d’une part par la prééminence du Parti-État sur l’ensemble de l’activité sociale, politique, culturelle et économique du pays et d’autre part par l’approfondissement du déficit démocratique et le recul des libertés collectives et individuelles, accentué par une crise économique justifiant la mise en application des politiques d’ajustement structurel, la Conférence Nationale Souveraine tenue du 25 février au 10 juin 1991, ouvrait une ère nouvelle pour le Congo en optant pour la libéralisation de l’économie, l’instauration du multipartisme et la promotion des droits et libertés civiques garantis par la Constitution. Aussi, fixe t – elle des lignes directrices orientant le constituant congolais vers l’élaboration d’une nouvelle constitution dont les fondements sont :

- La proclamation du caractère sacré de la vie humaine ;

- La proclamation comme partie intégrante de la future constitution des principes fondamentaux garantis par la Charte des Nations Unies du 24 octobre 1945.

- La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948

- La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples du 26 juin 1981

- Tous les textes internationaux pertinents dûment ratifiés relatifs aux droits humains ;

- Le multipartisme intégral et la séparation des pouvoirs.

C’est ce texte de 17 titres et 181 articles élaboré par une commission constitutionnelle qui sera soumis en référendum le 15 mars 1992 et approuvé par plus de 95 % des voix. Exactement 96,32 %.
2. De la nécessité de traduire

La Constitution de Mars 1992 à la différence des précédentes comporte une disposition assez claire sur le statut des langues au Congo. En effet, elle dispose en son article 3 que « Le français est la langue officielle, le lingala et le munukutuba sont des langues nationales ».

Par langue nationale, le constituant congolais entend une langue véhiculaire de communication supra ethnique.

Deux défis apparemment contradictoires mais pourtant complémentaires ont motivé la traduction de ce texte du français en langues nationales congolaises : lingala et munukutuba.
2.1. L’aspiration à la démocratie et à l’État de Droit.

Construire l’État de Droit, dans lequel le citoyen devait non seulement connaître ses devoirs mais également ses droits était une gageure pour le Congo, réputé État Marxiste. Mais dès lors que la conférence Nationale Souveraine avait vaincu les tabous idéologiques, le peuple a accédé à la liberté et au multipartisme dédouanant de fait la parole. Or, la constitution congolaise a été rédigée en français et discutée par ceux qui maîtrisent cette langue, de nombreux citoyens se sont sentis marginalisés et mis hors du débat sur la refondation de l’État, sur la démocratisation du pays et sur la redéfinition de l’armature institutionnelle du pays.
2.2. L’accentuation de l’analphabétisme

Les années 80 et 90 sont révélateurs de ce que le système éducatif congolais est obsolète, l’école est en faillite et l’analphabétisme gagne de plus en plus les milieux adultes. Près de 40 % de la population adulte connaît un analphabétisme de retour, ce qui en fait signifie qu’une bonne frange de la population adulte a perdu l’usage courant du français, langue de l’enseignement au profit des langues congolaises véhiculaires ou encore tout simplement, ne sait ni lire ni écrire en français.

Une constitution éditée en langues congolaises a donné la possibilité à cette population néoanalphabète, de lire et comprendre le texte fondamental, mais surtout de participer tant bien que mal au débat citoyen.

A ce niveau, les médias, notamment, la radio, ont apporté une contribution inestimable dans la vulgarisation dans les zones rurales de la Constitution en langues nationales, permettant à n’en point douter une participation plus importante de la population au débat national et de consolider la jeune démocratie.
3. Quelle méthodologie a-t-elle été utilisée ?

Une version ou un thème se présente matériellement d’abord comme un texte-source à traduire. La consigne est double car il s’agit de

- traduire ce texte ;

- le traduire comme il faut.

Mais la traduction proprement dite comme le note Jean-Louis Ladmiral55, ne se définit pas par rapport à ces impératifs catégoriques de nature pédagogique, mais par rapport à des nécessités hypothétiques du type « si…….alors……….. ».

Exemple (1) :

dans le but de dispenser d’une lecture de l’original, c’est à dire si on ne sait pas la langue source, alors on pourra lire tel texte-cible;

Exemple (2) :

compte-tenu (a) qu’il y a dans toute opération de traduction déperdition de sens comme dans tout acte de communication et (b) selon le public auquel est adressé le message ou la finalité visée par le traducteur, il sera plus acceptable de laisser perdre sélectivement tel aspect plutôt que tel autre.

S’il faut accepter qu’il n’y a pas de traduction en soi et que la traduction proprement dite est une opération déterminée par les conditions de production qui définissent le traducteur, il faut aussi dire qu’elle est spécifiée en fonction de divers paramètres touchant la nature du texte à traduire, le type d’allocutaires, la nature de la langue cible et pourquoi pas prendre en compte la distance chronologique ou culturelle qui existe entre le message et le nouveau public.

D


ans notre cas, il s’agit de traduire en langues africaines bantu : lingala et munukutuba un texte élaboré en français.

Pour atteindre l’objectif principal, celui de traduire en lingala et munukutuba le texte-source, les traducteurs ont élaboré la méthodologie suivante :

1. Organiser l’inventaire et la traduction des termes français ayant déjà des équivalents dans les langues-cibles congolaises.

2. Recenser les termes susceptibles de faire l’objet d’emprunt

3. Procéder à la création de nouveaux mots pour combler la lacune existante.

Une recherche documentaire et bibliographique a conduit à recenser tous les dictionnaires et lexiques français-lingala et français-munukutuba encore disponibles.

Cet exercice a permis de mettre en évidence la richesse lexicale des langues-cibles rendant inutile tout recours abusif ou systématique à l’emprunt.
4. Procédures et méthodes de création lexicale

La première démarche pratique a consisté à déterminer un domaine pour en définir et en décrire la terminologie dans les deux langues-cibles. Mais comme la terminologie est censée correspondre à un système notionnel, la manière d’aborder un domaine est une question essentielle. De ce point de vue, on doit distinguer au moins deux types de domaines :

1. Les domaines théoriques. Ils sont généralement centrés sur un objet distinct. Le projet terminologique doit alors rassembler et comparer les termes employés dans les diverses théories : termes différents, (à confronter), termes identiques véhiculant des valeurs notionnelles différentes.

2. Les domaines techniques. Chaque domaine est constitué par des finalités pratiques. Dans les secteurs administratifs, juridiques ou d’organisation, l’élaboration d’un modèle représentant la forme du domaine pose d’autres problèmes qu’en sciences, parce qu’elle dépend en partie de contingences culturelles ou socioéconomiques. A ce sujet, Howard Gardner traitant des variations linguistiques transculturelles, fait observer :

Une fois que le langage a décollé, il a rempli d’innombrables fonctions. On peut avoir une idée de cette variété en considérant seulement comment les représentants des différentes cultures ont utilisé le langage, et comment ces cultures ont récompensé ceux qui excellaient dans de telles utilisations.56

En ce qui concerne notre sujet, disons qu’en raison de la différence manifeste de Statuts et de niveaux des langues en présence, quelques procédés ont été repérés.

Il s’agit particulièrement :

- des possibilités internes des langues congolaises

- de l’emprunt

- des calques phonologiques

- des néologismes;

Le domaine lexical d’une langue comme le soulignent Maurice Houis et Rémy Bole Richard, « correspond à la culture du peuple qui la parle, c’est à dire à son environnement, ses techniques, ses croyances, son expérience du monde ». On peut dire qu’il est en fait adapté aux besoins de ses locuteurs. « En ce sens, il est vain de vouloir mesurer une éventuelle richesse ou pauvreté lexicale d’une langue, ou de comparer deux langues pour dire laquelle est la plus riche ».

Une Constitution relève des domaines liés à l’organisation des institutions, à l’administration et au droit. Les langues congolaises renferment-elles autant des termes juridico-administratifs éprouvés que le français ? Evidemment non, mais elles disposent d’atouts internes pour combler ces lacunes par la création de nouveaux mots ou par emprunt.
4.1. Les possibilités internes de la langue

Les langues bantu regorgent d’énormes potentialités de création lexicale. Faisant appel à leurs structures syntagmatiques propres notamment la composition et la dérivation, le lingala et le munukutuba ont proposé des mots pour désigner bon nombre de concepts enrichissant de fait le vocabulaire des langues cibles.
4.1.1. Mots créés par dérivation

Ces mots ont été crées à partir de lexèmes affixés d’un morphème dérivatif. Ce sont des mots qui touchent beaucoup de domaines dont la justice.

Par exemple :

Langue

Verbe

Nom

Locatif

Français

Juger

Juge

Palais de justice

-

-

Jugement




Lingala

Ko-samb-a

Mo-sambi-si

e-samb-is-el-o

-

Ko-samb-is-a

bo-samb-is-i




-

-

li-samb-is-i




munukutuba

ku-fund-is-a

ki-fund-is-i




-

-

lu-fund-us-u




4.1.2. Mots créés par composition

Langue

Verbe

Nom

Français

hériter

héritage

Lingala

ko-tik-al-a na biloko bya mowei57

bo-tik-al-i na biloko

-

-

bya mowei

Une autre possibilité interne de la langue est l’élargissement ou le transfert sémantique. Élargissement sémantique lorsqu’un terme d’acception usuelle définie est utilisé pour désigner une notion nouvelle par analogie ou métaphore; par exemple : « Haute Cour de Justice » qui donne en munukutuba : lufundusu ya bantu ya nene, ce qui donne littéralement : « Le tribunal des personnes grandes / importantes ».
4.2. de l’emprunt

En même temps qu’une société évolue, naît chez le locuteur le besoin d’exprimer des notions nouvelles.

Pendant la traduction de la Constitution de Mars 1992, beaucoup de mots ont été empruntés aux langues vernaculaires congolaises, et au français.
4.2.1. Emprunts aux langues congolaises

Bansutami < Kidondo

Mbongi < Kikongo
4.2.2. Emprunts au français

Ils sont nombreux et variés. Ce sont des mots qui relèvent du vocabulaire politique, institutionnel et administratif

Lingala

Français

Ministre

Ministre

Depité

Député

Voti

Vote

Sena

Sénat

Motion de censure

motion de censure

Parlema

Parlement

Lasemble

L’assemblée

Il en est de même en munukutuba :

Français

Munukutuba

Minisitele

Ministère

Basoda

Les soldats

Zandalimeli

Gendarmerie

Etc.




Disons qu’il peut exister des équivalents à ces mots empruntés mais le besoin sinon le souci d’être compris et de ne pas toujours créer un nouveau mot au risque de ne jamais le voir utilisé a orienté les traducteurs vers le recours à l’emprunt.
4.3. les calques phonologiques

Les calques phonologiques ont aussi été adoptés comme source de création de mots. La forme phonique du terme calqué sera alors modifiée et adaptée à la structure phonologique de la langue congolaise cible :

Exemple :

français : juge du siège

munukutuba / lingala : zuzi ya kiti

kiti signifie chaise, banc ou tabouret

Le système phonologique de la langue cible peut aussi fonctionner comme un crible au travers duquel passe un mot d’origine étrangère, qui est alors assimilé, au point de ne plus le reconnaître comme emprunt. Voyons le destin du mot État

Français

Lingala

État

leta

Fonction publique

leta

Établissement public administratif

ndako ya leta

Si au départ, le mot leta est un emprunt, qui désigne l’État « autorité souveraine s’exerçant sur un peuple ou un territoire déterminés », devant la difficulté de nommer la situation ou le corps d’appartenance d’un agent du service public, le lingala recourt au mot leta non plus dans son sens premier, mais comme une réalité qui se projette et se colle à tout agent du service public.
4.4. Les néologismes

Il est évident que les langues congolaises sont le reflet de leur environnement économique, social, culturel et politique. Leur richesse lexicale dépend de la qualité de l’activité humaine qui se déploie autour d’elles. C’est dire qu’au regard du développement des sciences et des techniques, en un mot de la société, le besoin de connaître son milieu, d’identifier ses composantes, bref de les nommer est une nécessité.

Pendant l’exercice de traduction de la constitution en langues congolaises, le groupe de traducteurs s’est confronté à des difficultés liées au manque de vocabulaire en lingala et munukutuba pour dire certaines réalités. Il a donc fallu puiser dans le système lexicologique des langues – cibles afin de proposer de nouveaux mots qui pouvaient avec satisfaction, combler la lacune constatée.

Ce sont en majorité des mots relevant des domaines institutionnel, politique.

Par exemple :


Français

lingala

munukutuba

Démocratie

bumbongi

Mbongi58.

Sénateur

-

mbuta – nzonzi59

Emploi militaire

-

bosoda

Cour des comptes

litaki litali bososoli bwa motango mwa biloko

lufundusu ya lukonti

On peut constater que les traducteurs n’ont pas la même structure de pensée pour créer dans l’une ou l’autre langue un mot pour dire « comptes ». Les traducteurs lingala définissent et limitent l’action de la cour des comptes à un emploi de compatibilité publique (Bososoli bwa motango vient de Bososoli = "choisir, veiller sur" et de Motango = "rang, nombre"), tandis que les traducteurs munukutuba érigent cette cour en un "tribunal" où s’exerce la compatibilité publique : lufundusu = tribunal, et Lukonti = compte(emprunt au français).

Les néologismes sont d’un apport précieux dans l’enrichissement du vocabulaire des langues, surtout quand elles commencent à remplir de nouvelles fonctions.
5. Difficultés rencontrées

L’exercice de traduction de la Constitution du 15 Mars 1992 était une première pour l’Association Pour la Promotion des Langues Africaines d’une part, et pour les langues congolaises en général, d’autre part. Ainsi personne n’avait encore élaboré de méthodologie pour réaliser ce genre d’exercice.

En raison de nombreuses lacunes constatées, et pour éviter le recours systématique à l’emprunt, beaucoup de mots ont été créés, ce qui pourrait compliquer davantage la compréhension du texte.

Après les travaux de traduction et d’édition, il ne s’en était pas suivi un travail de vulgarisation appuyé par les médias.

Il a été observé une résistance psychologique de la part des cadres politiques, surtout des députés dans l’usage de cet outil de travail qui aurait pourtant facilité la communication avec leurs bases électorales.

Il a manqué une politique de commercialisation du produit fini.

L’instabilité politique dans laquelle s’est installé le Congo depuis la fin des années 80 n’a pas permis l’émergence d’une classe politique débarrassée des tares du monopartisme, à tel point qu’une évolution systémique des mentalités rencontre toujours le poids de la tribu, de l’ethnie.

Les idées politiques ne sont pas le fruit d’un travail collectif mais le rêve tracé d’un tribun.

La Constitution de 1992 a été abrogée en 1997 suite à la guerre.
6. Des leçons à tirer

La traduction de la Constitution de Mars 1992 ne s’est pas faite non sans difficultés. On peut relever des pesanteurs d’ordre psychologique, culturel et économique.

En effet, même si beaucoup de congolais se sont réjouis de la traduction de la Constitution en langues congolaises, nombreux sont ceux qui n’ont accordé aucun intérêt à cette œuvre.

C’était comme un non événement, sauf pour le linguiste ou pour un rare « ami de la culture ».

De cet exercice pourtant noble, pouvons-nous tirer les leçons suivantes :

- Mieux élaborer la méthodologie de travail prenant en compte l’ensemble de la chaîne, du début à la fin.

- Organiser un appareil de vulgarisation du produit fini.

- Impliquer les médias dans la vulgarisation du produit.

- Intéresser en amont tout comme en aval l’homme politique.

- Organiser un marché sinon un circuit de distribution du produit fini.

- Intéresser les milieux scolaires, universitaires et confessionnels, ainsi que les organisations de promotion et de défense des droits de l’Homme.
CONCLUSION

La traduction de la constitution du 15 mars 1992 en lingala et munukutuba, a été un exercice majeur sinon un moment très important dans l’histoire de chacune de ces deux langues. Elles a permis en fait de cultiver leurs potentialités lexicologiques, grammaticales et syntaxiques, de les éprouver comme langues de cultures politiques, juridiques et administratives et de les hisser au rang de langues de communication et de production scientifiques.

Dans une interaction soutenue avec le français, le lingala et le munukutuba peuvent encore développer de nouvelles initiatives qui contribueraient à leur épanouissement.

En s’engageant dans les travaux de traductions, l’association pour la promotion des langues Africaines contribue à développer le lingala et le munukutuba, en renforçant leur assise linguistique et en les propulsant vers un dialogue de partage avec d’autres langues dont le français.


BIBLIOGRAPHIE



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