Le rituel de mort et de resurrection. 30








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mon corps : car j'ai en lui une loi perverse qui est en lutte contre l'esprit », ceci n'est pas seulement de la lutte de l'appétit sensitif contre l'esprit dont parle saint Paul car Ma parole l'avait comme rassuré sur ce point lorsque Je lui avais dit : Paul, Ma grâce te suffit. C'est de son corps auquel il était enchaîné qu'il se plaignait, parce qu'il l'empêchait de Me voir pour quelque temps encore ». Le Dialogue de Catherine de Sienne, op. cit.

215 Chez les païens le Lundi est le jour consacré à la Lune, le feu-d'en-­bas ; l'Eglise le consacra au Saint-Esprit, le « feu d'en haut ». Et Jésus à Gabrielle Bossis de confirmer : « Le Lundi, vis dans l'amour du Saint-Esprit en Lui demandant l'amour. C'est Lui qui fait la sainteté ». Et nous observons chez certains transformés contemporains brûlés de flammes une réelle cor­respondance entre le Lundi, le Saint-Esprit et la Trinité.

216 Essai sur l'Expérience libératrice (Gallimard, 1952).

217 Tout de même que les micro-physiciens lorsqu'ils concluent à l'indé­terminisme, par suite des « incertitudes » d'Heisenberg. Il ne s'ensuit nulle­ment que le déterminisme, le principe de causalité, soit le moins du monde, en défaut. Nous sommes dans l'incapacité, nous, avec nos méthodes physi­ques, de connaître à la fois la vitesse et la place de ce qu'on appelle un électron. C'est tout. Lire Le Hasard et les Causes rythmées, de Gaston BAUDEZ (Dunod, 1952) où s'équilibrent science et bon sens.

218 Précisons : l'hindou, qui n'a pas différencié ontologiquement : intelli­gence et volonté, va bien remonter à la source de leur naissance, et non à la source de la dualité, qui n'est que l'expression d'un mauvais usage de ses facultés supérieures ; Et nous saisissons, (même dans son erreur) combien l'expérience mystique se joue dans la mémoire - intelligence et volonté étant déjà expérimentées bien avant l'union proprement dite.

219 Dans le bouddhisme zen, au contraire, l'illumination jaillit d'une ten­sion dialectique exacerbée à la folie. Socrate ou la Gnose semblent avoir poursuivi également cette solution extrémiste.

220 Au point, nous l'avons vu, que l'influx nerveux de l'opérateur passe de l'oreille du sujet (en contact visuel) à sa langue, renvoyé comme balle par le cerveau inférieur sans entrer dans le champ de la conscience.

221 Olivier LACOMBE, Technique et Contemplation. Congrès des Etudes Carmélitaines, 1948.

222 Par entendement, Jean de la Croix comprend non seulement l'intelli­gence mais les sens et l'imagination d'où l'intelligence tire toutes ses idées. La classification augustinienne adoptée par tous les mystiques - par expé­rience - est mémoire, entendement, volonté. (Cf. chap. VI).

223 Quatre Essais, op. cit. Le Yoga Sara Sangraha confirme : la connais­sance du Soi est bien l'identification à l'état d'Existence. A un plus haut degré, cette prise de connaissance du Soi est appelée l'identification avec le Nuage de la LOI : Dharma megha Samâdhi.

224 Notons que la « mémoire » dans le langage mystique déborde de beau­coup la notion de « mémoire psychologique ». La mémoire psychologique est considérée comme purement sensitive, une mémoire d'image tandis que « l'image de Dieu » est ici prise en un tout autre sens. Dans l'expérience mystique, il y a une mémoire d'idée, et même une mémoire spirituelle de toute forme (Cf. chap. VI).

225 Cet état particulier de prolifération tropicale reste normal en compa­raison du véritable état-second en lequel glissaient les disciples de Gurdjieff. Ils étaient diaboliquement soumis à une expérience inversée de la libération, soit une inversion au carré de l'expérience mystique.

226 L'union transformante est stable et permanente ; elle est habituelle, elle n'est pas toujours actuelle. Chez le mystique chrétien elle s'actualise selon le souffle de l'Esprit, ce sont les « réveils » du feu qui dort dont parle Jean de la Croix. Cependant, par la rentrée en oraison, par la prière, le transformé peut aspirer cette spiration qui va spirer à travers lui. C'est son privilège (ayant l'inhabitation trinitaire) de pouvoir actualiser cette union, toute au moins à un certain degré, celui d'une douce flamme qui n'est pas celui de la Vive flamme flamboyante, bien entendu.

227 Cantique spirituel (strophe 29, 5).

228 Cantique spirituel (strophe 32, 1).

229 Lettre du 16 juillet 1951 de F. à Sevananda, sur la mort du Maharshi (Cité par Sevananda in Yo que caminé par el mundo…) Le Maharshi, lui, ne parlait guère ; hélas ! son entourage l'a fait parler !

230 C'est un don de Dieu, dirait saint Augustin, mais bien différent des dons réservés aux chrétiens, ceux de la « grâce des fils ».

231 Cette prolifération de la Chair dévorant les hommes déifiés, arrivés à l'état non conditionné, est troublante... Est-ce une punition ou est-ce une grâce, Dieu leur permettant, par l'acceptation de la souffrance en vue de la rédemption de leur prochain, de se sauver in extrémis ? Un superbe Hatha-Yoga, le Dr P., vient de mourir, à 30 ans, lui aussi d'un cancer !

232 Lettre CCVII à Mère Agnès, du 28 mai 1897.

233 L'éternelle Vie, op. cit., p. 93.

234 Pour toute âme, chapitre II, p. 40 : Bienheureux les pacifiques.

235 Rappelons que ce Patanjali n'est pas le grammairien du IIe siècle avant J.-C., mais un Patanjali du Ve siècle après.

236 Mircea ELIADE, Le Yoga.

237 Nous disons que la technique n'est qu'apparemment la même, car en effet la prière des Pères du Désert est un exercice de désappropriation auquel rien, rien, rien ne doit se surajouter. Dans l'exécution magique des mantras la volonté de puissance inverse la technique primitive.

238 Adhyâtma-Râmâyana, X, 22. Trad. A. Daniélou. Conférer avec « Ton nom est une huile répandue ». (Cantique des Cantiques, 1, 2).

239 Il faut prononcer bouche fermée, une sorte d'assentiment prolongé : OM ... et non « Aoum », invention de la Société Théosophique.

240 Osterwald traduit littéralement « Car Jésus-Christ... n'a point été oui et non, mais il a toujours été oui en Lui... ».

241 « Aucun chapelet n'est nécessaire pour ce japa, mais les adeptes por­tent caché dans leurs vêtements un petit objet quelconque qui rappelle leur attention en cas de distraction et qui ne doit être vu de personne ».

242 Observons que des faits psychiques naturels sont ici mélangés avec des phénomènes préternaturels (vraisemblablement dûs à la grâce). Ainsi la répétition et même la simple pensée d'une syllabe agit sur les muscles de la phonation. Ces mouvements, extrêmement faibles mais enregistrables, d'une part améliorent la circulation sanguine dans l'artère carotide interne, mais encore provoquent une légère vibration de l'hypophyse. Les « rejaillisse­ments » corporels utilisent chaque fois que possible notre structure somati­que ; la grâce surnaturalise la nature.

243 Notons que le serpent étant... sourd, n'entend aucun son audible mais, sans doute, des harmoniques que nous ignorons. La flute sert au char­meur pour se concentrer et fasciner le serpent.

244 Shrîmad Bhâgavata, XI, 3, 31-32.

245 Nous pensons à cette bretonne qui passait ses jours à prier et qui se crut malade mentale parce qu'elle sentait des « papillons dans ses cheveux ! » Elle alla consulter plusieurs psychiâtres parisiens qui, ne comprenant rien à ce phénomène, l'assurèrent cependant (heureusement) de son parfait équili­bre mental Enfin, un prêtre lui expliqua ce qu'était l'horripilation consécu­tive à la prière continue. Moins heureuse fut cette carmélite dont on se gaussa : « Elle croit que c'est le Saint-Esprit » ! Eh oui, docteur M., c'est vous qui êtes un âne.

246 On mesure à quel point des traductions, même bonnes, laissent passer l'essentiel de l'expérimentation. Le P. Grégoire de saint-Joseph traduit : (Vie, XXXIX) : « J'entendis une voix très suave semblable à un doux murmure. Les cheveux se dressèrent sur ma tête, tant je fus saisie de crainte. Une fois ma crainte passée, ce qui ne tarda pas d'ailleurs, je goûtais un repos, une joie, des délices si intimes que j'en étais étonnée ». Alors que le texte espagnol porte : « oî que me hablaba una voz muy suave, como metida en un silbo (comme mêlée à un sifflement). Yo me espe­luce toda (tout mon système pileux se hérissa), que me hizo temor ». Ce qui nous ramène au doux sifflement d'Elie, à l'horripilation d'Eliphaz, à ces manifestations que les Occidentaux - par un angélisme inopportun - ­laissent dans le vague.

247 Nuit Obscure, II, chap. XVIII. « Parque solo el amor, es él que une y junta el alma con Dios ».

248 Nous entendons par là : voie de connaissance pure. Les yoguins utili­sent toujours plus ou moins au départ le Ratha et le Mantra Yoga.

249 L'image du Monde dans l'Antiquité, op. cit.

250 Ainsi d'une mystique dont les clous (invisibles) sont situés dans la paume alors que le crucifix (de Villandre) qu'elle prie a les clous dans les os du poignet, selon le Saint-Suaire.

251 Le Dragon en Chine est l'emblème du soleil levant, il est propice et non néfaste comme le Dragon de la tradition mésopotamienne et européenne.

252 Qu'Ezechias devra mettre en pièces, car les enfants d'Israël s'étaient mis à l'adorer et lui offrir de l'encens. « On l’appelait Nohestan ». (II, Rois, 18, 4).

253 Le désarroi des esprits est tel que nous avons vu sur une chasuble de bénédictin un « entrelacs de serpents verts », symbole de la Kundalini ; ailleurs un vitrail « abstrait » de chapelle bénédictine représente également un serpent. La perte du sens symbolique est générale. Et il s'agit ici des gardiens de la liturgie...

254 Cependant le P. Jérome Gratien de la Mère de Dieu observe : « Si donc en souffrant en silence, par une fausse humilité, nous ne les aidons pas [nos ennemis] à sortir du péché et à cesser leur injuste persécution, nous sommes extrêmement cruels à leur égard en les laissant condamner pour l'éternité ». Obras.

255 « Toute vraie possession diabolique est accompagnée en fait et quasi nécessairement, de troubles mentaux et nerveux, produits ou amplifiés par le démon, mais dont les manifestations et les symptômes sont pratiquement et médicalement identiques à ceux que produisent les névroses ». Mgr. F. M. CATHERINET, Les Démoniaques dans l'Evangile (in Satan. Etudes Carmélitaines).

256 L'Infirmerie Spéciale est un centre de triage psychique, dans lequel le diagnostic doit être fait rapidement pour ne pas embouteiller le service, et délivrer des certificats ; exactement le contraire de ce qui permettrait d'accé­der humblement aux causes transcendantes.

257 Nous nous en tenons au sens corporel du texte. A. FRANK DUQUESNE, dans « Seul le chrétien pardonne », p. 99 et seq. (Ed. Latines, 1953) en a dégagé le sens « spirituel ».

258 L'effet de cette longue lutte qui dura sept ans, fut que la Mère Jeanne des Anges devint une fervente religieuse ; le P. Surin s'éleva jusqu'à une très haute perfection ; un autre exorciste de Loudun, le P. Tranquille, mourut en odeur de sainteté. Keriolet, qui vivait dans le vice, devint aussi saint qu'il était impie, et le tiède abbé de Vaux, Guy Lancier, devint l'un des prêtres les plus vertueux du clergé d'Anjou... Drôle de « névrose » qui donne de tels résultats ! Un psychiâtre ne devrait pas oublier le psychodiagnostic de valeur morale.

259 Le P. SURIN a écrit dans son Traité de l'Amour de Dieu (L. VI, ch. VI) : « entre les sens spirituels, le tact est le plus délicat, quoique parmi les cor­porels il soit le plus grossier ». Nos « aveugles » appelleraient ces touches des hallucinations cœnesthésiques (Cf. Planche II : Le Feu).

260 Dans un milieu de tertiaires franciscains de haute culture intellectuelle et artistique, comme nous faisions remarquer qu'être assis était préférable pour la contemplation extatique, nous entendîmes une voix inquiète : « Mais les extases, c'était au Moyen âge... il n'y en a plus de nos jours ? »

261 Cf. Vive Flamme, str. III, vers 2, p. 999. Jean n'est pas de ceux qui s'imaginent qu'il s'agit des cicatrices des coups de fouet ou de lapidation, comme dans le Paul de Tarse de Mgr. Joseph Holzner, qui ne manque pas une erreur d'interprétation spirituelle.

262 Nous pensons à un prêtre explicitement appelé à la vie mystique au séminaire, et qui aurait voulu « marquer sa génération ». Dieu a dû lui envoyer la tuberculose pour le ramener à Lui.

263 Appel du Rédempteur aux âmes consacrées. (Cf. p. 85). Préface du P. J. Lebreton S. J. (Office du Livre, 1946).

264 Dans le cas de mystiques en VImes Demeures, dans lesquelles la résis­tance aux tentations et obsessions active la purification, l'exorcisme privé chasse le démon un ou deux jours seulement. C'est un répit. Dans les autres cas, l'obsession semble supprimée ou revient longtemps après.

265 Avant d'inférer que l'électro-choc employé avec succès, prouve névrose et non obsession démoniaque... il faudrait savoir que le démon ne résiste pas, non plus, à une solide volée de bois vert. « Feux rouges », d'Arlette PASCAL (Corréa) qui portait originellement comme titre : Narcose montre comment on détruit une mystique (dont les grâces ne sont pas mentionnées dans l'ouvrage) pour la ramener terre-à-terre.

266 Il y a d'heureuses exceptions. Ainsi Henri Baruk, spécialiste de la catatonie, auquel on amena un jour une femme continuellement en sommeil et qui se croyait malade... Au bout d'un an d'observation, il lui fit lire saint Jean de Dieu... Quelques années après, celle-ci atteignait le sommet du Carmel. Aussi peut-on dire que Baruk est en quelque sorte « catholique », « universel », tandis que les psychiâtres (appartenant aux partis) catholiques, qui pratiquent suggestion, électrochocs à hautes doses, lobotomie, violation du secret, sont « marqués du signe de la Bête ».

267 Le Saint Père contredit ainsi formellement Mgr. Fulton Scheen, auxi­liaire du Cardinal Spellmann, qui écrit : « nous ne cherchons pas à discuter les méthodes psychanalytiques, lesquelles sont absolument valides en tant que méthodes » ! C'est que pour traiter de la psychanalyse, il faut autre chose que de l'intelligence ; un éclairage marial tout particulier est indispensable. Quant aux professionnels non croyants, beaucoup commencent à en avoir assez de cette fausse science. Au
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