Le rituel de mort et de resurrection. 30








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Amour et Violence (Ed. Carm., 1946).

314 Concile de Trente. Denziger, 792.

315 Kretschner observe : Ces « impulsions et tendances secondaires immo­rales, incluses pour ainsi dire dans le fonds héréditaire, agissent comme un aiguillon sur les freins moraux des impulsions, en déterminant leur hyper­trophie. Il se forme dans la personnalité totale d'énormes surcompensations morales, destinées à faire contre-poids aux impulsions sexuelles, surexcitées ou perverses. Cette situation… peut aboutir, dans le cas favorable, à une véritable hypertrophie morale qui fait souvent de ces sujets des hommes d'une haute valeur sociale, profondément altruistes, et d'une décence irré­prochable ». Manuel théorique et pratique de Psychologie médicale. Ce sont les « violents » qui sont amenés à développer au maximum leur Volonté de Bien, tout comme les grandes civilisations - observe Arnold Toynbee - se développent en réaction, en lutte contre un milieu hostile.

316 La Triple Voie, trad. P. Valentin-Breton (Ed. Franciscaines).

317 Pour le Premier Adam, comme pour le Second, la convoitise de la chair ne porte que sur la faim : pomme ou pain. C'est postérieurement au péché originel que la faim sexuelle est devenue une convoitise engendrée par la nudité. On voit combien est sans fondement la banale et charnelle traduction de « croquer la pomme »... ; elle traduit bien la vantardise du mâle qui veut bien être « charnel » mais non « orgueilleux »...

318 Les Egyptiens enlevaient du corps à embaumer toutes les viscères, les plaçaient dans un coffret qu'ils tendaient vers le Ciel en déclarant au nom du mort : « Si j'ai commis des fautes, je n'ai point agi par moi-même, mais par ces choses », d'après Joseph de Maistre mystique (disons plutôt : mage) d'Em. Dermenghem, 1946. Dans les vases canopes, on plaçait les yeux, le cerveau, le cœur et les entrailles.

319 Chez les animaux on distingue trois instincts fondamentaux : les pre­miers, faim et sexualité, qui provoquent chez l'homme déréglé la convoitise de la chair. Le troisième : instinct grégaire, se rattache au contraire à cet instinct filial qui nous fait tous fils du même Père ; le grégarisme chez les animaux ressortit « à la parenté des choses dans l'être », dirait saint Thomas.

320 Nous le trouvons dans le cas des grands fumeurs (comme Freud), mais celui qui a déjà remplacé la prière perpétuelle par la cigarette ou la pipe perpétuelle est déjà un inquiet, un instable qui se raccroche à faire de la fumée (vanitas) pour se prouver qu'il existe.

321 Voici quelques rêves de celui qui prétend interpréter les rêves des autres alors que ce monstre ignora toujours ce que sont les rêves d'un homme sain, normal. La cruauté le dispute à la bêtise : « Le Vieux (son père) était celui qui urinait, maintenant, devant moi, comme jadis j'avais uriné devant lui et à moi incombait d'appliquer le châtiment... ». Ailleurs il se compare à Gullivers et Hercule, fait « pipi » et s'écrie : « Admirable, une preuve de plus que je suis un sur-homme »... !

322 Répétons-le, il ne s'agit nullement d'anti-germanisme, mais de faits objectifs ; dans toute la peinture allemande, le graphisme est agressif, cruel, « elle s'assimile tout ce qui coupe, griffe, rogne et déchire, elle se recourbe brusquement en petits crocs et multiplie les dents de scie ». (René Huyghe). Ajoutons qu'actuellement - et la diffusion de la psychanalyse n'y est pas étrangère - il en est de même avec la peinture moderne française (les « caricatures sacrées ») laquelle n'exprime avec ses obliques, brisures, et dentelures que l'agressivité de ses auteurs.

323 Il ne peut y avoir de mal en puissance chez l'homme. Comme le croit Karl Stern - insuffisamment enseigné. Il n'y a de potentialité que d'être, mais il y a liberté de refuser cet être, d'où mal en acte - jamais en puis­sance - c'est notre volonté qui sépare le Bien du Mal, comme Dieu sépara la Terre des Eaux.

324 Le Médecin-Chef de la Maison Nationale de Saint-Maurice, « lorsqu'il prit possession de son service, l'a trouvé dans un état d'anarchie complète : les infirmiers vendaient de l'alcool aux malades et monnayaient les moindres adoucissements à la règle ; les malades vivaient en état de révolte complète et M. Baruk fut grièvement blessé par l'un d'eux dans les premières semaines de son activité. Il s'est alors attaché à faire régner dans son service une stricte équité ; l'atmosphère s'en trouva rapidement transformée. Dans cette constatation, M. Baruk a vu la preuve que même chez des malades profonds, de grands délirants, la conscience morale survivait, au moins sous sa forme la plus simple : le sens de la justice distributive ». Communication du Dr Cossa au Ve Congrès de Psychologie Religieuse, 1948.

325 Psychose et Névrose. Admirable condensé de la Collection « Que Sais­-Je », (P.U.F.), par Henri BARUK.

326 Observons que les « circonstances atténuantes » ne suppriment point la culpabilité. On est coupable ou non, avec ou sans circonstances atténuantes ; tous les serpentements de notre époque ne peuvent rien changer au principe d'identité : «Oui, oui. Non, non ».

327 Il est très remarquable de constater combien de religieux sont séduits par ce rejet de la culpabilité, qui provient de leur méconnaissance absolue du mécanisme des Nuits.

328 Et non dans l'organisme : « Je mets au défi », déclare le médecin de la marine Paul Good, « qui que ce soit de trouver dans l'histoire de la méde­cine, chez tous les peuples du monde, une seule maladie qui puisse être causée par la continence ».

329 Aussi les Confessions du pasteur suisse Marc Thurian concluent-elles à la nécessité et aux bienfaits de la confession... mais comme simple « dé­charge de conscience » pour rabaisser l'orgueil (Luther), calmer les scrupules (Calvin). Elles restent sur le plan psychologique et non sacramentel.

330 « Fait singulier, l'obsession dans laquelle se discernent si clairement les complexes de la sexualité et les déviations de l'instinct génésique, constitue une manifestation morbide contre laquelle échoue l'application de la méthode de Freud, alors que du point de vue théorique, la psychanalyse devrait trou­ver dans cette affection son indication majeure », avoue le Prof. Jean Lher­mitte in Amour et Violence (Et. Carm.).

331 Par contre nous voyons, dans une famille de contemplatifs, une fillette demander à communier à cinq ans et ne jamais cesser depuis ; dans une autre famille totalement agnostique, une autre fillette prier, dans son lit le soir, un Dieu dont elle n'a jamais entendu prononcer le nom, pour que ses cheveux bouclent bien... L'option est faite relativement à la possibilité de connaissance.

332 Encore bien moins de cause efficiente.

333 Cependant, objecterez-vous, le patient reconnaît parmi ce fatras un souvenir réel, complétement oublié. Reste à savoir si ce n'est pas un pseudo-­souvenir, une reconstruction. Il suffit d'avoir fréquenté des médiums pour savoir à quelles affabulations ils se livrent et que fait-on sinon fabriquer des médiums de l'ordure ?

334 La fixation de l'attention sur l'abdomen, « amène l'obscurcissement progressif de la pensée lucide et de la conscience, qui va jusqu'à leur extinc­tion complète, l'accroissement du potentiel d'émotion charnelle et comme résultat l'apparition de manifestations passionnelles, corporelles et mentales... le tout aboutit souvent à l'aliénation mentale et aux désordres physiques ». Telle fut l'erreur commise par certains moines du Mont Athos (cf. chap. VIII). N'est-ce pas, en fait, la méthode freudienne ?

335 C. G. JUNG : L'homme à la découverte de son âme (éd. du Mont-Blanc). Nous ne disons pas que la « persévération » implique : dissimulation. Il n'y a dissimulation que si le repentir n'est pas venu rénover notre vie passée. Il se produit simplement une courte absence, préfiguration des « suspensions » de l'intelligence en contemplation, en recueillement.

336 Dans certains tests professionnels passés dans les usines, des questions d'ordre psychanalytique ont révélé à certains sujets des désirs insatisfaits... ( !) qu'ils ignoraient et pour cause, et provoqué de véritables troubles chez les travailleurs ; ces tests ont fabriqué des névrosés.

337 Nous citons Allers d'après le remarquable petit ouvrage de Louis JUGNET : « Rudolph Allers ou l'anti-Freud » (éd. du Cèdre, 1950). Allers est non seulement docteur en médecine mais docteur en philosophie scolastique. Outre son activité médicale, il a traduit en allemand le « De Ente et Essentia » de saint Thomas d'Aquin (Vienne, 1936) ainsi que les œuvres philosophiques de saint Anselme... C'est dire que la « falsa philosophia » des psychanalystes ne peut l'induire en erreur; et il ne tient pas à paraître à la page.

338 Pour la distinguer de certaines névroses traumatiques ou de possession, provenant de chocs émotionnels (mort subite d'un parent, bombardement, vue d'un crime par exemple) nous avons appelé : névrose de ressentiment, ces états nerveux pathologiques en attendant que des études psychologiques plus précises donnent leur nom spécifique.

339 Une revue dominicaine d'action humano-économique nous arrive avec ces mots : « Ce que nous sommes : Avant tout, une poignée de gens chargés d'angoisses ». Vincent de Paul aurait dit : « Commencez par avoir le repos en Dieu... Après vous pourrez agir ».

340 Tout au contraire on doit appliquer à la névrose ce que Mère Thérèse disait de « l'humeur noire » (qui n'est pas la mélancolie citée par Baruk). « Je crains bien, je le répète, que le démon ne tire prétexte de cette humeur pour chercher à perdre beaucoup d'âmes. Je vois, en effet, qu'on la met plus que jamais en avant, et en réalité, c'est notre propre volonté et notre indépendance que nous appelons [névrose]. Voilà pourquoi, à mon avis, il faudrait dans nos monastères comme dans toute maison religieuse, ne pas même prononcer ce mot qui semble entraîner avec lui une idée d'indé­pendance ». Fondations, chap. VII.

341 Etudes Carmélitaines, 1949.

342 Montée, livre II, chap. V.

343 Todo y Nada, par J. MARITAIN, in Degrés du Savoir (op. cit.).

344 « Attendu qu'il n'y a d'appétit que du bien... que si parfois l'appétit semble ne pas suivre la connaissance, c'est que l'appétit en question et le jugement de connaissance qu'on lui compare ne sont pas relatifs au même objet. L'appétit s'adresse au particulier opérable, le jugement de la raison est quelquefois relatif à une vérité universelle qui peut être contraire à l'ap­pétit. Mais le jugement relatif à tel acte particulier hic et nunc opérable ne peut jamais être contraire à l'appétit. Ainsi celui qui veut forniquer bien qu'il sache en général que la fornification est un mal, juge cependant, pour lui et actuellemetnt, qu'il est bon de forniquer, et c'est sous cette couleur de bien qu'il y adhère ».

345 Il en est de même pour la responsabilité indirecte des rêves immo­raux, fréquents, répétés. Ils proviennent d'un mauvais usage diurne de la liberté : mauvaises lectures, mauvaises fréquentations, abus du cinéma qui fait irruption en la mémoire sensible, l'écran blanc et la salle noire provo­quant un état suggestif vérifiable.

346 Ajoutons que pendant la Seconde Guerre mondiale, plus d'un million de soldats américains, soit le cinquième du corps expéditionnaire dut être rapatrié, car incapable de supporter les « appréhensions» du combat. Par ailleurs, plus de 50 % des consultations des hopitaux civils, en cette même période, ressortissent à l'hygiène mentale. Telles sont les conséquences de la vie urbaine détériorante dont le déséquilibre est accru par la vulgarisation de la psychanalyse, c'est-à-dire de la non-responsabilité.

347 Il y a un degré de plus, mais atteint plus rarement et par la voie mariale, Notre Seigneur l'exprime lorsqu'il dit : « Et celui-là est mon frère (égalité d'amour des fiançailles), et ma sœur (c'est-à-dire épouse) et ma mère (c'est-à-dire épouse parfaite comme Marie » ; l'âme éprouve pour le Christ un amour infini, mais paisible, un amour de protection maternelle et de tendresse indicible.

348 Dans le cas de névroses de ressentiment, les tests explorent les réac­tions de la conscience morale face aux trois niveaux de convoitise, c'est plus spécialement la mémoire supérieure qui est touchée. Ici, au contraire, nous supposons que la conscience réfléchie est hors-jeu. Pratiquement la limita­tion des consciences n'est pas aussi nette. Binet l'a montré. Sauf le cas des aliénés au sens strict, la conscience morale est toujours imperceptiblement (dirait Grignion de Montfort) en jeu.

349 Les pseudo-névroses animales produites en laboratoire par Pavlov, par des images indistinctibles ne sont nullement analogues aux névroses humai­nes. Chez l'animal, le trouble provient d'erreurs sensorielles, de déficiences dans la perception des qualités formelles ; chez l'homme, de la lutte entre la conscience réfléchie et des fragments de conscience sensible ; l'analogie est inapplicable, l'une se tient sur un plan physiologique, l'autre, psychologique. Allers en arrive à la même conclusion et va jusqu'à dire : « Les explica­tions physiologiques, pour dire nettement ce que nous pensons, n'ont aucune importance pour la psychologie telle que nous la concevons. Par conséquent, nous n'espérons point tirer profit des observations de la psychologie animale. Le comportement d'un rat errant dans un labyrinthe ne peut rien nous enseigner sur la psychologie de l'apprentissage. La conduite d'une mère chimpanzé envers son petit ne répand aucune lumière sur la nature de l'amour maternel humain, etc...»

350 « Quand les consciences individuelles, au lieu de rester séparées les unes des autres, entrent en rapport, il se dégage de leur synthèse une vie psychique d'un genre nouveau. Les sentiments qui naissent et se développent au sein des groupes ont une énergie à laquelle n'atteignent pas les sentiments pure­ment individuels. L'homme qui les éprouve a l'impression qu'il est dominé par des forces... qui le mènent, dont il n'est pas le maître… le pôle de sa conduite est déplacé et reporté hors de lui ». Voici pour l'extase. Maintenant la transformation : L'éducation sociologique a « pour objet de superposer à l'être individuel et asocial que nous sommes en naissant un être entièrement nouveau ».

351 On ne comprend pas l'émotion soulevée par la dénonciation de faillite des prêtres-ouvriers, si l'on méconnaît que dans notre société embourgeoisée, ce sont eux qui jouaient le rôle de victimes expiatoires, sacrifiées à la Masse. Si on les supprime... mais alors
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