P. L. U. De cerny | rapport de presentation | partie II








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P.L.U. DE CERNY | RAPPORT DE PRESENTATION | PARTIE II







  1. Patrimoine




4.1. La protection des sites
Un site classé est une partie d’un territoire dont les caractères de « monument naturel » ou les caractères « historiques, artistiques, scientifiques, légendaires ou
pittoresques » nécessitent au nom de l’intérêt général, la conservation. En effet, le classement est le moyen d’assurer, avec le plus de rigueur, la protection des sites naturels de grande qualité. Ainsi, du jour où le propriétaire a été avisé du projet de
classement, aucune modification ne peut être apportée à l’état des lieux pendant un délai de douze mois, hors exploitation des fonds ruraux et entretien normal des
constructions. Après le classement, l’autorisation du ministre chargé de l’environnement est obligatoire pour entreprendre des travaux susceptibles de détruire
ou de modifier l’état ou l’aspect des lieux. Les sites classés sont protégés par la loi du 2 mai 1930 qui vise la protection de l’esthétique et de l’intégrité de nos paysages. L’initiative du classement ou de l’inscription appartient à la commission des sites, perspectives et paysages (commission départementale des sites).
Un site inscrit est un site de caractère « artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque ». Les objectifs de l’inscription sont la conservation d’espaces naturels ou bâtis. La procédure peut être à l’initiative des services de l’État (DIREN, SDAP), de collectivités, d’associations, de particuliers, etc. L’inscription est prononcée par arrêté du Ministre en charge des sites. Pour un projet de travaux en site inscrit, l’administration doit être informée au moins 4 mois à l’avance, afin que l’Architecte des Bâtiments de France émette un avis simple, ou un avis conforme pour un projet qui prévoit la démolition de la totalité ou d’une partie du site classé.
4.1.1. Le site classé de la vallée de la Juine
La partie ouest du territoire de Cerny, comprise entre les plateaux agricoles et les
coteaux boisés de la « Vallée de Boinveau » est concernée par le site classé de la « Vallée de la Juine » qui s’étend sur environ 4 345 ha et concerne, depuis le 18 Juillet
2003, les communes suivantes : Auvers-Saint-Georges, Bouray-sur-Juine, Cerny, Chamarande, Itteville, Janville-sur-Juine, Lardy, Morigny-Champigny, Saint-Vrain.
Ce site est remarquable par la grande variété de ses paysages (plateaux agricoles, coteaux boisés, fonds de vallée humide, vallées sèches) caractéristiques de ce
tronçon de la Juine, situé à quelques kilomètres de la confluence avec l’Essonne, dont elle est l’affluent.1
PROTECTION AU TITRE DES SITES
Source : D’après carte de l’IAU IDF



1 Atlas paysager-Cerny Diagnostic, ARPENTS PAYSAGES et OGE (PNR), Juillet 2007, p.48


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4.1.2. Le site inscrit de la vallée de la Juine et de ses abords
La « Vallée de la Juine et ses abords »1 qui couvre près de 4 664 ha, est protégée en site inscrit depuis 1974. Ce site comprend, outre les communes classées de la « Vallée de la Juine », les communes suivantes : Avrainville, Cheptainville, Etampes, Etréchy, Torfou, Villeneuve-sur-Auvers.
Ces espaces sont remarquables car leurs paysages naturels sont alliés à la présence d’un patrimoine architectural (édifices civils et religieux classés ou inscrits aux
monuments historiques) ou vernaculaires (moulins, lavoirs, fermes, etc.). On y trouve aussi un patrimoine urbain de bourgs et villages caractéristique des franges de
l’Hurepoix, de la Beauce et du Gâtinais. Il présente une unité fortement ressentie localement et une véritable unité paysagère.
Ce site inscrit concerne une petite partie du territoire communal cernois. Il couvre le
nord-ouest de la commune soit les plateaux agricoles et les boisements autour de la ferme de la Chapelle, le hameau Grand Boinveau et le lieu-dit « La Cave Saint
Guenault ».




1 Atlas paysager-Cerny Diagnostic, ARPENTS PAYSAGES et OGE (PNR), Juillet 2007, p.48
LA VALLEE DE LA JUINE A CHAMARANDE
Source : Site internet du Château de Chamarande



LA VALLEE DE LA JUINE A VILLENEUVE-SUR-AUVERS
Source : Site internet du Conseil Général de l’Essonne





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PROTECTION AU TITRE DES MONUMENTS HISTORIQUES
Source : D’après carte de l’IAU IDF




4.2. La protection au titre des Monuments Historiques
La loi du 31 décembre 1913 a institué deux degrés de protection en fonction des
caractéristiques et de la valeur patrimoniale du monument : le classement et l’inscription à l’inventaire supplémentaire.
Lorsqu’un immeuble est classé, tous les projets de modification ou de restauration doivent être autorisés par le ministre de la culture ou son représentant.
Lorsqu’un immeuble est inscrit, il ne peut être démoli sans l’accord du Ministère et tous
les projets de réparation ou de restauration doivent être soumis au directeur régional des affaires culturelles.
4.2.1. Le porche de l’église de Cerny
A Cerny, seul le porche de l’église Saint-Pierre Saint-Paul, construite au XIIIe siècle, est inscrit aux monuments historiques depuis le 10 février 1948 car l’église a subi des
modifications trop importantes pour être inscrite dans son ensemble. En effet, l'église telle qu'elle se présente aujourd'hui, aurait été commencée en 1230, sous l'impulsion
de Blanche de Castille, et achevée en 1247. Elle n'offre pas un ensemble architectural de même style, car elle a subi, à diverses époques, des remaniements parfaitement visibles notamment à cause de certaines fantaisies et des certains anachronismes1.

De façon générale, il s’agit d’une construction en moellons de grès, recouverte d’une toiture en tuiles plates et d’un clocher en ardoises. Le plan de l'édifice reprend la forme d'un « T » et s’organise autour d'un bâtiment composé d’une partie haute, le chœur, et d’une partie basse, la nef ; ainsi que de trois autels. La nef est structurée par des contreforts et le chœur par des arcs-boutants. Ainsi, l’église mesure 35 mètres de long sur 16,5 mètres de large, au niveau du chœur, et 13 mètres de large au niveau de la nef.



1 Cerny – Une balade du passé au présent, Ville de Cerny, 2005, 152p.


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LE PORCHE




EGLISE SAINT-PIERRE SAINT PAUL (VUE DU SUD)




Source : Site internet de la Mairie de Cerny



LA GRANDE VERRIERE

Les éléments les plus remarquables de l’église sont premièrement le porche, qui




constitue l’entrée de l’église sur son pignon ouest. En effet, il est formé de quatre
colonnes doriques, en grès monolithes, surplombées par un chapiteau carré sur lequel prend appui la sablière de l'auvent. L'une des colonnes porte, en caractères romains, le
millésime 1600, puis en chiffres arabes le millésime 1625, et enfin plus bas deux clefs de saint Pierre en sautoir, nouées par une corde. La porte du porche est formée de petits panneaux de bois et est surplombée par une grande baie ogivale ornée d'un chambranle.
Les autres éléments remarquables sont, d’une part, la large baie du XVIe siècle, ornée d’une verrière, au sud du chœur, qui mesure 7,50 mètres de haut sur 4,50 mètres de large et qui est divisée par des meneaux de pierre, et d’autre part, le clocher de l’église, de quatre niveaux, datant du début du XIIIe siècle mais ayant été surélevé à la fin du XIXe siècle.
L’église Saint- Pierre Saint Paul est identifiée au Plan d’Occupation des Sols comme étant un « site archéologique ».


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4.2.2. Les périmètres de protection impactant le territoire de Cerny
Le classement ou l’inscription d’un immeuble au titre des monuments historiques


  • La Grotte ornée inscrite aux Monuments Historiques de la vallée Gommier


entraîne automatiquement une servitude de protection de ses abords. Cette servitude s’applique à tous les immeubles et les espaces situés à la fois dans un périmètre de
500m de rayon autour du monument et dans son champ de visibilité, c’est à dire visible depuis le monument ou en même temps que lui. Tous les travaux à l’intérieur de ce périmètre ou susceptibles de modifier l’aspect des abords, doivent avoir recueilli
l’accord de l’architecte des bâtiments de France. Celui-ci vérifie au cas par cas la situation dans le champ de la visibilité.


  • L’église classée aux monuments historiques de la Ferté-Alais


EGLISE NOTRE-DAME-DE-L’ASSOMPTION DE LA FERTE-ALAIS




La Grotte ornée de la vallée Gommier, aussi appelée Les Roches du Petit Boinveau, a été inscrite sur la liste supplémentaire des
monuments historiques le 6 novembre 1979 et son périmètre de 500m couvre une partie
des terres agricoles situées au nord de Cerny. Elle est un abri sous roche abondamment gravé, situé sur la commune de Bouray-sur-Juine à la limite de Cerny1. Elle date sans doute du mésolithique, voire
de la fin du paléolithique supérieur (8 000 à 20 000 ans avant notre ère) ; l'absence de
mobilier ne permet pas une datation plus précise.
La grotte ornée se situe dans un
ROCHE DE LA GROTTE ORNEE DE LA VALLEE GOMMIER
Source : Site internet de la Mairie de Bouray-sur-Juine





Ainsi, le périmètre des 500m de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de la Ferté-Alais
couvre une partie du territoire cernois, et notamment le hameau du Pont de Villiers et la Grande Prairie (zone humide à l’est du centre-bourg). Il s’agit d’un édifice datant du
Moyen-âge mais qui fut modifié à plusieurs reprises jusqu’au début du XXe siècle. L’église appartient à la fois au style roman et au style gothique. Elle s’organise autour
d’un plan en croix latine orienté selon un axe est- ouest. Elle se compose d’une nef divisée en trois travées, d’un transept, d’un chœur dont le portail est encadré par six
colonnettes, et d’un clocher surmontée d’une flèche culminant à quarante-trois mètres de hauteur.

environnement de grès et de ciment tendre

qui se prête aisément à la gravure. Elle se trouve sur le rebord du plateau de Balétienne, à 45 mètres au-dessus de la vallée Gommier. Accessible par plusieurs chatières, elle a pu, à l'occasion, servir de refuge mais plus probablement de sanctuaire.
La technique utilisée est l'abrasion ou le frottage provoquant une usure par les mouvements de va-et-vient à l'aide d'un silex ou d'un grès dur. Les traits ainsi obtenus ont une section en V ou en U, selon la résistance de l'outil. Les sillons sont généralement rectilignes. Les tracés curvilignes sont plus rares et malhabiles. Mais, ce qui se dégage de cet ensemble est une unité de technique et de style.
De toute cette accumulation de signes, on peut y dénombrer des traits simples comme : des représentations humaines stylisées, des étoiles à 5, 6 ou 8 branches
(culte céleste), des rouelles (culte solaire), des figures géométriques, des signes féminins (déesse mère, fécondité) ou encore des signes masculins stylisés. La
signification de ces gravures reste à interpréter. On peut y voir une activité rituelle aux cultes de la fécondité, du soleil ou de la nature, des pratiques cabalistiques et fétichistes d'envoûtement, ou le balbutiement d'une écriture symbolique.




1 Article Les Roches, site internet de la commune de Bouray-sur-Juine


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4.2.3. Le patrimoine mobilier inscrit aux monuments historiques
L’avion monoplane Morane Saulnier type 138 est inscrit aux monuments historiques depuis le 19 janvier 1999. Il fait partie de la collection du musée volant Jean-Baptiste
Salis. Cet avion était destiné à l'armée pour la formation de ses pilotes. Actuellement il ne reste plus que trois avions de ce type dans le monde, soit équipés d'un moteur
rotatif fonctionnant à l'huile de ricin.
Le constructeur Morane Saulnier était une société spécialisée dans la fabrication des aéroplanes. Fondée en 1911, elle fut l'une des firmes les plus prestigieuses de l'histoire
de l'aviation française. Aujourd’hui, cet avion vole lors de meetings aériens de l'association J.B. Salis chaque week-end de la Pentecôte.
L’AVION MONOPLANE MORANE SAULNIER
Source : Site internet de l'association J.B. Salis



4.3. Les autres éléments du patrimoine bâti remarquable
4.3.1. Les châteaux
Quatre châteaux se situent sur la commune de Cerny : le château de Villiers, le
château de Presles, le château d’Orgemont et le château de Cerny. Toutefois, aucun d’entre eux n’est inscrit ou classé aux monuments historiques, en raison des
nombreuses modifications qu’ils ont subi, mais ils figurent à l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel, notamment pour la qualité de leurs espaces extérieurs.

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