L’image et sa reproduction








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L’image et sa reproduction
  A la galerie Safar Khan, l’artiste-photographe Bassem Samir puise dans l’ancien au profit de sujets d’actualité. Un engagement sociopolitique qui convie à une pause contemplative.

galerie safar khan

La scorpionne, petite soeur de la vipère.

 

 

 

Névine Lameï 27-11-2013

Peinture, photographie ou travail de photoshop ? L’exposition remarquable du jeune photographe et architecte, Bassem Samir, a pour titre OMG (abréviation d’Oh my God, Ô Mon Dieu), à la galerie Safar Khan. Ce titre suscite le choc, le sarcasme, le mécontentement, « la détérioration » de la culture, de l’identité, et surtout le chaos qui, selon Bassem Samir, est le résultat de longues années de silence et d’attente vécues, depuis la révolution du 25 janvier. « Mes photographies retouchées par le biais de l’acrylique et collées sur canevas anciens ne sont qu’une dualité relationnelle qui analyse la triade corps-temps-espace, dans le contexte du quotidien sociopolitique, celui de la confusion et de la transfiguration. Le dialogue entre présent et passé associe des sensations agréables », déclare Bassem Samir, lequel faisait des tags sur des murs au milieu de la place Tahrir pendant la révolution du 25 janvier. Evidemment, le public était là, tout autour, pour apprécier son travail à sa juste valeur. Mais rien n’est plus éphémère qu’un tag sur le bitume d’une place soumise à une circulation plus que dense. Raison pour laquelle, en mars 2011, la galerie Safar Khan a encouragé l’artiste à transformer ses tags en photos, par la suite retouchées. Le résultat est coloré et accroché dans un salon. Une manière de garder une trace de ces jours d’« ardeur populaire ».

Bassem Samir trouvait que ses tags avaient plus de sens dans la rue, au milieu des passants. Il a donc pensé, pour la deuxième série de photos de son projet OMG, à ajouter une installation vidéo, à côté des 11 photos grand format, exposées actuellement à la galerie Safar Khan. Sur l’installation-vidéo, des modèles, hommes et femmes, en chair et os posent pour une photo. « L’utilisation de l’image vidéo donne vie à chaque nouvelle expérience artistique que je vis et à travers laquelle je dépeins la transfiguration du pays. J’ai choisi un ancien garage aux murs en brique, colorés à maintes reprises, pour accentuer l’effet du temps, en tant que local principal de mon travail de mise en scène, de montage, de design, de prises de vue, d’agencement de mes modèles photographiés. Un travail qui ressemble aux préparations d’un tournage d’un film cinématographique », déclare Samir, qui privilégie la dualité sur toutes ses photos. Dualité entre modèle photographié (installation vidéo) et son image (sur la photo) : homme/femme, ancien/contemporain, temps passé/présent. Le présent est dans les couleurs vives et ardentes, les accessoires modernes de ses modèles, et le moment de leurs prises en photos. Le passé est représenté dans la tenue de ses modèles, leurs postures, leurs habits (djellaba et rivière pour les femmes, caftan turc et tarbouches pour les hommes). Le tout est incrusté d’anciens proverbes arabes. Chaque proverbe répond à la photo qui le représente. Samir met en relief sur deux photos réciproques, un homme et son image, entre le sublime et le grotesque. La photo, du côté gauche, montre un moustachu en tarbouche, avec sa tapette, les épaules garnies de fleurs. En face, son image à droite, mettant hors cadre tarbouche et moustache. « Si mes photos ont une portée soufie, elles sont néanmoins ancrées dans les coutumes rurales. Le goût de modernisme ressenti dans mes photos est dû à la mondialisation qui a changé notre culture arabe. Notre identité est en train de disparaître », déclare Samir. Il s’agit d’un artiste dont les photos flirtent avec l’art conceptuel. Là où l’oeuvre dénote moins qu’elle ne connote, afin d’atteindre le non-dit de la toile.

Jusqu’au 27 novembre, de 10h à 20h. 6, rue du Brésil, Zamalek. Tél. : 2735 3314

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