8. Bibliographie Glossaire de tous les termes atm








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Répartitions des débits en bits/s :

Protocole

NFS

DNS

NetBios

HTTP

X11

SMTP

FTP

1

32461

16008

382

27192

45174

950

67

2

62854

9156

67

67391

0

0

0

3

563

4535

98

44385

0

0

0

4

25265

8997

256

48187

0

0

0



Ces résultats confirme les observations précédemment faites, à savoir que les services de messagerie occupent une faible part de l’activité globale du réseau, que le service X11 demande occasionnellement une part importante des ressources et que finalement les services NFS, DNS et HTTP sont majoritaires.
Remarque :
Il va nous être difficile néanmoins de dimensionner un commutateur à partir de ce type d’informations pour la simple raison que très peu de constructeurs, voire aucun, ne fournissent des informations sur la capacité de commutation de leurs produits en terme de cellules/s ou bits/s. La plupart du temps, ils proposent des informations générales sur le type de service et les avantages de ces produits. Nous allons donc nous attacher à définir des types d’architectures avec les différents types de matériels possibles.
5. Modélisation d’un réseau ATM
5.1 Théorie sur la commutation et la mise en œuvre d’ATM
Les premiers réseaux ATM utilisaient uniquement des chemins virtuels permanents pour établir des connexions entre les différents points d’utilisation. Ce type de connexion statique nécessitait la programmation de tous les nœuds du réseau à l’aide d’outils de configuration des produits. Cette méthode simple était inefficace pour les réseaux importants ( plus de 10 commutateurs ATM) et pour supporter l’allocation dynamique de connexion nécessaire à de nombreuses applications.
Les applications utilisateurs nécessitent de pouvoir créer des connexions à la demande. Des circuits virtuels commutés SVC sont donc établis en utilisant des procédures de signalisation au travers du réseau : établissement de connexions, libération de connexions, etc. Ces procédures s’appuient sur des informations auxiliaires nécessaires à l’établissement des connexions, à leur maintien et à leur libération. ATM est complexe, il utilise plusieurs canaux de signalisation séparés des canaux de transfert de l’information, pour négocier des paramètres tels que le type d’AAL, le mode message ou flux, le transfert assuré ou non, les débits, les pertes, les délais, etc.
Les canaux de signalisation ne sont pas fixes ; ils sont négociés à l’aide d’une procédure particulière :meta-signaling. Cette procédure très simple n’utilise pas d’AAL. Les commandes sont envoyées en une cellule ATM à travers un canal ATM réservé (VPI=0 VCI =1).
Principes de fonctionnement
La signalisation ATM fonctionne de manière identique à celle des réseaux téléphoniques. La requête de connexion de l’appelant est propagée sur le réseau, établissant la connexion progressivement jusqu’à parvenir au destinataire. Le flux de données suit ainsi la connexion établie. Le routage de la demande de connexion est assuré par les protocoles de routage d’ATM.
L’appel déclenché par l’usager se fait par un message SETUP. Les paramètres de ce message sont l’adresse ATM du destinataire, l’adresse ATM de l’émetteur, la bande passante désirée en cellules par seconde, la classe de service requise et le type d’AAL. Ces informations permettent au réseau de mettre notamment en place un contrôle de congestion et de trafic.
A la réception du message SETUP, le premier commutateur ATM du réseau répond à l’usager par un message CALL PROCEEDING. Ce message contient le couple VPI/VCI qui va être utilisé pour le transfert d’informations. Le message SETUP est ensuite propagé sur le réseau jusqu’au destinataire. Ce dernier renvoie un message CONNECT qui une fois reçue permet de débuter les transferts d’informations.





Gestion d’un réseau privé ATM
Les solutions sont basées sur la mise en œuvre de MIB, bases de données locale, dans les équipements interrogeables à distance. Deux types de MIB ont été définies : l’AtoM MIB qui définit la gestion des commutateurs ATM, des circuits virtuels et des interfaces, et la MIB AMON (ATM Monitoring) constituant une sorte de MIB Rmon adaptée à ATM. Le dialogue avec les équipements ATM est basé sur l’utilisation du protocole ILMI (Interim Local Management Interface) qui constitue en fait une mise en œuvre de SNMP sur un réseau ATM.
La gestion de la topologie est un besoin fondamental de la gestion d’un réseau ATM, sachant que celui est orienté connexion. Les outils de gestion de topologie permettent de découvrir la topologie physique du réseau ATM et de connaître l’état des liens. En sélectionnant un des liens, on peut généralement obtenir des informations sur les circuits virtuels actifs.
Il n’existe pas un commutateur ATM type mais plusieurs catégories de commutateurs dont les caractéristiques techniques varient suivant leurs fonctionnalités. On définit 5 niveaux : les adaptateurs ATM pour PC, les commutateurs pour groupe de travail, les commutateurs pour réseau fédérateur, les commutateurs d’entreprises et les commutateurs pour opérateurs.
Dans le cadre du projet, il nous faut nous placer au niveau campus, utilisateurs et workgroup. Les équipements de périphérie que l’on trouve au niveau Workgroup sont constitués selon les cas d’un commutateur de trames intégrant une carte d’interface ATM qui permet de se connecter sur le backbone ATM, ou alors d’un commutateur ATM doté de ports de raccordement de postes de travail à 25 Mb/s ou 155 Mb/s et d’interface vers le backbone à 155 Mb/s. Au niveau utilisateur, le marché des cartes adaptateurs comporte des cartes 25 Mb/s, 125 Mb/s et plus rarement des cartes 622 Mb/s. On distingue les cartes destinées aux serveurs des cartes destinées aux postes de travail en fonction des mécanismes logiciels intégrés à la carte et de leur performance.
Les commutateurs ATM au niveau campus sont en général utilisé pour les backbones ATM, par exemple pour relier des routers ATM ou alors des commutateurs LAN. Ce type de commutateur doit être capable de supporter une grande variété de backbones locaux ainsi que d’interface WAN. Ils doivent cependant être optimisé du point de vue prix/performance pour une fonction de backbone local.


Description d’un commutateur ATM
Le rôle principal du commutateur ATM est d’identifier et d’analyser le couple VCI/VPI de chaque cellule reçue et de transporter chaque cellule reçue depuis le port d’entrée jusqu’au port de sortie correspondant à la destination. Il doit également pouvoir stocker temporairement les cellules en attente de routage. Le rôle du commutateur est primordial, c’est de lui que va entièrement dépendre le niveau de performance atteint.




Technologie
Le transport des cellules à l’intérieur d’un commutateur est assuré par l’unité de commutation. Le rôle de cette unité est d’assurer la mise en correspondance des ports d’entrée et de sortie avec le minimum de perte de cellules. Selon la technologie de commutation, les pertes de cellules peuvent être dues à des conflits internes ou externes. On distingue la technologie de multiplexage temporel de celle du multiplexage spatiale.
Les performances de commutation sont définis par trois critères : la capacité maximale de commutation du commutateur ATM en nombre de cellules, le temps de traversée moyen du commutateur et la probabilité de pertes de cellules en cas de congestion de l’équipement.

Les caractéristiques demandées à un commutateur ATM sont bien supérieures aux caractéristiques courantes : des débits d’accès très élevés conduisant à un débit global de plusieurs Gbits/s, plusieurs millions de cellules commutées par seconde, un retard peu important et stable de manière à assurer une émulation de circuit et un taux de perte de cellules très faible.
Du point de vue de leur architecture, les commutateurs ATM peuvent être classés en deux catégories : les commutateurs à ressource partagée et les commutateurs à répartition spatiale.
Le principe des commutateurs à ressource partagée est un multiplexage de tous les flux d’entrée vers une ressource commune de très grande capacité. Certains moyens de communication, organisés autour d’une mémoire partagée, mettent à profit les avantages du stockage centralisé. La gestion de cette mémoire unique est complexe et sa bande passante importante, ce qui nécessite un fort parallélisme pour s’affranchir des contraintes technologiques. D’autres utilisent un support partagé qui connecte les ports d’entrée aux files d’attente associées aux ports de sortie. Ce support est réalisé habituellement sous la forme d’un bus ou d’un anneau transportant plusieurs bit en parallèle.
Les commutateurs à répartition spatiale sont caractérisés par la coexistence de chemins simultanés entre ports d’entrée et ports de sortie. Deux types de commutateurs existent.
Dans le cas des commutateurs de type crossbar, développés initialement pour la commutation de circuit, le moyen de communication à N entrées et N sorties comporte N² points de croisement et ne présente pas de blocage interne : il est toujours possible d’établir un chemin entre un port d’entrée et un port de sortie libres, et des chemins simultanés peuvent être établis entre paires de ports disjointes. La contention en sortie est résolue par un stockage en entrée ou dans les points de croisement.



Les commutateurs de type Banyan ont l’avantage de ne nécessiter que N/2.log(N) éléments de commutation pour former une matrice à N entrées et N sorties. Par exemple, une matrice 8*8 nécessite 12 éléments de commutation organisés en 3 étages de 4 éléments. Ces derniers sont de type 2*2 et réalisent pour chaque entrée, la connexion avec l’une des deux sorties, en fonction d’un bit d’adresse de destination de la cellule. Un tel moyen de communication peut présenter des blocages internes : il n’existe qu’un seul chemin entre une entrée et une sortie données et des contentions sont possibles pour l’utilisation d’un lien interne.





Solutions commerciales
Nous allons présenter dans cette partie quelques solutions commerciales proposées qui pourraient répondre aux besoins exprimés par l’école en terme de commutateurs ATM.





Le premier produit considéré est la famille de produits SuperStack™ II Switch ATM conçus et commercialisé par 3Com. (cf Annexe).
Les Superstack II Switch 1000, 3000 et le nouveau Desktop Switch sont présentés comme étant rapide, évolutif, à faible prix et modulaires.
De plus, un point non négligeable est que le produit référencé ATM OC-3c supporte le protocole LANE que nous décrirons plus tard. A titre informatif, ce protocole permet d’émuler sur un réseau ATM un réseau LAN de type Ethernet ou Token Ring.
Les capacités de cette famille de commutateur semblent intéressantes :

  • le module ATM OC-3c supporte 1024 adresses MAC distantes (réseau moyen), capacité bien supérieure au parc de l’école ! De plus, des buffers de 40.000 cellules absorbent les pics de trafic et réduisent les pertes de paquets dues aux congestions ;

  • Ces commutateurs supportent les LAN virtuels (VLAN). Cette capacité permet de créer des groupes de travail sécurisés protégés des perturbations émanant des transmissions en broadcast. 16 LAN virtuels peuvent être gérer ;

  • Ils supportent également le protocole LANE, 1 émulation de LAN peut être faite par VLAN. (max 16) ;

  • La mise en place d’agents intelligents SNMP ou Telnet permettent une gestion facile du réseau ;

  • Sondes RMON intégrées à chaques produits.


L
’exemple de mise en œuvre de cette gamme de produit semble correspondre à nos besoins :

Les tableaux fournis en annexe sont révélateurs de la grande diversité de l’offre au niveau des commutateurs ATM. Dans notre cas, le principal facteur qui conditionne le choix d’un commutateur reste le prix. En effet, tous les commutateurs offrent des performances satisfaisantes. Le TigerSwitch ATM de la société SMC pourrait avec ces conditions être une bonne option pour le choix d’un commutateur workgroup. Son relativement faible prix ($1000 en entrée de gamme) associé à des performances honorables ( LANE supporté, trafic à débit variable autorisé, 3072 canaux virtuels) font de lui une option intéressante.
La société NEC america propose de même une gamme de produit susceptible de remplir nos conditions. Les commutateurs NETNEX 8250 et 8220 ont des prix plus élevés ($5000 à $10000) mais le gain en performance est grand : le nombre de VCC croît (respectivement 12000 et 2048) ainsi que le nombre de buffer de cellules (meilleure protection contre les pertes de cellules) et le type de contrat de trafic disponible.
La dernière société proposant des commutateurs workgroup intéressant est Cabletron. La gamme SmartCell entre dans le cadre des conditions précédemment citées (8000 VCI supportés, 32000 buffers de cellules, prix de $8000 à $12000).
Dans tous les cas, l’évolutivité de la configuration est assurée par le fait que tous les commutateurs possèdent des modules d’extension.


Conduite d’un projet réseau privé ATM
10 critères doivent être pris en compte avant d’envisager la mise en place d’ATM :


  • La place des systèmes d’information : position stratégique ou position de confort, investissements réalisés dans les outils de communication, fréquence d’utilisation des outils…




  • Type d’applications prévues et nature du flux : applications traditionnelles (bureautique, gestion) ou applications intranet mettant en œuvre des communications directes de personne à personne. Ces nouvelles applications mettent en place des nouveaux types de flux qui ne sont pas centralisables vers une salle serveur, ils peuvent au contraire aller de n’importe quel point du réseau à n’importe quel autre point. Ces nouveaux flux comprendront bientôt des flux multimédias.




  • Limites géographiques du projet : la définition du périmètre géographique du projet est importante car elle détermine le choix des équipements ATM et des techniques d’interconnexion de réseaux. Un réseau ATM d’établissement peut se contenter des techniques d’émulation LANE.




  • Mode de raccordement prévu, fiabilité requis : deux options existent. La première consiste à utiliser des commutateurs de trames disposant, côté utilisateur, de ports Ethernet et côté réseau de un ou deux port ATM de rattachement à un fédérateur. L’autre option consiste à utiliser un commutateur ATM dotés d’interfaces utilisateur en Ethernet. Ce seconde option est préférable car elle permet du côté utilisateur une migration en douceur vers des postes de travail raccordés directement à ATM.




  • Paramètres de l’existant informatique à intégrer en termes de protocoles informatiques, plans d’adressage, réseaux virtuels, etc.




  • Systèmes à raccorder : PABX, visioconférences…




  • Type d’administration : compte tenu de l’aspect fédérateur d’ATM, le réseau devient un élément sensible de l’architecture du système d’information. Les solutions d’administration doivent en tenir compte afin de minimiser les temps d’indisponibilité.




  • Approche budgétaire : la réflexion sur les coûts d’acquisition doit obligatoirement être accompagnée d’une réflexion sur les coûts d’exploitation. Ces derniers représentent entre 70% et 80% des coûts globaux sur 5 ans.




  • Formation du personnel : introduction d’une nouvelle technologie…




  • Evolution de l’architecture : à considérer sur le plan physique et logiciel.


5.2Choix possibles à l’école
Trois types d’architectures sont possibles à mettre en place du fait que les commutateurs ATM offrent la possibilité de connecter des postes ATM ou bien des postes Ethernet. Cette capacité permet en outre de faire migrer progressivement une architecture Ethernet vers du tout ATM.
La nécessité de redonder les serveurs afin de parer aux pannes éventuelles est un facteur important de l’architecture.




Cette première architecture est entièrement en ATM. Les postes sont supposés équipés de carte ATM 25 Mb/s. Les critères qui ont guidés le choix de cette architecture sont :


  • Un commutateur particulier gère uniquement les services NFS, DNS et NetBios. Ce choix permet d’éviter un blocage total du réseau en cas de défaillance du second commutateur ou en cas de congestion de ce même commutateur ;




  • Un seul commutateur supporte la totalité du trafic Http, Ftp, Pop etc.. Ce choix vient du fait que la capacité des commutateurs ATM proposés au niveau commercial est largement supérieure à l’activité du réseau de l’école (segment enseignement uniquement…).




  • Plusieurs petits commutateurs ATM répartissent le trafic entre les différentes salles informatiques ;




  • Les possibilités d’évolution de cette configuration sont simples à mettre en œuvre, il suffit de rajouter sur un brin de switch ATM le nouveau poste.




  • Il est possible de redonder les serveurs afin de parer aux pannes.


L’inconvénient principal de cette architecture est qu’elle nécessite un passage immédiat au tout ATM. Il faut donc équiper la totalité des postes avec des cartes d’un montant avoisinant les 1000 FF (soit un budget d’environ 50.000 FF à 70.000 FF pour la totalité des postes). Ce prix n’inclut évidemment pas l’achat de commutateurs ATM onéreux…
Le second inconvénient concerne la position des serveurs sur le réseau. Deux options sont possibles : soit les placer à pars dans une salle non accessible, ce qui diminue le parc de l’école, soit les mettre comme actuellement dans les salles informatiques à disposition des élèves, avec tous les problèmes pouvant se présenter. Par exemple, le poste Elmer, serveur NFS et FTP, a subi une panne accidentelle de disque dur il y a peu qui a occasionné automatiquement un ralentissement important, voire un blocage, du réseau.
Une solution plus économique basée sur la même architecture peut être proposée. Elle consiste à supprimer le commutateur gérant les services NFS, DNS et Netbios au profit d’un surdimensionnement du second commutateur. Il est vrai que l’on s’expose alors à un risque si ce commutateur tombe en panne.




Dans les deux cas, ces architectures sont très proche de celle proposée par 3Com pour sa gamme de produit Superstack II ATM Switch. Cette gamme pourrait convenir si une telle structure était adoptée.




Une telle structure assurerait à l’école un réseau performant difficilement bloqué. Il ne faut pas oublier par ailleurs que les postes utilisent actuellement des cartes à 10 Mb/s. Par défaut, la capacité de base d’ATM est de 25 Mb/s au niveau machine et 155 Mb/s sur le backbone contre 100 Mb/s actuellement. Le gain en performance sera en conséquence non négligeable.
Le seul point noir demeure le prix des équipements qui se chiffre de $5000 à $250.000 pour les commutateurs backbone. Même un équipement d’entrée de gamme reste un investissement conséquent. De même, les commutateurs workgroup se chiffrent à plusieurs milliers de dollars.

La seconde architecture possible consiste à mettre en place uniquement un backbone ATM et à conserver chaque salle informatique en Ethernet. Cette structure conserve les avantages précédemment cités tout en permettant une évolution graduelle vers une structure tout Ethernet. On peut en effet une fois le backbone mis en place faire migrer chaque salle vers l
’ATM.
Il est par ailleurs possible d’adopter au niveau du backbone une redondance de commutateur comme dans la première architecture.




Le troisième et dernier choix possible d’architecture possible à mettre en œuvre vise une politique de redondance importante. On conditionne chaque commutateur de telle sorte qu’il puisse orienter le trafic vers plusieurs salles, voire toutes. Cette solution est de loin la plus onéreuse du fait qu’elle nécessite des commutateurs permettant à tous les niveaux de faire passer la totalité du trafic. Cette solution ne doit être à notre avis envisagée qu’en cas d’utilisation critique du réseau n’autorisant aucune interruption. Une utilisation courante ne nécessite pas de telle redondance.




5.3 Emulation de LAN
U
ne fois l’architecture du réseau définie, il est nécessaire de définir la manière dont ce réseau va être exploité. Cette manière découle logiquement de l’architecture adoptée. Il existe fondamentalement deux façons d’exploiter les protocoles réseaux sur un réseau ATM. La première méthode connue sous le nom de mode d’opération natif, consiste à mapper directement les adresses réseaux en adresse ATM, et les paquets réseaux sont par la suite transportés sur le réseau ATM. La méthode alternative est connue sous le nom d’émulation de LAN (LANE).
La fonction du protocole LANE est d’émuler un réseau local à un niveau supérieur au réseau ATM. Spécifiquement, le protocole LANE définit des mécanismes pour l’émulation de la norme 802.3 Ethernet ou de la norme 802.5 Token ring.
L’émulation de LAN signifie principalement que le protocole LANE définit une interface pour les protocoles des couches supérieures qui est identique à celle des LAN. Les données envoyées sur le réseau ATM sont encapsulées dans le format approprié de paquets MAC des LAN. Il n’y a pas émulation des méthodes de contrôle d’accès telles que le CSMA/CD pour l’Ethernet ou le jeton pour les Token ring.
En conséquence, le protocole LANE fait en sorte que le réseau ATM se comporte comme un réseau local, mais avec une capacité et une rapidité bien plus importantes. La raison de la mise en place d’un tel protocole est qu’il ne nécessite aucune modifications des protocoles des couches supérieures pour opérer sur un réseau ATM. Ceci permet entre autre d’accélérer le déploiement d’ATM.
Le protocole LANE est déployé dans deux types d’équipement ATM :

  • Les cartes d’interface réseau ATM : elles permettent aux systèmes de profiter pleinement de la grande bande passante de l’ATM tout en conservant l’impression de communiquer sur un réseau LAN ;

  • Les commutateurs ATM : ces équipements sont à même de fournir un service de LAN virtuel. L’émulation de LAN correspond parfaitement à une première génération de commutateurs ATM dont le rôle serait d’interconnecter plusieurs types de réseau. Ils se comporteraient alors plus comme des ponts.


L
’architecture du protocole LANE se présente de la manière suivante :


  1. Conclusion




    1. Efficacité des mesures/performances logicielles


Plusieurs considérations peuvent nous amener à remettre en question non pas le type d’architectures proposé mais le dimensionnement des éléments de cette architecture.
Le premier concerne le type de logiciel utilisé. Il me semble évident que LanWatch est insuffisant pour permettre d’effectuer des observations complètes en un temps limité de la charge d’un réseau. Les fonctions de statistiques qu’offre LanWatch et les filtres ne permettent pas une exploitation rapide des données. L’interface Dos de LanWatch limite beaucoup trop. A l’opposé, il nous a été permis de travailler avec une version d’évaluation, malheureusement limitée, du logiciel NetXRay. Celui remplit des fonctions similaires à celles de LanWatch sous une interface Windows. Mais, il y ajoute des fonctions extrêmement intéressantes pour le projet que nous devions effectuer : carte des communications en cours sur le réseau, statistiques complètes et en temps réel de l’activité du réseau, système de filtrage plus performant et plus convivial, possibilité d’exporter directement les données utiles… L’exploitation des quelques données récupérées par le biais de NetXRay pu se faire immédiatement.
Le second obstacle à la réalisation de ce projet est la puissance des PC disponibles. Cette puissance intervient sur deux plans. La puissance du processeur, d’une part, ne garantit pas la capture et le traitement de toutes les trames véhiculées par le réseau. D’autre part, la capacité des disques durs n’autorise pas des captures très longues. Il faut savoir qu’une capture avec le logiciel LanWatch d’une durée de 15 minutes prend une place approximative de 20 à 30 megaoctets. L’observation de la charge du réseau devant à mon avis être longue pour être significative, au moins une journée dans le cas du réseau de l’école, la capacité disque dur appelée est trop importante.
Sur le même plan, il nous est impossible de faire des captures de l’activité du réseau la nuit. Or, c’est à ce moment que la majorité des élèves lancent en background des téléchargements FTP sur un grand nombre de machines. La même remarque peut s’appliquer aux week-ends.
Finalement, la dernière considération fait plus appel aux fondements d’ATM. ATM fonctionne en mode connecté, hors toutes les applications actuelles fonctionnant sur le stack TCP / IP des réseaux locaux sont prévues pour fonctionner en mode datagramme. En conséquence, nous avons observé une charge de réseau correspondant à des types de services non adaptés à ATM.


    1. Avenir


Une question peut rapidement être posée concernant l’évolution de capacité apportée par un réseau ATM. En effet, rappelons que l’école exploite actuellement des cartes 10 Mb/s sur les postes individuels et un backbone à 100 Mb/s. Aussi, le passage à une capacité de 25 Mb/s sur chaque poste sera-t-elle totalement absorbée par un backbone à 155 Mb/s.. Un paramètre n’a en effet pas été prix en compte auparavant mais n’est pas négligeable pour autant. Il faut savoir que les serveurs HTTP ou FTP sont les serveurs les mieux équipés de l’école. Ils sont donc en priorité choisis par les élèves pour ce type d’application. Une telle utilisation ne génère pas en tant que telle une activité réseau importante, mais si elle devait se faire à partir d’un autre poste, on peut supposer que son influence serait conséquente.
Nous pensons qu’il serait souhaitable à l’avenir d’essayer de se procurer une version complète du logiciel NetXRay, ce qui permettrait d’augmenter l’efficacité des observations. Par ailleurs, les restructurations que va entamer Monsieur Bachman risque de compromettre l’avenir de l’observation du réseau à l’école. Il a en effet fait l’acquisition de commutateurs qui vont lui permettre d’associer chaque station à un brin particulier. Cette configuration comme nous l’avons vu précédemment devrait éviter les surcharges de réseau. Mais, il sera alors difficile d’observer à partir d’un seul poste la totalité de l’activité du réseau. Il faudra éventuellement envisager d’utiliser des sondes Rmon au niveau des commutateurs.

Annexe



  1. Programme d’extraction de données des fichiers LanWatch




  1. Tableaux de solutions commerciales ATM




  1. Solution ATM 3Com : Superstack II Switch ATM



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