A flat, fat, growing urban experiment








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Schémas résultants
6. usages
6.1 Les dimensions des structures et de leur croissance en X-Y-Z dépendent directement de leur localisation et des limites structurelles des arborescences.
6.2 Le nouveau résident peut adopter deux modes d’occupation :

- celui dit “entropique”, qui consiste à négocier une croissance de la structure.

- celui dit nomade, qui consiste à emprunter une alvéole abandonnée.

Dans les deux cas, le Viab est au service de ces transformations.
6.3 La transaction économique de production / transformation passe par l’achat d’un “crédit de temps” permettant l’utilisation du Viab.
6.3.1 L’acquisition d’un crédit de temps peut être monnayée en services induits, ce dernier étant un mode de transaction productif, contractualisé avec la biostructure.
6.4 Tout résident a obligation de développer un volume habitable sur trois niveaux, intégrant un sous-sol, nommé la “cave”” et un sur-sol, nommé le “grenier”, même de toute petite superficie. Un logement plat sur un seul niveau est proscrit. C’est une règle générique.
6.5 La première phase de résidence est “nomade”. La cellule est développée au moyen d’un kit d’habitabilité. Celui-ci comprend entre autres une enveloppe légère polymérisable adaptée à la configuration morphologique du vide alvéolaire / voir [Procédures].
6.6 Le résident a toute latitude pour modifier, transformer, adapter cette première enveloppe, voire de la «figer» avec des matériaux de son choix. Précision : seules les parois verticales sont structurelles. Les parois horizontales peuvent être perforées et remodelées par le Viab.
6.7 Les modes d’occupation sont ouverts : privés, publics, services.

6.8 La transformation d’une résidence “habitat” en un autre usage est conditionnée par la négociation mitoyenne avec les cellules en contact. Un protocole de mitoyenneté est rédigé.

6.8.1 Ce protocole mitoyen s’intéresse à définir l’ensemble des substances sensorielles partagées. La durée de validité de ce contrat est conditionnée par la présence effective et corporelle des signataires.
6.9 Le résident a l’obligation à son départ d’une remise en état d’origine, c’est-à-dire la destruction de l’ensemble des constructions pérennes qu’il aurait effectué lors de son passage dans la structure. Un accord explicite de reprise d’une transformation par un nouveau résident est dérogatoire.
7. scripts
Rappel : La morphogenèse de la structure est contingente de la dimension reprogrammable du Viab. Les détails de l’algorithme constructif ne sont donnés que pour l’instant présent.
7.1 Le Viab a la maintenance structurelle comme principe générique.
7.1.1 Le Viab infère les contraintes structurelles localement, à partir de données fournies par le réseau informationnel qui irrigue la biostructure.
7.1.2 L’impossibilité structurelle de répondre à une requête conduit le Viab à émettre (et peut-être à traiter lui-même) une requête de croissance de soutènement.
7.1.3 La qualité de l’exposition à la lumière naturelle est prise en compte à la manière du transport énergétique dans les processus de croissance par agrégation/sécrétion locale. En particulier la croissance est favorisée dans les régions convexes de la structure et la densité est limitée par effet d’appauvrissement énergétique / voir [Procédures].

7.2 L’algorithme de déplacement du Viab est décrit en termes de deux niveaux d’abstraction de la structure réticulaire : la représentation filaire et son graphe combinatoire / voir [Procédures].
7.3 Les requêtes de croissance ou de maintenance formulées par les résidents, ainsi que les requêtes de renfort structurel (soutènement) émises par le Viab sont spatialisées par le réseau électronique : au départ localisée, elles se diffusent suivant la topologie de la structure réticulée, en un gradient dont l’intensité est croissante dans le temps.
7.3.1 Le Viab subit les requêtes au travers de ces gradients d’intensité, transposés dans le graphe combinatoire de mitoyenneté dont il a connaissance.
7.4 La primauté de la maintenance structurelle conduit le Viab à parcourir la structure sans relâche. Les gradients liés aux requêtes et les stimuli chimiques agissent respectivement comme des facteurs de dérive et des perturbations dans ce parcours.
7.4.1 Les limitations technologiques actuelles du Viab imposent un algorithme de déplacement en phases, au cours desquelles le Viab utilise un fil d’Ariane virtuel, tiré à partir d’un point de base de la biostructure / voir [Procédures].
7.4.2 L’impossibilité d’une planification, même à relativement court terme, conduit à introduire une part d’aléatoire dans l’algorithme de déplacement spontané du Viab.
7.4.3 La couverture régulière de la structure par le Viab est garantie, non pas malgré mais à cause de cette part d’aléatoire de l’algorithme de
déplacement / voir [Procédures].
8. Anomalies
8.0 Le Viab subit directement les vibrations nées de la superposition de deux types de stimuli / voir [entropies].
8.0.1 Par conséquent, leur conjugaison hétérogène perturbe l’algorithme constructif et engendre des perturbations topologiques, esthétiques et structurelles.
8.0.2 Ces aberrations, déviations, hybridations, les désordres nés des spéculations morphologiques du Viab, sont donc intrinsèques à sa fonction.
8.1 Les pathologies morphologiques sont de plusieurs types :

- malformations par carence, kyste, chancre, proéminence, occlusion…

- dégénérescences par nécrose, érosion, fissuration, délitement…
8.2 Ces malformations modifient la nature des sécrétions construites et altèrent la définition des géographies habitables.
8.2.1 Néanmoins seules sont prises en compte, en termes de réparation, voire de déprogrammation par le Viab lui-même, celles qui fragilisent, tout ou partie de la biostructure, dans sa stabilité propre.
8.3 Toute autre déformation physique ou esthétique est à considérer comme résultant du protocole.

Notes
Procédures
Contour crafting n.m. (expression anglaise). -1. Procédure de construction mise au point par le chercheur Behrokh Khoshnevis dans les laboratoires de USC en 2000/05. Il s’agit principalement de l’extension à l’échelle 1 des principes de Print 3D, de format CAD-CAM/CFAO, STL. Ce process de construction, de sécrétion plus exactement, piloté par ordinateur, assure au moyen d’une buse d’injection, à la fois la réalisation du coffrage et du coulage des murs. -2. Par extension, dans le langage commun, nom générique qui rend compte d’un mode de construction qui à la fois s’affranchit des procédures standardisées mais aussi qui introduit la possibilité d’une reprogrammation de la construction, durant la phase même d’édification.
Viab n.m (diminutif de variabilité-viabilité). -1. Machine à sécrétion constructive autonome et réactive développée lors de la première biostructure en 2005. Le Viab embarque un algorithme robotique lui permettant de construire une architecture sur des principes d’indétermination. Il est programmé en “open source” pour être perméable à des inputs extérieurs. Son script de base définit des protocoles d’action, de mouvement, des contraintes de toute nature, mais intègre également des variables environnementales pouvant affecter sa fonction première. -1bis. Précision sur son fonctionnement : le rail support de son mouvement, similaire à un “chemin de grue” est sécrété par le Viab lui-même. Les mouvements des têtes de sécrétion sont assurés au moyen de bras articulés pneumatiques. La rigidité de l’ensemble lors du coulage est obtenue par emboîtement de ces mêmes têtes dans l’élément de structure à prolonger. Le coffrage est généré à partir d’un bras télescopique armé d’une buse à son extrémité, ce système intègre la variation des diamètres des différentes sections structurelles. Le coulage est réalisé par la suite par simple remplissage de cette coque. Le déplacement de la tête de sécrétion s’effectue, au fur et à mesure de l’avancement, par gonflage/dégonflage alterné de trois valves pneumatiques. Au terme d’une phase de construction, les bras articulés se rétractent dans le corps du Viab. Celui-ci peut alors se déplacer sur le rail pour rejoindre la future zone de croissance. -3. Le Viab est localisé, régionalisé. L’apport en énergie, en matières premières (poudre, eau) est directement dépendant de l’environnement de la biostructure, dans une logique d’extraction-transformation. -4. La dernière génération de Viab intègre des procédures de recyclage chimique, intrinsèque aux substances émises par les biostructures (déjections des habitats, végétaux et animaux…), ainsi que la captation des matériaux et énergies issus de leur localisation (captation de l’humidité ambiante, énergies naturelles renouvelables / effet venturi / capteurs photovoltaïque, thermiques…).
Algorithme n.m. (math., de al-kharezmi, surnom donné à un mathématicien arabe). -1. Suite de règles dont l’application mécanique (c.a.d. sans avoir à réfléchir) permet d’effectuer une tâche ou de résoudre un problème. Un algorithme peut être exécuté par un opérateur humain ou par une machine conçue à cet effet. -2. Par extension dans “I’ve heard about” script permettant de piloter les phases successives de construction du Viab, à la fois adaptable et perméable aux différents inputs. Le script gère plusieurs phases : positionnement du Viab par déplacement sur le rail / extension des bras pneumatiques / positionnement en X/Y/Z de ces bras / emboîtement de la tête de ceux-ci dans les profils déjà coulés / sécrétion des coffrages d’extension / coulage du béton dans les cavités obtenues / déplacement pneumatique des têtes de coulage-coffrage / & / à la fin de chaque cycle / recharge du réservoir (par séquences) / déplacement du Viab / &…cætera.
Entropie n.m. (phys.). -1. Grandeur qui permet d’évaluer le degré de désordre d’un système / voir [Substances affectives]
Selfconsciousness (expression anglaise). -1. Conscience empathique d’une multitude d’individus pouvant générer un corps social, un comportement social cohérent sans organisation préalable. -2. Par extension se dit des résidents de “I’ve heard about”. -3. Synonyme lointain de “co-sentience”, ou notion de perception partagée développée par Frank Herbert (Dune).
Swarm Intelligence (expression anglaise). -1. Se dit du comportement induit par une intelligence en essaim qui se caractérise par l’absence de contrôle centralisé ou d’architecture générale. L’intelligence en essaim permet par exemple, à partir de règles simples de comportements individuels, de comprendre et de simuler des phénomènes de nuées, c’est-à-dire le comportement de grappes d’individus lors d’un déplacement, réactif aux obstacles, évitant quelque collision que ce soit (entre les individus et avec les géographies traversées). -2. Par extension, se dit d’une société humaine qui adopte la biostructure comme protocole social. À ce niveau, on peut faire une distinction entre, d’une part, les interactions politiques et sociales, qui déterminent dans le temps le contenu de la charte et l’algorithme constructif et, d’autre part, les “stimuli locaux de croissance” formés des requêtes individuelles d’extension de la structure et des données chimiques, qui déterminent l’action constructive effective de chaque Viab. Ces stimuli de croissance sont des résultantes de comportements individuels, déterminés au niveau local (via notamment les négociations mitoyennes pour les uns, les nanocapteurs pour les autres) et pris en compte au travers de mécanismes élémentaires: la morphogenèse ainsi produite est la conséquence émergente de ces activités. Les résidents d’une biostructure sont à la fois les individus de l’essaim (y compris les Viabs) et les co-auteurs qui fixent les règles dans l’espoir qu’il réalise au mieux la tâche qui lui est assignée (Viab) ; c’est-à-dire la production d’une structure habitable indéterminée.
Nanocapteurs n.m. (physique, de nanos, 1nm, 10-9 m). -1. Nanoparticules utilisées pour capter et déceler la présence d’une substance chimique dans une atmosphère déterminée. -2. Les nanocapteurs [N.P] pouvant être inhalés permettent de “renifler” l’état chimique du corps humain. -2bis. Fonctionnement : similaires aux pollens, ils se concentrent dans les bronches et se fixent sur les vaisseaux sanguins. Cette localisation leur permet de détecter les traces d’hormones de stress (Cortisol) véhiculées par l’hémoglobine. Dès qu’ils entrent en contact avec cette substance, la membrane phospholipidique des [N.P] se dissout et libère plusieurs molécules dont le Formaldéhyde h2co à l’état gazeux. Ces molécules rejetées par l’appareil respiratoire sont détectées grâce à un dispositif C.R.D.S. (cavity ring-down spectroscopy). Pour information le C.R.D.S. est une méthode d’analyse optique par faisceaux laser programmés sur une longueur d’onde, permettant de mesurer la densité des molécules dans l’air. La longueur d’onde utilisée pour la détection du formaldéhyde est située autour de 350 nanomètres. -3. Par conséquent, les nanocapteurs renseignent les Viabs sur le taux de stress ambiant.
Polymérisation n.m. (chim.). -1. Réaction qui, à partir de molécules de faible masse moléculaire, forme par liaison de celles-ci, des composés de masse moléculaire élevée. -2. Par extension dans la structure “I’ve heard about”, procédure chimique, réactive, permettant de solidifier l’enveloppe souple contenue dans le kit de résidence afin qu’elle s’ajuste aux morphologies alvéolaires.
Kit de résidence n.m. (expr. mixte). -1. Ensemble d’éléments formant un habitat, et qui, accompagné d’un plan de montage peut être assemblé par soi-même. -2. Par extension dans la biostructure, valise d’emménagement permettant au résident de coloniser une cellule alvéolaire, à la suite de l’extension structurelle réalisée par le Viab. -2bis. Le kit de résidence est composé de cinq éléments / 1) Une “porte” d’installation à fixer à même les parois des ascenseurs, et aux terminaux pneumatiques permettant l’expansion du volume habitable dans l’alvéole préalablement réalisée / 2) Un volume expansible intégré à la “porte”. Ce volume en matériau souple polymérisable est dessiné pour s’ajuster à la morphologie “sur mesure” de chaque alvéole / 3) Un amorceur photochimique (UV). La réaction déclenchée par ce catalyseur, polymérise la matière plastique et solidifie les parois de l’habitat. / 4) Un module d’échange chimique (consommation, déjection, recyclage) sur un mode anthroposophique. / 5) Un module de jardin hydro-aéroponique (cf. Kit agricole, ci-dessous) / 6) Les planchers, rampes et escaliers des cellules réalisés sur un même mode polymérisable mais par multicouches alvéolaires. -2ter. Pour précision, lors de l’expansion, avant polymérisation, les terminaisons de la toile, prévues à cet effet, adhèrent à la structure béton par soudage (adhésif chimique). Ces mêmes terminaisons, en tension, nécessitent actuellement une fixation à la main, ceci au travers des structures réticulées. Cette tâche sera prochainement dévolue au Viab.
Kit agricole n.m. (expr. agricol.). -1. Ensemble composé d’entités vivantes (animales et végétales) constituant un cortège de culture. Les kits agricoles sont destinés, soit à la production alimentaire (autarcie), soit à l’aseptisation du milieu vital (lumière, atmosphère, pathologie).
Biotropisme n.m. (du gr. Tropos, direction). -1. Croissance orientée dans l’espace, chez les végétaux et animaux fixés, sous l’influence d’une excitation extérieure, biologique, organique, chimique. -2. Caractéristique intrinsèque d’ “I’ve heard about”.
Accrétion n.m. -1. Accroissement d’une région par apport et dépôt de matériaux. -2. Par extension, dans la biostructure, caractéristique du mode de croissance local de la structure réticulaire induit par l’action du Viab: celui-ci travaille essentiellement par de petites extensions (modules) de la structure réticulaire, produites par sécrétion de béton. -3. Dans les modèles traditionnels de croissance par accrétion (aussi dits par agrégation), notamment dans le modèle de croissance par diffusion limité de Witten et Sander, des particules de matière se déplacent au hasard dans l’espace libre et s’agrègent à la structure lorsqu’elles entrent en contact avec elle. Les structures ainsi produites développent un caractère quasi-arborescent avec en particulier de longues branches et une densité relativement faible. -3bis. Dans le cas de la biostructure, les lieux de croissance sont déterminés principalement par les requêtes individuelles, internes à la structure. Cependant la distribution de ces requêtes, non uniforme et liée à la luminosité extérieure et à la densité préexistante, conduit à un processus d’accrétion présentant des caractères communs avec les modèles standards. La croissance de la biostructure se rapproche aussi en cela des modèles de croissance polyptique du corail. Dans ces derniers modèles la croissance se fait en chaque polype (ou lieu de croissance) avec une intensité directement dépendante de l’accessibilité concurrente aux polypes depuis l’environnement extérieur: les polypes qui partagent leurs accès à l’extérieur sont défavorisés ; il en résulte une croissance plus rapide dans les zones frontières de la structure et notamment dans ses parties convexes.
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