A flat, fat, growing urban experiment








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Représentation filaire n.m. (Géom.). -1. Mode de représentation implicite des volumes basés sur une structure filaire à partir de laquelle chaque élément de volume est engendré par le développement d’une section normale au fil. -2. Dans la biostructure, les éléments de volume sont en première approximation des cylindres de diamètre normalisé ce qui limite les sections génératrices à des cercles. La structure filaire est alors complètement définie par un ensemble de liens (caractérisés par une longueur nominale maximale et minimale) et de noeuds (au niveau desquels les branchements de la structure filaire s’effectuent).
Graphe combinatoire n.m. (math.). -1. Un graphe est la donnée d’un ensemble abstrait V , dont les éléments sont appelés des noeuds, et d’un ensemble E de paires (x,y) d’éléments de V, appelées les liens. -2. À partir d’une représentation filaire, on définit un graphe combinatoire en ignorant les contraintes géométriques de longueur et de spatialité pour ne retenir qu’un ensemble abstrait V de noeuds et un ensemble de liens E avec (x,y) dans E s’il y a un lien entre les noeuds x et y de la représentation filaire.
Fil d’Ariane n.m. (expression française). -1. Fil conducteur, par allusion au fil que donna Ariane à Thésée pour se diriger dans le labyrinthe. -2. Dans la biostructure, le fil d’Ariane est, à un moment donné, le canal d’alimentation joignant le Viab à une source locale de matière première. Le Viab travaille par phases : au cours d’une phase, la source est fixe et agit comme un point d’ancrage; le Viab s’éloigne de son point d’ancrage en activant les canaux nécessaires le long de son chemin, et se rétracte le long de ce chemin avant de bifurquer vers d’autres directions. -2bis. Par extension le fil d’Ariane désigne la suite de liens virtuels (a_1, a_2, a_3,..., a_n) qui lie le Viab à son point d’ancrage dans le graphe représentant la structure.

Serpent brownien n.m. (math.). -1. Processus stochastique étudié en probabilité comme modélisation des marches aléatoires branchantes. -2. Dans la biostructure, le mouvement et le processus constructif du Viab au cours d’une phase se modélise par un processus analogue au serpent brownien: un déplacement du Viab consiste soit en une extension du fil d’Ariane , soit en sa rétractation , soit enfin en la création d’un nouveau lien éventuellement accompagnée de la création d’un nouveau nœud . -2bis. Alternativement le processus peut être vu spatialement, le fil d’Ariane au temps t étant donné par la suite des positions XYZ des noeuds qui le forment . Les transitions de à se font en choisissant un noeud existant ou un nouveau noeud. -3. En l’absence d’autres stimuli, la direction d’extension est choisie aléatoirement, (pour simplifier de manière équiprobable parmi un ensemble fini de directions possibles). En toute généralité ce comportement est biaisé ou perturbé par les stimuli. L’analyse du processus permet de voir que l’introduction de l’aléatoire conduit au comportement espéré du Viab eu égard à la contrainte de viabilité: avec une probabilité aussi proche de 1 que souhaité, la structure sera contrôlée complètement en un temps commensurable au temps nécessaire à la visiter par un procédé systématique. -4. Dans le cas idéalisé où les déplacements du Viab qui étendent le fil d’Ariane se font toujours vers le haut de la structure et avec des variations unitaires des coordonnées horizontales, le modèle peut être rendu plus explicite. Le fil d’Ariane prend la forme et les transitions d’extension se font vers l’un des points uniformément. Dans le cas neutre où les extensions sont aussi fréquentes que les rétractations, on constate que, lors d’une phase de longueur n du processus de croissance, la hauteur de la structure produite, qui se mesure ici à la longueur du plus long fil d’Ariane utilisé est (par la loi des grands nombres appliquée à la suite des extensions/rétractations). Pour les mêmes raisons le déplacement en X ou en Y le long d’un fil d’Ariane de longueur est de . On peut en déduire que la largeur en X ou en Y de la structure est de , puis que le Viab, au cours d’une phase de longueur n, se déplace et occupe une fraction non négligeable d’un volume d’ordre . Bien qu’extrêmement simplifié, ce modèle permet d’incorporer des perturbations induites par les stimuli chimique sous la forme de modifications spatialement inhomogènes des transitions d’extensions. Ces perturbations induisent en particulier le développement de branches pathologiques ou de zones de densité anormale.
Somnambulisme n.m. -1. Activité psychique qui produit pendant la phase ainsi dénommée un sommeil éveillé, voire une conscience augmentée. Le somnambulisme peut se caractériser par la sensation d’un état imprécis, incertain et problématique, un état de mobilité de conscience qui dévoile un nouveau rapport au monde, aux autres et à soi-même. -2. Historiquement, ce fonctionnement inhabituel de la conscience, que dans la deuxième moitié du XIXe siècle, on nommera hypnose, a tenté de développer des espaces de liberté, des projets de société égalitaires, que l’on ne pouvait atteindre et parcourir que sous cet état. On pourrait dire que face à l’impossibilité de modifier les mécanismes du monde réel, tangible et politique, ce mouvement, pré-féministe, s’est attaché, a contrario, à la création d’une autre couche d’existence, à distance, hors de portée... Bien que diabolisé, charlatanisé, ce mouvement a néanmoins irrigué toute la pensée réformiste pré-moderne. -3. Trans-door ou méthode de suggestion hypnotique utilisée dans la première expérience “I’ve heard about” (cf. téléportation).
Prépsychisme n.m. -1. Etat de conscience préverbale d’un individu / «je suis» sans importance, un corps qui ne pense pas, mais qui sent tout alentour et qui se laisse changer pour s’être laissé toucher et sentir, pour “être poreux à tous les souffles”. -2. Courant de pensée qui attribue à l’individu la possibilité de s’agglutiner n’importe où et n’importe comment, avec tout et n’importe quoi, afin de générer une dynamique d’assemblage et de réassemblage permanent. -3. Par extension, condition préliminaire de partage chimique dans la structure “I’ve heard about”.


Substances affectives
Je me souviens…
- De ce que les habitants d’Anarchia avaient en commun : Non seulement l’île elle-même mais la connaissance personnelle de son secret : ils se tenaient sur un rocher que les fondateurs avaient fait surgir de l’océan par cristallisation, qui était constamment en train de se re-dissoudre et ne perdurait qu’au travers d’un processus de réparation permanent. La généreuse nature n’avait rien à voir là-dedans. C’était l’effort conscient des humains et leur coopération qui avaient édifié Anarchia (…). Sa stabilité pouvait être perturbée de mille manières, cette complexe machinerie était comprise par tous. Elle avait ainsi un avantage indéniable sur toutes les mythologies artificielles de l’idée de nation. Elle était conforme à la vérité.1
- De l’île d’Utopie, qui en sa partie moyenne, et c’est là qu’elle était le plus large, s’étendait sur deux cents milles, puis se rétrécissait progressivement.2
Je me souviens…
- de Paul Maymont et sa Ville verticale, en 1959

- de Chaneac et de ses Cellules polyvalentes, en 1960

- de Kurokawa et son Helix City en 1961

- d’Arata Isosaki et sa City in the Air, la ville du métabolisme en 1962

- de Constant et New Babylon en 1963

- de Yona Friedman et sa ville Ville spatiale, en 1960, plus tard de sa ville cosmique en 1964

- de Guy Rottier et sa Ville solaire, en 1971

- de David George Emmerich et son Dôme stéréométrique en 1977

- du Cappadoce et ses refuges urbains troglodytes

- de Bangkok, et de son évolution arborescente et aléatoire suite à la crise de 1993

- de Bernard Rudofsky et de l’Architecture without Architect, au Moma en 1965

- d’Edgar Poe et du Domaine d’Arnheim, en 1847

- de Robert Silverberg, et des Monades urbaines, en 1971

- de Stefan Wul dans Noô1, en 1977

- de Serge Brussolo, et sa Vue en coupe d’une ville malade, en 1980

- de Dan Simmons, et ses Trans-door dans Hyperion, en 1990
Je me souviens…
- Que la Commune de Paris avait représenté la seule réalisation d’un urbanisme révolutionnaire, s’attaquant sur le terrain aux signes pétrifiés de l’organisation dominante de la vie, reconnaissant l’espace social en termes politiques, ne croyant pas qu’un monument puisse être innocent… Tout l’espace était occupé par l’ennemi… Le moment d’apparition de l’urbanisme authentique, cela avait été de créer dans certaines zones, le vide de cette occupation. Ce que nous appelions et appelons aujourd’hui construction avait commencé là.3
- Que les outils de développement de la ville contemporaine avaient été essentiellement inféodés à des procédures déterministes, à des scénarios planifiés aux mécanismes prévisibles. La croissance, l’entropie de la ville, sa densification étaient gérées et générées par des projections préalables figées, statufiées, géométrisées. Que ces transformations morphologiques ne se constituaient que sur des scénarios “fermés”, qui ne pouvaient dévier des représentations préprogrammées qui les sous-tendaient. Je me souviens que la cartographie de la ville était ainsi liée à un mode de production décliné au “futur antérieur”. Le devenir y était anticipé et verrouillé.
- Qu’à l’époque, on pouvait se douter que ces modes opératoires “sous contrôle” qui conditionnaient la production des structures urbaines ne soient pas à même de rendre compte des complexités d’une société mass médiatique naissante, où la multitude citoyenne se substituait peu à peu à l’autorité républicaine, centralisée.
- Que le déficit de démocratie dans la fabrication de la ville ou l’abus d’un outillage datant d’une période où la raison de quelques-uns présidait à la destinée du plus grand nombre, ne permettait pas d’assumer les mutations dues à la fragmentation des mécanismes informationnels et productifs.
- Que l’espace libéral avait été construit en termes de contrôle social, et que la ville contemporaine du XXeme siècle en gardait et révélait tous les stigmates.4
- Que la raison de la crise de la civilisation européenne et de ses pratiques de démocraties monarchistes consistait dans le fait que la vertu européenne, c’est-à-dire sa morale aristocratique organisée dans les institutions de la souveraineté moderne, ne réussissait pas à rester en rythme avec les pouvoirs vitaux de la démocratie de masse.5
- Qu’à l’époque, les grandes puissances industrielles et financières produisaient non seulement des marchandises, mais aussi des subjectivités, comme la conscience écologique, le développement durable, voire même la peur, pour, in fine, vendre ces mêmes marchandises.6
Je me souviens…
- Qu’on ne pouvait plus vivre dans un rectangle blanc, dans le blanc d’une feuille de papier, mais dans des régions, de passage, ouvert et fermé… Qu’il y avait déjà des lieux qui n’appartenaient à aucun de ceux-ci ; les contre-espaces, les hétérotopies, que seuls les enfants connaissaient et apprivoisaient : le grenier, la tente d’Indien, le grand lit des parents… lieux de dérive, d’inconnu, de peur, de mythe.7
- Que le logement moderne avait été un lieu ou les invités indésirables n’avait pratiquement jamais accès. Que les «toxic people”, comme on les appelait à l’époque, devaient rester à l’extérieur, et avec eux si possible les mauvaises nouvelles. Que ce même logement n’était qu’une machine à ignorance ou un mécanisme intégral de défense, ou le droit fondamental au non-respect du monde extérieur trouvait son pilier architectural.8
- Qu’au début tout s’était bien passé, puis une nouvelle fois les murs étaient devenus poreux, les chaises flexibles, le plancher caoutchouteux, et il avait fallu aller de l’avant. C’était un cercle vicieux. Plus la maison progressait, plus on se devait d’avancer selon son rythme, changer d’appartement… accepter les spéculations des cerveaux électroniques sur le temps, la lumière, les mœurs, la nourriture… Désormais ils étaient condamnés à… progresser…9
- Que la verticalité avait été assurée par la polarité de la cave au grenier…que l’escalier qui va à la cave, on le descendait toujours...que l’escalier qui allait à la chambre on le montait et on le descendait. … mais que l’escalier du grenier, plus raide… on ne pouvait que le monter... Quand je retourne rêver dans ces greniers, je ne redescends jamais…10
Je me souviens…
- Que la recherche de l’unité du mouvement en train de se faire était devenu un préalable.11
- Que la nostalgie était devenue une arme.12
- Que seule une articulation éthico-politique – que l’on nommait écosophie – était plausible. Elle s’était inventée pas à pas entre les trois registres écologiques, celui de l’environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivité humaine.13
- Que la question du temps et du déterminisme n’étaient plus limitée aux seules sciences, au cœur de la pensée occidentale depuis l’origine…plus personne depuis ne confondait science avec certitude, probabilité avec ignorance. 14
- Que ce que l’on devait absorber, c’était précisément la production de localité, c’est-à-dire des machines sociales qui devaient créer et recréer les identités et les différences entendues comme locales… comme un régime d’hétérogénéisation.15
- De “La Musique de l’essaim”16 de Rimbaud.
- Que dans le monde réel, qui n’existe plus, il avait été plus important qu’une proposition soit intéressante que réelle.17
Je me souviens…
- Que l’idée d’une médiation nécessaire, de type contrat social, appartenait essentiellement à une conception juridique du monde, telle qu’elle s’élaborait avec Hobbes, Rousseau, Hegel. Qu’au contraire chez Spinoza, les forces étaient inséparables d’une spontanéité et d’une productivité qui rendaient possible leur développement sans médiation, c’est-à-dire leur composition. Elles étaient en elles-mêmes les éléments de socialisation. Que Spinoza pensait immédiatement en termes de “multitude” et non d’individu, pour une conception… de la composition physique et dynamique qui s’oppose au contrat juridique… - Les corps… étaient pensés comme forces. En tant que tels, ils ne se définissaient pas seulement par leurs rencontres et leurs chocs au hasard (état de crise), ils se définissaient par rapports entre une infinité de parties qui composent chaque corps, et qui le caractérisaient déjà comme une “multitude”…18
- Que la revendication du monde des mondes posait immédiatement sur le plan de la connaissance comme sur le plan de la volonté, le problème de la réalité de l’imagination et de la liberté. Réalité constitutive, et non plus cadeau de la divinité ou résidu de son processus d’émanation… Cela posait le problème de la réalité non plus comme totalité mais comme dynamique du partiel, non comme perfection absolue mais comme privation relative, non comme utopie mais comme projet.19
Je me souviens…
- Que finalement tout le système à évolué au cours du temps vers un désordre croissant, paradoxal, spontané, sans jamais atteindre son état d’équilibre.20
- Que l’œuvre n’était déjà à l’époque plus considérée comme une œuvre si elle se situait en dehors de tout rapport, en dehors de tout contexte. Que nous présupposions que précisément l’œuvre devait se situer à l’intérieur de ces rapports, mais qu’avant même de la situer en ces termes, il nous fallait en préalable définir ces mêmes rapports !21
- Que sur ce dont on ne pouvait plus parler, nous avions appris à garder le silence.22
(NOTES)

1 Greg Egan, L’Énigme de l’Univers, Robert Laffont, Paris, 1999.

2 Thomas More, L’Utopie, livre second, 1516.

3 Debord, Kotanyi, Vaneighen, La commune était une fête, par l’IS / librairie Arthème Fayard, tract 1962.

4 Raphaël Hythodée, 1516-2005

5 Toni Negri, Empire, Havard University 2000

6 Ibid note (5)

7 Michel Foucault, Utopie et hétérotopie, conférence radiophoniques, 1966.

8 Peter Sloterdijk, Écumes, sphérologie plurielle, Maren Sell Editeur, 2005.

9 Serge Brussolo, Vue en coupe d’une ville malade, Denoël, 1980.

10 Gaston Bachelard, La Maison, de la cave au grenier, Poétique de l’espace, PUF, 1957.

11 Gilles Deleuze, Leibniz, Âme et damnation, le baroque, la mort en mouvement, cours 1986-1987

12 Douglas Coupland, Generation X, Saint Martin’s Press,1991

13 Felix Guattari, Les Trois écologies, Galilée, 1989

14 Ilya Prigogine, La Fin des certitudes, Odile Jacob, 1996

15 Ibid note (4)

16 Kristin Ross, Rimbaud and the Paris Commune, University of Minnesota Press, Minneapolis, 1998,

17 Ibid note (8)

18 Gilles Deleuze, introduction à l’Anomalie Sauvage de Antonio Negri, PUF, 1982.

19 Antonio Negri, L’Anomalie sauvage, PUF, 1982,

20 Selon le deuxième principe de la thermodynamique, ou principe entropique.

21 Martin Heidegger, Chemins qui ne mènent nulle part, Holzwege, Vittorio Klostermann, 1949.

22 Ludwig Wittgenstein, Tractacus Logico-philosophicus. Point 7, Routedge & Kegan Paul, 1922.
Table des matières
Rumeurs
Protocole territorial
Schémas génératifs

1) Entropies /

2) Biorésidents

3) Aliénation volontaire

4) Biopolitique

5) Open Source
Schémas résultants

6) Usages

7) Scripts

8) Anomalies
Notes

-Procédures

-Substances affectives
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