A. E. Van Braam houckgeest








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11 janvier.

Sa Majesté a envoyé, par deux principaux mandarins, un superbe esturgeon en présent à l'ambassadeur. Il a au moins douze pieds de long & pèse deux cents livres ; il est absolument gelé. C'est la marque d'une faveur distinguée, puisque ce poisson est réservé à l'empereur, & que ceux de ses favoris qui en mangent le reçoivent de lui. On n'a pas manqué de nous citer toutes ces particularités, & d'y ajouter que Sa Majesté nous traite plus favorablement que les Anglais venus l'année dernière, puisqu'ils n'ont jamais reçu de lui quelque chose d'aussi marquant. D'après la coutume du pays, Son Excellence & moi nous avons fait le salut d'honneur à l'empereur pour exprimer notre reconnaissance & de son attention & de son magnifique présent.

Dans la matinée, d'autres mandarins principaux sont venus pour nous rappeler encore que l'empereur veut nous voir demain, & p1.140 pour nous dire de nous rendre en conséquence au palais à cinq heures du matin. Comme la plus grande partie de notre bagage n'est point arrivée & qu'aucun de nos messieurs n'a avec soi d'habit assez décent pour paraître, nous avons fait part de ces circonstances aux mandarins, en désirant que nos messieurs fussent dispensés de se joindre à nous pour aller à la cour, attendu l'état déplorable de leur garde-robe actuelle. Cette raison, toute plausible qu'elle aurait dû paraître, n'a eu aucun effet. Les mandarins ont répondu que Sa Majesté Impériale est parfaitement instruite de notre situation qu'elle ne veut pas voir nos habits, mais nos personnes, pour être pleinement convaincue que nous jouissons tous d'une santé parfaite après un voyage aussi pénible, & qu'elle exige que nous allions tous à la cour. Ne voyant aucun moyen d'échapper à cette nécessité, nous avons fini par promettre de nous montrer tous, & avec cette assurance les mandarins se sont retirés très satisfaits.

Il est venu d'autres mandarins au nom du voo-tchong-tang, ou Premier ministre, pour demander une traduction en français de la lettre écrite par les commissaires-généraux de Batavia à l'empereur. J'en ai fait une, ainsi que de la liste des présents, & l'une & l'autre ont été données à notre premier conducteur pour être remises au Premier ministre. Vraisemblablement on veut faire mettre cette traduction en Chinois par les missionnaires français de Pe-king, afin de la confronter avec celle que les négociants de Canton ont faite, d'après ma rédaction en anglais, & qui avait été jointe au duplicata venu de Batavia & envoyé par le tsong-tou.

p1.141 On peut tirer de tous ces faits une preuve de la crainte qu'éprouvent les dépositaires de l'autorité, relativement au vrai contenu de la lettre, & en même temps cette crainte est un argument de la conviction dans laquelle ils sont, qu'il existe des raisons de se plaindre, puisqu'ils redoutent à ce point que la plainte ne se fasse entendre.

Nous avons vécu encore très sobrement aujourd'hui, car l'on ne peut presque rien avoir. Nos provisions de bouche sont arrivées si tard, que nous n'avons pu dîner que fort avant dans l'après-midi. Nous avons trouvé au surplus notre repas aussi mauvais dans la capitale que sur la route. À chaque instant nous avons un nouveau sujet & de nous étonner & de vérifier jusqu'à quel point les opinions que nous nous étions formées de la nation chinoise étaient erronées.

12 janvier.

Ce matin à cinq heures, escortés par plusieurs mandarins, nous nous sommes rendus, en charrettes, au palais, que j'ai été surpris de ne trouver éloigné de notre hôtel que de quelques minutes de chemin. L'on nous a fait descendre dans la place au-devant de la porte de l'Ouest. Comme il faisait excessivement froid, l'on ne nous a pas fait attendre en plein air, ainsi que le veut l'étiquette ordinaire, mais l'on nous a conduits dans un petit appartement que l'on avait chauffé, & dont l'air mesquin nous frappa. À six heures & un quart on nous a ramenés sur la place pour y attendre l'arrivée de l'empereur, auquel nous devions présenter, à son passage, l'adresse envoyée de Batavia par les commissaires-généraux p1.142 de la Compagnie hollandaise. Ce cérémonial a encore été un sujet de surprise, parce que nous nous attendions à présenter cette lettre dans un des salons du palais.

On nous a fait changer vingt fois, au moins, de place & de situation, étant toujours environnés d'un nombre infini de spectateurs. Au milieu de ceux-ci étaient aussi les ambassadeurs nombreux des autres peuples des environs de l'empire, c'est-à-dire, de la Corée, du Thibet, & ceux des Tartares Mongous, & des Tartares Mantcheoux, qui se pressaient autour de nous avec autant de curiosité que les Chinois. Dans la foule, était un nombre considérable de mandarins que faisaient distinguer & leurs vêtements particuliers & leurs diverses décorations. Je confesse que j'ai été vivement frappé & de cette affluence de curieux, & de la confusion qui régnait à tel point parmi eux, qu'on aurait pu se croire au milieu d'un peuple sauvage, qui n'aurait jamais eu aucune idée de civilisation. C'est alors que je me suis rappelé le tribunal si vanté du Li-pou ou des rits & usages, & que je me suis demandé, en ne voyant aucune trace d'ordre, mais un vrai chaos, dans quelles occasions il exerce sa minutieuse & rigide influence. Belle matière à réflexion si nous n'avions pas gelé en considérant ce tableau.

Il faut avoir été le témoin d'une pareille circonstance pour s'en former une idée. Sans cette expérience personnelle, je n'aurais jamais pu croire que les choses pussent être dans un pareil état de trouble à la cour du monarque chinois.

Enfin après une nouvelle attente d'une grande demi-heure, l'empereur est arrivé, sortant par la porte de l'ouest du palais, p1.143 assis dans un palanquin jaune, doublé de soie & porté par huit porteurs seulement.

Lorsque Sa Majesté approcha, l'on nous fit agenouiller, l'ambassadeur tenant en l'air, de ses deux mains, la boîte dorée où était l'adresse pour ce monarque. Arrivé jusqu'à nous, l'empereur fit arrêter ses porteurs, & le fok-lio-tayen ou Second ministre, qui marchait à gauche du palanquin, tandis que le voo-tchong-tang était à droite, vint prendre la boîte des mains de Son Excellence, & la porta à Sa Majesté. Alors nous fîmes tous le salut d'honneur en baissant trois fois la tête jusqu'à terre, à trois différentes reprises.



Le salut fini, l'empereur adressa la parole à l'ambassadeur, s'informa de sa santé & de celles de toutes les personnes de sa suite, demanda l'âge qu'avait notre prince, celui de l'ambassadeur, & enfin si nous ne souffrions pas du froid, probablement parce qu'il s'étonnait de nous voir sans habits fourrés. Les réponses de l'ambassadeur ayant été rendues par notre interprète, les porteurs recommencèrent à marcher, & nous fîmes alors un seul salut de tête, puis nous nous relevâmes.

L'empereur a été conduit en droiture vers l'ouest, dans un jardin dépendant de son palais, & où est un très grand étang. On nous y a fait aller à pied, au milieu de la foule & avec une telle vitesse, que c'était presqu'en courant. Chacun de nous fut pris sous le bras par un mandarin, & traîné d'une manière qui aurait chez nous tous les caractères de l'incivilité & de la rudesse, quoi qu'on ne doive la regarder ici que comme un témoignage de zèle & d'attention.

p1.144 Parvenue au bord de l'étang, Sa Majesté Impériale est sortie de sa chaise ou palanquin, & s'est mise dans un fauteuil couvert placé sur un traîneau. Ce traîneau garni d'une étoffe jaune & chargé d'ornements, & qui avait notamment des figures de dragons dorées sur ses côtés, a gagné, en passant sur la glace, un autre point de l'étang, d'où l'empereur & les deux ministres se sont rendus dans un salon pour y déjeuner & pour y expédier quelques affaires d'État.

On nous a fait entrer aussi dans un appartement où Sa Majesté avait ordonné qu'on nous fît déjeuner. Cet appartement était si misérable, que si l'on nous en avait proposé un pareil durant notre voyage, à peine aurions-nous daigné l'accepter. On voulait nous y faire asseoir à plat sur des coussins, près de petites tables comme les Chinois ; mais s'apercevant que cela nous était très incommode par le défaut d'habitude, on nous a fait changer de lieu, & l'on nous a conduits dans un pavillon d'assez bonne mine, situé dans un jardin clos. Nous y avons été déposés dans une petite pièce qui n'était guère meilleure que celle que nous avions quittée, mais elle avait du moins des bancs & de vieilles tables, sur lesquelles on a mis notre déjeuner.

Les fenêtres ayant au lieu de vitres, du papier pour empêcher le passage du froid, nous avons eu besoin de lumières. Il est venu des chandelles dans de gros chandeliers de bois, & en tout, l'ameublement de ce lieu rappelait exactement celui d'un corps-de-garde de notre pays.

En contemplant tout ce qui nous environnait, nous éprouvions p1.145 le plus grand étonnement, & nous n'en sortîmes que pour réfléchir qu'étant reçus dans de pareils appartements, au sein du palais impérial, nous n'avions pas eu la plus petite raison de nous plaindre des mauvais logements qu'on nous avait donnés quelquefois en route. Nous avons conclu encore, d'après la même comparaison, qu'on nous a accordé à Pe-king, dans l'hôtel où nous sommes placés, une magnifique demeure. Peut-être ce tableau s'accordera-t-il mal avec les brillants rapports que les missionnaires ont envoyé en Europe au sujet de cette capitale & du palais de l'empereur, mais je peins ce que je vois, & ce que (je le répète encore) je m'attendais si peu à rencontrer, que si je n'en avais pas convaincu mes yeux, rien m'aurait pu m'en faire adopter le récit.

Après notre déjeuner, pendant lequel Sa Majesté nous a envoyé deux fois de sa table des plats de friandises, ce qui annonce le plus haut degré de faveur, on nous a ramenés encore sur la glace, où nous avons trouvé une grande quantité de personnes qui patinaient. Leurs patins diffèrent de ceux d'Europe en cela seulement que les nôtres se terminent en avant, par une pièce qui revient sur elle-même en s'arrondissant, tandis que ceux de la Chine ont à leur extrémité un morceau de fer qui s'élève à angle droit.

Comme on avait appris que nos messieurs savaient patiner, plusieurs mandarins de considération ont insisté pour qu'un de nos domestiques allât chercher leurs patins, ce qui a été exécuté. MM. Van Braam & Dozy coururent sur la glace, & procurèrent aux mandarins, & ensuite à l'empereur lui-même, le spectacle de p1.146 l'exercice du patin à l'européenne. Ils ont été très admirés, & attiré un grand concours de curieux.

Après que nous eûmes demeurés pendant une demi-heure sur la glace, Sa Majesté vint se remettre dans le traîneau, qui traversa encore l'étang. Je vis que Sa Majesté donnait des ordres pour que l'on nous plaçât à peu de distance de son traîneau, afin que nous pussions voir facilement le jeu des patineurs. Au même instant une troupe de ceux-ci vinrent d'une assez grande distance en se dirigeant en ligne droite vers l'empereur, & comme s'ils avaient manqué de l'adresse qu'ont nos Européens pour s'arrêter par des coups de talon, lors même qu'ils courent avec une vitesse excessive, ces Chinois qui ne sont pas maîtres de leur rapidité, se trouvant tout près du traîneau, se laissèrent tomber sur la glace, afin de ne pas courir sur la chaise impériale. Lorsque ces premiers patineurs eurent fourni leur course, on mena le traîneau à un autre point où l'on avait dressé une porte faite avec du bambou, au centre de laquelle était suspendue une boule de cuir. On eut encore l'attention de nous mettre près de l'empereur, afin de nous faire tout voir sans obstacle, & Sa Majesté tourna plusieurs fois les yeux de notre côté pour nous regarder.

Alors on vit venir, deux à deux, des soldats qui couraient en tenant un arc & une flèche, & qui, en passant par la porte, tiraient, l'un sur la boule de cuir, & l'autre sur une espèce de chapeau de la même substance qui était posé sur la glace, à une petite distance de la porte. Ils furent suivis par une troupe de jeunes garçons & d'enfants, armés également d'un arc & d'une flèche, p1.147 dont ils firent le même usage que les soldats. L'ordre accompagna cet exercice, & presque tous furent assez adroits pour toucher le but, quoiqu'en marchant très vite, & en se dessinant comme les tireurs d'arcs à l'européenne. Les enfants surtout montrèrent une grande dextérité.

Pendant cette espèce de divertissement, j'ai eu l'occasion de remarquer que l'étang sur lequel nous nous trouvions, est une continuité de l'eau au-dessus de laquelle nous avons passé avant-hier le superbe pont ; je distinguais même ce dernier, ainsi que quelques édifices plus éloignés, & qui dépendent du palais. Au milieu de cet étang, est une petite île pierreuse sur laquelle on a bâti un beau pavillon hexagone, où l'empereur vient quelquefois pendant l'été, prendre le plaisir de la pêche.

Ces singuliers exercices terminés, Sa Majesté a repris le chemin du palais, à travers lequel nous avons passé avec la foule, pour aller faire notre cour au voo-tchong-tang, qui, comme président du tribunal de l'administration, a dans l'enceinte du palais, & dans l'édifice destiné à la cour de justice, divers appartements où il donne des audiences différentes, selon le rang des personnes, tandis que pour sa famille & son ménage, il a un hôtel particulier hors de l'étendue du palais.

On nous a conduits vers ce mandarin, par lequel nous avons été reçus très affectueusement. Il s'est informé de la santé de chacun de nous, a demandé si ce pénible voyage ne nous avait pas trop fatigués, & si nous n'avions pas trop froid sans habits fourrés.

Après que M. Agie lui eût rendu nos réponses, nous avons pris p1.148 congé, & l'on nous a ramenés à notre hôtel, où nous sommes arrivés à dix heures.

Le palais impérial qui renferme dans sa seconde enceinte les bâtiments des six tribunaux de l'empire, savoir : 1° celui du Ly-pou, de l'administration ou de la régence de l'État ; 2° celui du Hou-pou, ou la chambre de la trésorerie ; 3° celui du Li-pou ou du cérémonial, & des rits ; 4° celui du Ping-pou, ou le conseil militaire ; 5° celui du Hong-pou ou de la justice & enfin celui du Cong-pou ou de la police générale, est en soi-même une sorte de petite ville, entourée d'un mur très élevé, & où sont différentes portes.

Dans l'intérieur du palais, il y a par centaines des édifices qui ont extérieurement un magnifique aspect, & qu'ornent des morceaux de sculpture. Ces édifices sont en outre richement dorés, & un vernis, dans le genre de la laque, de couleur verte ou rouge, les embellit encore ; leurs toits sont couverts de tuiles jaunes vernissées.

Le palais est traversé par un canal tortueux que l'on aperçoit dans certains endroits, tandis qu'il disparaît dans d'autres, parce que des édifices le couvrent. Les issues & les places sont toutes proprement pavées de pierres de taille. Nous apercevions au loin d'autres édifices qui ne le cèdent en rien à ces premiers quant à la beauté extérieure. Mais en passant, nous avons vu aussi dans quelques points, & entre de grands bâtiments, de misérables bicoques, & des amas d'ordures que des murs cachent mal.

Les appartements où nous avons été reçus par le Premier ministre, p1.149 sont bien éloignés de répondre à l'importance d'un homme aussi considérable. Ce sont de petites pièces, telles qu'il n'est point de maison bourgeoise ordinaire en Hollande, qui n'en offre de plus belles & de plus vastes. Elles étaient si remplies de monde, de toute condition, que nous avons eu de la peine à les traverser. Nous y avons trouvé fort peu d'ordre. Maîtres & domestiques, tout y était pêle-mêle, & ces derniers, pour mieux satisfaire leur curiosité en nous voyant, poussèrent sans scrupule les mandarins, & se mirent devant eux. Ce que nous voyons nous paraît inconcevable, & cet unisson le serait sans doute pour quiconque en deviendrait le témoin.

La porte du palais par laquelle nous y sommes entrés, est un grand bâtiment avec trois passages, dont celui du milieu est en même temps le plus élevé & le plus large. Chaque passage a sa porte en bois, fortifiée par des bandes de fer, où sont de gros boutons de cuivre jaune mis à environ quatorze pouces l'un de l'autre, & disposés en échiquier. Ces portes, & en général celles de tous les bâtiments impériaux, sont peintes en rouge, & dans toutes aussi le passage du milieu est réservé à l'empereur seul, tandis que les deux des côtés sont pour les mandarins & pour les particuliers. La longueur du passage, sous ces portes, est de quarante-deux de mes pas, avec une voûte très bien faite. Sur le rempart, au-dessus de la porte, est un bâtiment formant un carré long, à deux étages & semblable, par le genre de la construction, les ornements & même par le toit, à ceux de l'intérieur du palais.

p1.150 Le passage franchi, on se trouve dans une vaste place pavée & environnée de bâtiments, à l'égard desquels on n'a observé ni régularité, ni symétrie. Chacun de ces bâtiments, dont quelques-uns sont mêmes des dépendances des tribunaux suprêmes, a une enceinte particulière en mur. Il ne s'en trouve que deux, à gauche de l'entrée, qui aient leur façade & des ouvertures sur la place. Au reste, les murs qui renferment ces divers bâtiments, forment, sur l'intérieur du palais, une ligne droite qui court toujours dans le sens de l'un des quatre points cardinaux du monde.

Qu'on me permette d'ajouter ici à l'occasion de l'exercice des patineurs auquel nous avons assisté aujourd'hui, qu'il a lieu annuellement en présence de l'empereur.

Il paraît aussi que c'est l'unique jour où l'on emploie les patins, car soit avant, soit après, je n'ai jamais vu un seul patineur à la Chine, quoiqu'ayant été plusieurs fois sur la glace, j'y aie trouvé des traîneaux plats.

Cet après-midi on nous a apporté les deux pièces mécaniques que nous destinons en présent à l'empereur, pour voir si elles n'ont rien de dérangé. Nous en avons trouvé la partie supérieure absolument endommagée, ce qui ne nous étonne point, puisqu'une fois en route & en présence de nos messieurs, les coulis ont laissé tomber ces pièces brusquement sur la terre que la gelée avait durcie. Nul serviteur de mandarin n'y a veillé, & nous avons lieu de craindre que tout le reste ne soit de même.

Quoique l'on ne puisse nous faire aucun reproche à cet égard, ayant tout remis dans le meilleur ordre entre les mains des p1.151 mandarins à Canton, & ayant tout fait emballer en leur présence, qu'il est mortifiant cependant, que des présents aussi distingués, composés de pièces aussi achevées (ainsi que leur description mise au supplément sous la lettre G, & le dessin le feront voir), ne soient plus présentables ! À la vérité notre mécanicien Petit-Pierre déclare qu'il est en état de les réparer ; mais voudra-t-on nous permettre un séjour assez long ici pour qu'il ait le temps qu'exige ce travail ? Enfin les circonstances nous conseilleront.

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