A. E. Van Braam houckgeest








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22 novembre.

En effet, les formalités furent remplies & je fis embarquer mes soixante-dix articles, composés de caisses, malles, armoires, paquets, &c. Le mandarin qui assistait au transport, ne fit ouvrir qu'une seule caisse pour vérifier si elle était conforme à la liste que j'avais jointe à ma demande au hou-pou & trouvant, dans cette visite, au surplus très peu rigide, que ma déclaration était exacte, le reste fut dépêché sans aucun examen, & l'on peut dire que cette faveur est de nature à être considérée comme extrêmement marquante à la Chine. Tout étant terminé, je fis exprimer toute ma reconnaissance à ce mandarin qui me fit répondre à son tour, que Sa Majesté Impériale, avait été si satisfaite de nous, qu'on était disposé à Canton à nous faire p2.350 éprouver les meilleurs procédés, & qu'il me souhaitait un heureux voyage.

25 novembre.

L'embarquement total fut achevé le 25, & après avoir reçu des agents des nations étrangères, un repas où ils daignèrent me marquer & leur considération pour moi & des regrets de mon départ, je reçus le grand chap du hou-pou, par lequel il m'était permis de m'embarquer à bord de mon navire le 28 dans l'après-midi.

3 décembre.

Ce ne fut que le 3 décembre que les dernières dispositions étant faites, nous quittâmes la rade de Vampou dans la matinée.

4 décembre.

Nous avons passé la Bouche du Tygre où une chaloupe américaine à un mât, nous a envoyé en passant son canot avec un officier à bord qui nous a remis des lettres pour Boston. Cette chaloupe, chargée de peaux de loutre, venait de la cote nord-ouest de l'Amérique.

6 décembre.

Le vent étant au sud, nous n'avons pu arriver qu'aujourd'hui le long de Macao & nous avons mis en mer à midi.

Nous avons pris notre dernière observation sur les Larrons, à quatre heures.

Je ne donnerai point ici un détail circonstancié de mon voyage, durant lequel j'ai eu occasion, par la route extraordinaire que je fis p2.351 tenir, pour des raisons solides, de dessiner les îles des Frères au sud-est des Paracelles & les îles Anambas dont j'ai un relevé très exact ; après cela des circonstances bien étranges m'ont obligé de faire le tour de l'île Banca pour passer le détroit de Billeton, ce qui m'a encore mis à même de relever toute la côte du nord de Banca, & de faire toute une nouvelle carte du détroit de Billeton ou Gaspard, d'après des observations réitérées. Je crois faire plaisir aux marins, en joignant tout cela à mon ouvrage. Je puis déclarer, en outre, que je n'ai trouvé durant ma route dans la mer de la Chine, en ligne droite des îles Frères aux Anambas, aucun danger ni bas-fonds ; mais j'ai seulement rencontré, dans cette route, à 10 lieues sud de la pointe est des Frères, un rocher ou petite île ressemblant beaucoup à Pulo-Sapatta, & que j'ai pris pour une des îles de John Catwybs.

J'ai traversé le détroit de la Sonde sans aucune rencontre & ne voyant point de bâtiments à l'île de Nord, auquel je pusse remettre des lettres pour Batavia, je poursuivis ma course sans m'y arrêter & je quittai le détroit le 29 décembre au soir, époque où je fis la dernière observation de la pointe ouest de Java.

*

1796. Février.

Notre voyage a été très fortuné. Le 4 février nous aperçûmes la terre africaine, proche de la baie du Moule. Le 6 nous nous trouvâmes à la vue de False-baie & le 7 à neuf heures du soir, nous jetâmes l'ancre dans la baie de la Table.

Contre mon attente, nous avons trouvé cette pointe de terre en la p2.352 possession des Anglais sous le commandement du major général Craigh, commandant les forces de terre & du chef d'escadre Blankett commandant de la marine.

Un officier de l'escadre vint à notre bord prendre des informations, ce qui me procura l'occasion d'aller à terre avec lui. Je surpris ainsi mon ancien ami le chef d'escadre Blankett, ainsi que les personnes de ma famille qui habitent ce lieu.

8 février.

Le commodore Blankett m'a introduit le lendemain chez le major général Craigh qui m'a fait un accueil très amical.

Ces deux chefs m'ont donné, durant mon séjour au cap de Bonne Espérance, des preuves d'amitié & d'une estime sincère, qu'il me sera toujours doux de reconnaître, & je ne puis m'empêcher de me croire obligé de rendre un hommage public à leur caractère noble & obligeant.

Après avoir terminé toutes mes affaires de la manière la plus satisfaisante au cap de Bonne-Espérance, je partis & me rendit à bord de mon navire le 20 février.

Le lendemain matin nous avons appareillé avec un vent favorable du sud-est pour les États-Unis d'Amérique.

Le vingt-troisième jour après notre départ nous avons passé la ligne équinoxiale au midi de laquelle, depuis le quatrième degré, nous avions eu continuellement des vents extraordinaires de l'ouest ; tandis qu'étant venus dans sa partie nord, nous avons eu jusqu'au douzième degré des p2.353 vents constants du nord, & même jusqu'au nord-nord-ouest. Là, le vent a passé à l'est, ce qui me fit courir au nord-ouest jusqu'au vingt-septième degré de latitude nord, & au soixante-sixième degré de longitude occidentale du méridien de Greenwich, d'où je fis gouverner au nord-ouest-quart-de-nord.

Après cela nous eûmes des vents variables qui régnaient assez généralement du nord, puis des calmes, de sorte que nous avons vu arriver petit à petit & sans aucune rencontre digne d'être citée, le 21 avril que nous eûmes le fond vers le soir. Le lendemain après midi, un pilote venant du vent, arriva à bord, & nous mouillâmes l'ancre dans la rivière de la Delaware à onze heures & demie du soir.

Le 23 au matin, nous avons remonté cette rivière avec un vent frais de nord-est & d'est-nord-est, qui nous a conduits le soir à dix heures, proche du fort Mifflin, pour prendre le certificat de santé qui nous était nécessaire pour pouvoir venir jusqu'à la ville de Philadelphie, où nous sommes arrivés le lendemain après midi, & où je trouve enfin le terme de mon voyage.

*

Peut-être quelques-uns de mes lecteurs trouveront-ils étonnant que je sois marin dans cette addition, mais l'étonnement diminuera en sachant que dès mon enfance j'ai eu du penchant pour la navigation dans laquelle je marchais sur les traces de trois de mes frères p2.354 dont deux sont devenus, par leur mérite, amiraux de la République des Provinces-Unies.

Je quittai cette profession après avoir subi mon examen de lieutenant de haut-bord pour prendre la qualité du subrécargue de la Compagnie des Indes Hollandaises à la Chine. Mes fréquents voyages dans ces pays lointains m'ont donné l'occasion continuelle d'exercer mes connaissances & de les augmenter au point de devenir capable de commander & de diriger un navire.

Rien n'est moins rare que l'association dans le même individu de talents qui semblent disparates, & leur culture finit toujours par procurer quelqu'utile application.

@

1 [c.a. : Dans les grandes choses, il suffit d'avoir voulu.]

1 On a cru utile, pour la satisfaction du lecteur, de répéter dans le voyage même, en nommant le lieu, le chiffre ou la lettre par lequel ce lieu est désigné sur la carte. Note de l'éditeur.

1 D'ici la route n'est plus la même que celle par laquelle l'ambassade était venue à Pe-king.

1 Ici l'ambassade rentre dans la route qu'elle avait prise pour aller à Pe-king.

1 [c.a. : malheureusement, le plan de Pékin annoncé dans l'ouvrage ne semble pas disponible sur le net. On pourra peut-être à défaut se reporter aux deux plans présentés dans l'ouvrage Pékin, d'Alphonse Favier, sachant que ni les légendes ni l'orthographe des noms ne correspondront.]

1 [c.a. : On ne peut se reporter aux indications ci-dessus, à partir du plan publié dans le second tome du voyage, après la page 218, qu'on donnera malgré tout ci-dessous.]

1 C'est la même où fut reçu le Lord Macartney, ambassadeur d'Angleterre, par le tsongg-tou & les autres mandarins principaux, à son retour de Pé-king. Note de l'éditeur.

1 Ces article sont détaillés dans une liste imprimée à la fin de cet ouvrage, sous la lettre F.

1 Ce dernier est fils du vice-amiral de la République Batave, & neveu de l'auteur. Note de l'éditeur.

2 Commissaire du roi & de la nation française à Macao, & fils de M. de Guignes, de l'Académie des Inscriptions & Belles-Lettres de Paris, interprète des langues orientales, très connu par plusieurs ouvrages sur la Chine. Note de l'éditeur.

3 Les chiffres ou lettres ainsi placés à la suite de certains noms de lieux, sont les mêmes que ceux qui désignent ces lieux sur la carte de la route tenue par l'ambassade durant son voyage. Note de l'éditeur.

1 Deux degrés huit neuvièmes au-dessous de glace, du thermomètre de Réaumur. Note de l'éditeur.

1 Quatre degrés quatre neuvièmes au-dessous de glace, du thermomètre de Réaumur. Note de l'éditeur.

1 Sept degrés un neuvième au-dessous de glace, du thermomètre de Réaumur. Note de l'éditeur.

1 Cette relation du voyage de l'ambassade hollandaise faite en 1655 & 1656 & écrite par Jean Nieuhof, maître d'hôtel des ambassadeurs hollandais, dont on a aussi publié des voyages dans d'autres parties du monde, a été imprimée en plusieurs langues & en différents formats.

On l'a trouve encore dans la collection de Thevenot & dans l'Histoire générale des voyages de l'Abbé Prévot, tome V, page 229, édition in-4°. Note de l'éditeur.

1 Ce prince a été déclaré empereur, le huit février 1796, par son père l'empereur Kien-long, qui s'est retiré du gouvernement.

1 Onze mille livres argent de France. Note de l'éditeur.

1 Environ trente-cinq pieds français. Note de l'éditeur.

1 L'ambassadeur hollandais, M. Titsing, a résidé longtemps au Japon, & s'est même occupé de recherches sur cet intéressant pays, dont il connaît la langue. Note de l'éditeur.

1 Un degré un tiers au-dessous de glace, du thermomètre de Réaumur. Note de l'éditeur.

2 Espèce de bâtiments légers construit pour la marche, & propres aux promenades. Note de l'éditeur.

1 20 degrés 8/9 de Réaumur. Note de l'éditeur.

1 Pour qu'elle remplisse encore mieux cette destination, M. Van Braam a placé cette brouette dans le muséum que le zèle de M. Peale l'a porté former à Philadelphie. M. Van Braam y a également déposê la charrue & le semoir de la Chine, un gom-gom et plusieurs autres objets intéressants. Note de l'éditeur.

1 Vingt-six degrés un tiers au-dessus de glace du thermomètre de Réaumur.

1 C'est une petite ville d'Allemagne au cercle de Westphalie, dans le duché de Clèves.

1 Il y en a actuellement quinze volumes de publiés. Note de l'éditeur.

1 [c. a. : en une douzaine de lignes, le même village est écrit Liong-thau, Liong-than, Leong-than. Liong-khau devient aussi Liong-khiau. On comprend la difficulté de choisir l'orthographe d'un nom simplement entendu, mais on ne comprend pas que cette orthographe, une fois choisie, ne soit pas maintenue par l'auteur ou l'éditeur.]

1 Vingt-huit degrés quatre neuvièmes du thermomètre de Réaumur. Note de l'éditeur.

1 1° Chinese Geschiedenis van den mandarin Ti-ching-uu en Jong-vrouw Shuy-ping-sin, &c.

2° History of the Chinese Ti-ching-uu & Shuy-ping-sin.

3° Histoire du mandarin Ti-ching-uu & de la jeune Chinoise Shuy-ping-sin.

[c.a. : Hao-kiou-choaan [Haoqiu zhuan], ou L'Union bien assortie.]

1 [c.a. : arbres ?]

1 Poisson très ressemblant au negro-fish ou black-fish des Anglais qui est la persègue ponctuée. Note de l'éditeur.

2 Espèce de turbot plat & blanc, ayant environ deux pieds de long. N. de l'éd.

3 Sorte d'éperlan très délicat. N. de l'éd.

1 Ces fontaines ont probablement été détruites par les troupes hollandaises à leur attaque de Macao en 1623.

1 À cent dix degrés, quarante-trois minutes du méridien de Paris. Note de l'éditeur.

1 Quatre-vingt dix-sept mille sept cent soixante & dix-sept livres quinze sols tournois. Note de l'éditeur.

2 Espèce de camelot, fabriqué à Leyde, très renommé & très recherché dans l'empire chinois & principalement à la cour.

1 Cette lettre, comme on l'a dit dans l'ouvrage tome premier page 265 était écrite en tartare, en chinois & en latin.

1 Les Hollandais ont joui de temps immémorial à la Chine, de la réputation de nation sincère. Aussi ne trouve-t-on dans les Annales chinoises aucune plainte contre eux depuis qu'ils ont commencé à commercer avec cet empire. On jugera encore mieux par le fait suivant, de la manière dont cette réputation est accréditée.

Les Chinois retirés à Batavia ayant formé, en 1740, une conspiration qui fut découverte & punie par la mort de plusieurs milliers d'entr'eux, on retint l'année suivante dans la rade de Tsu-tsau-than, les vaisseaux de la Compagnie hollandaise qui venaient à Canton, jusqu'à ce qu'on eût des ordres de la cour de Pe-king à leur égard.

Tous les agents des nations européennes alors à Canton, se réunirent pour inciter les Chinois, afin que les Hollandais fussent chassés de la Chine à cause des actes de cruauté qu'ils avaient exercés, disait-on, contre la nation, & que l'on aggravait au plus haut degré.

Le tsong-tou avait, sur la plainte des marchands & autres Chinois mêmes, envoyé son rapport à l'empereur, qui leur répondit : que les Hollandais s'étant, à sa connaissance, toujours comportés avec équité & obéissance dans ses États, il ne pouvait les croire injustes dans leurs procédés à Batavia contre des individus qu'il ne reconnaissait point pour ses sujets, mais qu'il regardait comme des scélérats réfugiés de leur propre patrie, & qui sûrement avaient mérité le châtiment qu'on leur avait fait subir. Qu'en conséquence on eût à recevoir les vaisseaux de la Compagnie hollandaise comme par le passé, & à traiter les subrécargues & les équipages avec amitié & civilité, en les laissant librement faire leur commerce comme auparavant. En effet cet ordre fut exécuté à la lettre, & les Hollandais ont toujours joui chez la nation chinoise, de la bonne opinion qu'ils lui ont inspirée.

1 C'est un titre que l'on donnait aussi à l'auteur. Note de l'éditeur.

1 C'est encore l'auteur qui est désigné ici. Note de l'éditeur.

1 Il faut dix condarins pour faire un mace. Et dix maces pour faire un taël. Ainsi le taël valant sept livres dix sous tournois, le mace vaut quinze sous tournois, & le condarin un sou & demi tournois. Note de l'éditeur.

2 Racine médicale de Perse.

3 C'est le glauque ou chien de mer bleu, que les Portugais appellent aussi Biche de mer. Ce poisson qu'on fait sécher plaît beaucoup aux Chinois.

1 Cette lettre n'est que copiée ici, l'original étant écrit en français. Note de l'éditeur.

1 Titre d'un emploi.

2 Rang dans le mandarinat.

3 Nom propre.

1 Le logement de Lord Macartney était dans le jardin du marchand Lopqua, séparé du couvent de cette pagode, par un simple mur où est une porte de communication qui servait de passage à cet ambassadeur. Note de l'éditeur.

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